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AMSTRAD PC 1512 : Le concurrent absolu (Science et Vie Micro)AMSTRAD PC 1512 - Le nouvel Amstrad : un compatible PC (Amstrad Magazine)PREMIER COUP D'OEUIL SUR LE PC 1512 (CPC Magazine)

Elle courait, elle courait, la rumeur. Depuis des mois, de spéculations hasardeuses en fuites d'informations invérifiées, le petit monde de la micro-informatique s'interrogeait sur le compatible IBM PC préparé dans le plus grand secret par Amstrad. Voici donc en exclusivité le banc d'essai du PC 1512, qui sera en boutique au début du mois de novembre. Evénement majeur de cette rentrée par son prix, par ses caractéristiques, par ses performances, l'Amstrad PC paraît bel et bien en mesure de « terroriser » l'ensemble du marché de la micro-informatique, familial ou professionnel. De 4 997 F HT avec un seul lecteur de disquettes et un moniteur monochrome jusqu'à 11890 F HT pour le modèle à disque dur de 20 Mo et moniteur couleur, les huit configurations proposées se posent en concurrents absolus non seulement pour l'ensemble des constructeurs de compatibles, y compris les modèles en provenance directe d'Asie du Sud-Est, mais également pour toutes les marques de micro-ordinateurs qui sont à vocation grand public.

CE N'EST PAS UNE RÉVOLUTION, SIR, c'est une révolte. Celle du vainqueur de la bataille de l'informatique grand public : Amstrad. Après avoir bâti un rapide et considérable succès en Europe avec, dans un premier temps, des machines familiales remarquablement complètes et peu chères, puis avec la gamme PCW dédiée au traitement de texte, la firme anglaise entend prouver avec son compatible IBM PC qu'elle n'a plus rien à apprendre pour devenir un grand de la micro-informatique, à l'égal d'un Commodore par exemple, présent sur tous les segments du marché. Seul obstacle : les Etats-Unis, qu'Amstrad n'a encore pu conquérir. Il en va tout autrement aujourd'hui. La gamme PC 1512, compatible avec l'IBM PC, dotée d'origine de nombreuses extensions habituellement en option chez ses concurrents, livrée avec deux systèmes d'exploitation (MS-DOS 3.2 de Microsoft et DOS Plus de Digital Research), le logiciel intégrateur GEM, un excellent Basic de Locomotive Software, et proposée à un prix beaucoup plus bas à configuration égale, paraît taillée sur mesure pour le marché américain. Les perspectives sont là-bas vertigineuses : la part de marché des compatibles dépasse depuis le début de l'année celle de l'IBM PC. Et à l'échelon mondial il faut désormais raisonner en termes de millions d'unités centrales vendues chaque année. Mais pour envisager quelque chance de succès outre-Alantique, où environ 200 marques de compatibles se disputent le gâteau, il faut proposer mieux, moins cher. Une préoccupation toujours au centre de la politique commerciale d'Amstrad, très fort pour négocier au plus bas prix. Ce qui est sinon nouveau, du moins amplement confirmé, est l'incontestable savoir-faire technologique de l'équipe d'Alan Sugar. Les caractéristiques du PC 1512 le prouvent.

Organisé autour d'un microprocesseur 8086, un vrai 16 bits plus rapide que le 8088 qui équipe l'IBM PC et la plupart des compatibles, le PC 1512 dispose en standard de 512 Ko de mémoire vive extensible à 640 Ko sur la carte-mère. Jusque-là, rien de bien étonnant. Ce qui l'est davantage, c'est de trouver en standard sur un compatible PC à bas prix des possibilités graphiques largement supérieures à celles de la carte couleur d'IBM : 640 x 200 avec 16 couleurs ou 16 teintes de gris sur un moniteur monochrome, une horloge-calendrier, une interface série (RS 232), une interface parallèle, un disque virtuel, une souris, et un connecteur pour manette de jeu ! Prix de l'ensemble dans la configuration la plus "pauvre (avec un seul lecteur et un moniteur monochrome) : 5 927 F TTC.

Faites vos comptes!

Pour bien mesurer la performance que cela représente, il suffit de comparer ce prix à celui d'une configuration semblable, en provenance de Taïwan ou des Etats-Unis, telle que l'on peut la construire soi-même en allant systématiquement au moins cher. Les achats commencent par une unité centrale à 4 990 F telle qu'on la trouve depuis quelques mois dans certains magasins. Elle est équipée de 256 Ko de mémoire, d'un lecteur de disquettes, d'une carte graphique type CQA (320 x 200 points en 4 couleurs), de cinq connecteurs d'extension dont l'un est occupé par le contrôleur du lecteur de disquettes, d'un clavier, mais est livrée sans moniteur. Pour approcher au plus près de la configuration Amstrad, il faut donc rajouter : un moniteur monochrome (1300 F), 256 Ko de mémoire vive (400 F), une carte graphique monochrome haute résolution avec interface parallèle (1000 F), une carte multi-fonctions avec horloge-calendrier, interface série et disque virtuel (1500 F), une souris avec sa carte (1000 F), et accessoirement, pour faire bon poids, une carte pour manette de jeu (400 F). Résultat des emplettes : 10 590 F, et plus un seul connecteur d'extension libre dans une machine pour le moins hétérogène ! Encore ne tient-on pas compte du surcoût imposé par l'achat des logiciels livrés avec l'Amstrad.


La carte du PC 1512 : une intégration très poussée, notamment avec les trois circuits « gate array » carrés.
C'est la clef d'un imbattable rapport qualité-prix.

Comparé à celui d'un matériel semblable chez IBM, le prix de l'Amstrad PC est bien sûr encore plus impressionnant. Le PC 1512 DD par exemple, avec deux lecteurs de disquettes et un moniteur couleur, coûte 9 713 F. Chez IBM, la configuration la plus proche est le PC-XT DD avec 512 Ko de mémoire. Equipé de deux lecteurs, de sorties série et parallèle et livré avec un moniteur couleur, il est vendu 32187 F...

Parvenir à resserrer à un tel degré les coûts de fabrication ne s'improvise naturellement pas. Chez Amstrad, cette réussite tient à deux facteurs : un art de la négociation commerciale que l'on imagine facilement assimilable à une guerre de tranchées, et surtout une réelle maîtrise technologique dans le domaine de l'intégration. Bien des choses s'expliquent en ouvrant le boîtier de l'unité centrale : il n'y a qu'une seule carte, de dimensions réduites, intégrant toutes les fonctions assurées habituellement par plusieurs cartes sur l'IBM PC (photo ci-dessus). Malgré sa petite taille, elle se paie d'ailleurs le luxe de posséder des connecteurs vides : l'un, accolé au 8086 est destiné à recevoir, sur option, le coprocesseur mathématique 8087 ; les autres, dans le bloc mémoire vive, permettent de porter celle-ci à 640 Ko, sans avoir à occuper un connecteur d'extension. Par ailleurs, on retrouve des composants classiques, encore que leur présence sur la carte centrale ne le soit pas toujours : le contrôleur de disquettes D765, le timer 8253, le contrôleur d'interruptions 8259, l'horloge temps réel HD 146818, le contrôleur DMA 8237 (Direct Memory Access), et le contrôleur de l'interface série 8250. Mais l'essentiel est ailleurs, qui fait la grande qualité d'intégration du PC 1512 : il s'agit des trois gros circuits carrés « gâte array » (circuits logiques « programmés »)- qui intègrent de nombreux composants : processeur vidéo (en émulation d'un MC 6845), mémoire vidéo de 64 Ko, gestion des entrées-sorties (en émulation

Intelligemment conçu, le boîtier de l'unité centrale est très compact, l'alimentation étant intégrée au moniteur, comme c'est la tradition chez Amstrad. Conséquence : une seule prise de courant suffit pour l'ensemble du système, et l'arrière de l'ordinateur reste dégagé. Une trappe à l'arrière donne accès aux connecteurs d'extension, placés transversalement, et évite ainsi d'avoir à démonter complètement le capot pour adapter des cartes supplémentaires. Ce même capot forme en son centre une ? cuvette », destinée à recevoir le socle du moniteur. Sur la face arrière se trouvent les deux interfaces série et parallèle, et sur le côté droit les connecteurs pour la souris et le clavier, ainsi qu'un bouton de réglage de volume du petit haut-parleur intégré. La mise en route se fait au dos du moniteur. Le clavier, de bonne qualité, reprend grosso-modo la disposition de l'ancien clavier IBM, avec les dix touches de fonction sur le côté gauche, à quelques améliorations près : certaines touches sont mieux disposées, notamment la touche SHIFT gauche qui a été dégagée des touches CONTROL et ALT, et deux ont été rajoutées : une touche d'effacement vers la droite, et un deuxième ENTER, sur le pavé numérique.

Le PC 1512 sera donc proposé en huit configurations possibles. Un seul lecteur de disquettes pour le SD, deux lecteurs pour le DD, un lecteur et un disque dur de 10 Mo pour le HD 10, un lecteur et un disque dur de 20 Mo pour le HD 20. Pour chacune de ces solutions, le choix est donné entre un moniteur monochrome et un moniteur couleur, la différence de prix entre les deux étant de l'ordre de 2 000 F. Les moniteurs sont d'ailleurs une bonne surprise de la part d'Amstrad, qui n'avait jusque-là jamais brillé par la qualité de ses écrans. Monochrome et couleur sont tous deux d'excellente qualité, largement supérieur en tout cas aux modèles proposés par IBM. Les lecteurs de disquettes sont des double face, double densité de 360 Ko formatés. Demi-hauteur, ils ont été placés côte à côte dans l'unité centrale. On peut regretter qu'Amstrad n'ait pas préféré superposer ces lecteurs, ce qui aurait surélevé l'unité centrale, mais aurait permis l'adjonction du disque dur sans condamner le second lecteur de disquettes... C'est d'ailleurs ce qu'a fait IBM pour les derniers modèles du PC-XT. Remarquons cependant que pour la première fois dans l'histoire de la micro-informatique, une machine avec disque dur est proposée à 10 000 F TTC (10 425 F pour être tout à fait précis, pour le PC 1512 HD 10 avec moniteur monochrome).


Les quatre piles qui alimentent l'horloge permanente et la mémoire vive non effaçable,
se logent sur le capot de l'unité centrale, sous le moniteur.
Sur le côté droit de la machine, les connecteurs de souris et de clavier.

Conservant une bonne habitude dont devraient s'inspirer tous ceux qui lancent un ordinateur comme un papier gras dans une corbeille, Amstrad livre avec la machine quatre disquettes, qui contiennent les programmes, déjà intégralement francisés : les deux systèmes d'exploitation, QEM, QEM Paint, et le Basic.

L'idée de proposer deux systèmes d'exploitation en standard avec la machine peut paraître surprenante. Surtout quand il s'agit d'un compatible PC, historiquement lié au système d'exploitation MS-DOS. A y regarder de plus près pourtant, l'explication est on ne peut plus logique. Le choix initial d'Amstrad de se porter sur le DOS Plus 1.2 de Digital Research, a deux raisons principales, en dehors des relations privilégiées qui peuvent exister entre les deux sociétés depuis l'adoption du système d'exploitation CP/M Plus pour les modèles CPC et PCW. La première raison, c'est d'assurer à l'Amstrad PC un ensemble système d'exploitation-logiciel intégrateur « sur mesure », capable d'assurer une certaine compatibilité avec MS-DOS et avec CP/M86, la version de CP/M destinée aux compatibles PC. Avec DOS Plus et QEM, le maximum d'ouverture est conservé, tout en donnant une spécificité attirante à la machine. La deuxième raison découle de la première. Amstrad s'assure par là une certaine « protection » sur des logiciels qui seront destinés exclusivement au PC 1512. La politique commerciale de la maison l'exige, le mot d'ordre étant : pas de logiciels à plus de 1000 F. C'est ainsi qu'apparaîtront prochainement des versions Amstrad de Reflex, Wordstar ou Supercalc 3 à environ 800 F, une version de Sidekick à 350 F, etc. Les grands éditeurs auront ainsi la garantie que leurs produits Amstrad ne voyageront pas vers d'autres marques, pour lesquelles les mêmes logiciels demeureront plus chers ! C'est d'ailleurs le cas de Digital Research, puisque QEM sous MS-DOS continue d'être normalement vendu. Qui dit bas prix dit grand public : le jeu n'est donc pas oublié, et des accords ont été signés entre Amsoft, la division logiciels d'Amstrad, et plusieurs éditeurs dont Epyx. Sont d'ores et déjà prévus Wintergame, un jeu d'échecs, un simulateur de vol, etc.


Un seul câble secteur, l'alimentation se
trouvant dans le moniteur. En bas à droite, les
deux interfaces classiques fournies en
standard : série et parallèle.

La compatibilité à l'épreuve

Quant à MS-DOS, si la décision de le livrer avec la machine a été prise sur le tard, il était absolument nécessaire pour assurer le maximum de crédibilité d'Amstrad, notamment sur le marché professionnel américain où l'on prie saint Microsoft chaque jour. Il ne s'agit d'ailleurs pas de n'importe quelle version du système d'exploitation le plus célèbre du monde : MS-DOS 3.2 qui est livré avec l'Amstrad PC est la toute dernière version, encore inédite en France. Améliorée par le rajout de fonctions supplémentaires par rapport à 3.1, MS-DOS 3.2 est en fait destiné au Convertible, le portatif d'IBM non encore commercialisé en France. Le système d'exploitation, c'est sa grande nouveauté, est capable de prendre en compte trois lecteurs de disquettes, indifféremment 5 pouces 1/4 ou 3 pouces 1/2. Le retrouver sur le compatible PC le moins cher du marché ne manque donc pas de sel, et en dit long sur le souci de Microsoft de ne laisser passer aucune opportunité ! Ici, MS-DOS 3.2 sera donc réservé en priorité à tous ceux qui utiliseront un Amstrad PC de manière ? lourde », avec les traditionnels logiciels professionnels de la famille compatible PC.

Le problème de la compatibilité de l'Amstrad avec l'IBM PC doit d'ailleurs être posé. Comme pour n'importe quel ? clone », une compatibilité à cent pour cent ne saurait être assurée, personne ne la revendiquant d'ailleurs. Le BIOS (routines systèmes implantées en mémoire morte, baptisées Résident Opera-ting System sur l'Amstrad) ne peut être rigoureusement identique à celui de l'IBM PC, pour des raisons évidentes de droits. C'est là le degré zéro des problèmes de compatibilité qui peuvent se poser. Sur le PC 1512, plusieurs autres facteurs peuvent entrer en ligne de compte. Celui du système d'exploitation DOS Plus en est un mineur. Bien qu'annoncé comme généralement compatible avec MS-DOS, certains logiciels ne tournent pas : le QW Basic par exemple. Plus importants sont les problèmes liés à la gestion d'écran de l'Amstrad. Comme on l'a vu, les performances sont remarquables, mais ne correspondent pas à un standard graphique reconnu. Supérieur à la carte couleur IBM, le processeur vidéo possède certains modes de la carte EGA (Enhan-ced Graphics Adapter), mais, n'est pas reconnu comme tel. Pour certains logiciels qui nécessitent la carte EGA, comme Drawing Assistant distribué par IBM, aucun des modes ne fonctionne, même en résolution type 640 x 200 points en 16 couleurs. Ce sont cependant des cas limites, du moins pour l'instant, et les plus célèbres des logiciels IBM PC fonctionnent sans problème : Lotus 1-2-3, Sidekick, dBase III, et bien sûr, Flight Simulator... Comme pour tous les compatibles, notamment ceux qui se distinguent par des améliorations propres (Commodore PC, Olivetti M 24, etc.), ce n'est qu'au coup par coup que l'on peut véritablement juger de la compatibilité réelle. Amstrad envisage cependant de communiquer une liste de produits vérifiés sur le PC 1512.
 
Le standard de performances
DANS LE PELOTON DE TÊTE DES COMPATIBLES

LE STANDARD DE PERFORMANCES SVM mesure la vitesse à laquelle un ordinateur effectue une série d'opérations caractéristiques. Les cinq premières mesures jugent la vitesse de calcul, les cinq suivantes testent la manipulation et l'affichage de données non numériques, et les cinq dernières les opérations sur fichiers, en séquentiel et en accès direct, sur le lecteur de disquettes 5 pouces 1/4 intégré, nous n'avons pu tester les vitesses de travail avec un disque dur, celui-ci n'étant pas encore disponible au moment du banc d'essai.
Quand il s'agit de compatibles IBM PC, toutes les opérations sont effectuées dans un premier temps sous MS-DOS avec le GW Basic, puis éventuellement, comme c'est le cas ici avec le Basic fourni. On trouvera dans le tableau ci-contre les notes de base du PC-AT, celles de l'IBM PC-XT, celles du PC 1512 avec le DOS 3.1 et le GW Basic, et celles du PC 1512 avec DOS Plus et le Locomotive Basic.

Le test GW Basic a dû être effectué avec le système d'exploitation 3.1, pour la simple raison que MS-DOS 3.2 livré avec la machine semble avoir une incompatibilité d'humeur avec le Basic en question : l'horloge interne n'offre plus aucune fiabilité. Avec une note moyenne de 85 %, le PC 1512 se situe d'emblée parmi les meilleurs compatibles avec l'IBM PC testés à ce jour. Il bat largement l'Olivetti M24 (66 %), une machine également construite autour d'un 8086 à 8 MHz, mais pas le M24S (95 %), dont la fréquence d'horloge est poussée à 10 MHz. C'est sur le calcul en double précision que le PC 1512 enregistre le meilleur score (170 %). Seule faiblesse relative : récriture et la lecture en accès direct, avec des temps semblables à ceux du PC-XT. Il est de toute façon difficile d'améliorer notablement la mécanique des lecteurs de disquettes.

Avec le Locomotive Basic sous DOS Plus, les résultats deviennent extraordinaires, du moins sur les calculs et les manipulations de données non numériques. 492 % pour les calculs en double précision est la plus haute note jamais obtenue au standard de performances SVM. Locomotive Software confirme qu'il porte bien son nom, étant également responsable de l'un des Basic les plus rapides sur micro-ordinateurs 8 bits : celui des Amstrad CPC. La chute n'en est que plus ébouriffante pour l'affichage de texte et de graphisme. Mais l'explication est simple : le Locomotive Basic est sous le logiciel intégrateur GEM, et dans des opérations d'affichage, l'ordinateur perd un temps fou avec la gestion d'écran, les fenêtres, les interruptions de la souris, etc.

La note moyenne est très élevée, mais ne tient pas compte des opérations sur fichier en accès direct qui n'ont pas pu être effectuées au moment du test.

Changement de décor

Par rapport à un compatible lambda, le problème ne se pose d'ailleurs pas tout à fait dans les mêmes termes, à cause de la décision d'Amstrad de susciter une gamme de logiciels spécifiques. Et GEM semble bien devoir être le maillon fort de la chaîne. Il s'agit ici de la nouvelle version de l'intégrateur de Digital Research, différente donc de celle de l'Atari ST. Toujours bâti sur le trio fenêtre-menus déroulants-icônes, sa ressemblance avec l'interface graphique du Macintosh a été estompée. Autant dire que les modifications sont plutôt d'un ordre esthétique et ne touchent qu'à l'aspect du bureau GEM... La poubelle a disparu et les icônes de disquettes, au même titre que celles de fichiers s'inscrivent dans une des deux fenêtres du bureau. Chaque fenêtre traduit d'ailleurs le contenu d'une disquette, par enchaînement catalogue, sous-catalogue, sous-sous-catalogue, la gestion de fichiers étant hiérarchisée (c'est-à-dire qu'un dossier peut être composé de sous-dossiers eux mêmes composés de sous-sous-dossiers, etc.). Avec GEM est livré GEM Paint, le logiciel de dessin de Digital Research, qui trouve dans le mode d'affichage de l'Amstrad PC de nouvelles ressources. Les résultats obtenus sur un moniteur monochrome, avec 16 niveaux de gris, sont étonnants. La couleur est bien entendu possible sur un moniteur couleur.

Premier produit purement Amstrad PC, le Locomotive Basic fourni avec la machine est une excellente et très rapide implantation du langage. Créé par Locomotive Software, à qui Amstrad doit notamment le Basic de la gamme CPC et Locoscript, le traitement de texte de la série PCW, le Locomotive Basic du PC utilise intelligemment les fonctionnalités de GEM, auquel il a pleinement accès. Basic sans numérotation de ligne, structuré, il est doté de quantités d'options intéressantes telles que l'affichage de plusieurs polices de caractères, en plusieurs corps, et dans n'importe quel sens sur l'écran. Seule la définition de procédures, initialement prévue, manque à l'appel. Et puis il va vite, très vite (voir le standard de performances).

Enfin, sur les disquettes fournies ont été rajoutés deux programmes utilitaires. Le premier, poétiquement baptisé RPED, est un petit
 
Caractéristiques

Microprocesseur : Intel 8086, fréquence d'horloge 8 MHz

Système d'exploitation : MS-DOS 3.2 et DOS Plus (fournis)

Mémoire : Vive : 512 Ko extensibles à 640 Ko. Morte: 16 Ko
Mémoire de masse : PC 1512 SD : un lecteur de disquettes 5 pouces 1/4 double face, double densité de 560 Ko ; PC 1512 DD : deux lecteurs de disquettes ; PC 1512 HD 10 : un lecteur de disquettes et un disque dur de 10 Mo ; PC 1512 HD 20 : un lecteur de disquettes et un disque dur de 20 Mo.

Affichage : sur moniteur monochrome ou couleur. Texte : 25 lignes de 80 caractères. Graphisme (résolution type) : 640 x 200 avec 16 couleurs (ou 16 teintes de gris sur écran monochrome).

Clavier : AZERTY de 85 touches dont 10 de fonctions.

Interfaces : 5 connecteurs internes d'extension (deux de libre sur les PC 1512 HD 10 et HD 20, connecteur série, connecteur parallèle, connecteur pour la souris, connecteur pour une manette de jeu. Périphénques : souris (fournie), imprimante matricielle DMP3000 (2 490 F).

Logiciels : GEM Desktop et GEM Paint, Locomotive Basic (fournis), et la bibliothèque de logiciels IBM PC et compatibles (sous réserve d'"accidents" de compatibilité).

Alimentation : intégrée au moniteur.

Distributeur : Amstrad France.

Prix (hors taxes) :
PC 1512 SD avec moniteur monochrome : 4 997 F HT, avec moniteur couleur : 6 890 F HT.
PC 1512 DD avec moniteur monochrome : 6 290 F, avec moniteur couleur : 8190 F.
PC 1512 HD 10 avec moniteur monochrome : 8 790 F HT, avec moniteur couleur : 10 690 F HT.
PC 1512 HD 20 avec moniteur monochrome : 9 990 F, avec moniteur couleur : 11890 F.

MATERIEL TESTÉ:
Machines de série PC 1512 SD et PC 1512 DD, avec moniteurs monochrome et couleur.
Clavier AZERTY.
Documentation fournie.

SCIENCE & VIE MICRO n° 31 (SEPTEMBRE 1986)

★ ANNÉE: 1986
★ ÉDITEUR/DEVELOPPEUR: Amstrad Consumer Electronics

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QUE DIT LA LOI FRANÇAISE:

L'alinéa 8 de l'article L122-5 du Code de la propriété intellectuelle explique que « Lorsque l'œuvre a été divulguée, l'auteur ne peut interdire la reproduction d'une œuvre et sa représentation effectuées à des fins de conservation ou destinées à préserver les conditions de sa consultation à des fins de recherche ou détudes privées par des particuliers, dans les locaux de l'établissement et sur des terminaux dédiés par des bibliothèques accessibles au public, par des musées ou par des services d'archives, sous réserve que ceux-ci ne recherchent aucun avantage économique ou commercial ». Pas de problème donc pour nous!

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L'Amstrad CPC est une machine 8 bits à base d'un Z80 à 4MHz. Le premier de la gamme fut le CPC 464 en 1984, équipé d'un lecteur de cassettes intégré il se plaçait en concurrent  du Commodore C64 beaucoup plus compliqué à utiliser et plus cher. Ce fut un réel succès et sorti cette même années le CPC 664 équipé d'un lecteur de disquettes trois pouces intégré. Sa vie fut de courte durée puisqu'en 1985 il fut remplacé par le CPC 6128 qui était plus compact, plus soigné et surtout qui avait 128Ko de RAM au lieu de 64Ko.