GAMESEDITEURS ★ Qu'est ce qui fait marcher FIL ? ★

Fil - Qu Est Ce Qui Fait Marcher Fil|Tilt)FIL Réoganise la Distribution du Logicel Familial|Science et Vie Micro)COMPAGNIE D'EDITION - FIL (FRANCE IMAGE LOGICIEL)Genre Film

La réussite, cela ne s'invente pas. Mais cela ne tombe pas non plus du ciel. FIL après une année d'existence s'affiche comme la première société de soft française en chiffre d'affaires, mais elle n'est pas née du jour au lendemain à l'initiative d'une poignée de créateurs partis de rien.
Nous avons voulu cerner les raisons de ce succès.

Premier atout : Thomson et Answare

FIL est née en 1985 des cendres d'Answare, qui abandonnait l'édition, et a hérité de son savoir-faire, de cinq membres de l'équipe et de plusieurs produits plus ou moins aboutis. Studio, le logiciel d'animation, a été conçu en grande partie par Answare. Derrière le capital impressionnant de dix millions de francs se cache la CAMIF, Thomson-Answare et Thomson-SIM IV. François Robineau, P.-D.G. de la société explique les relations qui existent entre FIL et Thomson : « Nous avons î'auantoge d'avoir un constructeur dons notre environnement et donc d'avoir accès à la technologie avant tout le monde. Il n'y a pas d'éditeurs forts sans constructeurs. Microsoft ne serait rien sans IBM, ni Electronics Arts sans Commodore. Les éditeurs américains ont réussi parce qu'ils ont été aidés par les constructeurs pour sortir en même temps le matériel et les logiciels. Mais nous n'avons pas d'obligations de production sur Thomson si ce n'est qu'il constitue un tiers du marché. Et si les ventes de Thomson s'arrêtaient nous stopperions aussi la production. En tant qu'actionnaire, Thomson a tout intérêt à ce que nous marchions. En retour, la stratégie de Thomson nous intéresse, comme tous les éditeurs français. Nous suiuons de très près ses projets sur le. vidéodisque. En ce moment Thomson s'interrnationalise en choisissant MS/DOS , le système d'exploitation des IBM PC. Cela offrira l'opportunité d'exporter. Nous sommes en train de placer sous licence un de nos tableurs vers les les Etats-Unis. »

Second atout : l'équipement

FIL a voulu dès le départ se doter d'un matériel professionnel. Les programmeurs travaillent sur un VAX 780 A et des émulateurs Tectronic, la grosse artillerie en matière d'ordinateurs, lis se rapprochent en ce sens des éditeurs anglais qui ont depuis longtemps abandonné le développement direct sur la machine «cible», tels que les Thomson ou le Commodore 64, pour travailler sur ces outils plus fiables et plus performants. Le Vax intervient surtout au niveau du «débuggage» qui reste le problème majeur en programmation. La machine leur permet d'arrêter ie processeur à tout moment, de désassernbler la case mémoire voulue, bref de prendra le contrôle total de la machine.

 

F. Robineau, la tête pensante de FIL.

 


Un des vingt ingénieurs du développement

Troisième atout : les produits et la distribution

Les logiciels FIL n'ont pas tous été, loin s'en faut, des réussite-- exemplairs. N est difficile de définir l'image de marque de la société... D'abord estampillé du sceau, souvent peu flatteur mais rémunérateur de l'éducatif, FIL a gagné ses galons dans le professionnel pour prendre le train des jeux en marche. En effet, un an auparavant, François Robineau se voulait uniquement le défenseur du jeu intellïgent» : Scrabble, échecs... Depuis, la socété s'est lancée dans l'adaptation sur Thomson de hits anglais tels que Green beret que l'on peut difficilement qualifier d'intellectuel. Une cellule jeu — cinq personnes face aux vingt ingénieurs qui planchent sur les systèmes experts de comptabilité et autres réjouissances — vient d'être créée sous la pression de joueurs fanatiques. La société continue néanmoins à faire appel à des auteurs et des sociétés extérieurs et pense créer une unité de production indépendante par la suite. Leur premier produit est une compilation de réussites sur Atari ST.

D'autre part, FIL distribue en exclusivité Edimicro, Ere Informatique, Free Game Blot et diffuse en Italie une bonne partie de leur catalogue, jeux et production. « Si nous avions un certain capital au départ, nous avons aussi eu un certain culot. Dès la fin de l'année nous auions constitué une force de vente performante », explique François Robineau.

FIL mécène

Fort de son succès, FIL s'offre le luxe d'aider certaines sociétés en France et par l'intermédiaire de la fondation « Micropresse / FIL » de soutenir la création. Pour François Robineau cela fait partie de leur rôle de ne pas laisser les sociétés qui comptent dans le paysage national, déposer leur bilan : « Si la créativité n'est pas notre qualité première, en revanche le rôle d'un éditeur est d'être le médiateur entre les créateurs et le public . Si on intégrait un créateur au bout de deux ans, il ne produirait plus ces pustules d'erreurs qui jont qu'un produit est inventif. Nous favorisons la d'une autre façon ».

N.M. , TILT n°39 FEV 87 

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L'Amstrad CPC est une machine 8 bits à base d'un Z80 à 4MHz. Le premier de la gamme fut le CPC 464 en 1984, équipé d'un lecteur de cassettes intégré il se plaçait en concurrent  du Commodore C64 beaucoup plus compliqué à utiliser et plus cher. Ce fut un réel succès et sorti cette même années le CPC 664 équipé d'un lecteur de disquettes trois pouces intégré. Sa vie fut de courte durée puisqu'en 1985 il fut remplacé par le CPC 6128 qui était plus compact, plus soigné et surtout qui avait 128Ko de RAM au lieu de 64Ko.