GAMESEDITEURS ★ INTERVIEW - SRAM TEAM ★

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Ils ont travaillé à trois pour créer Sram 1, puis Sram 2, jeux d'aventure publiés par Ere Informatique. Serge Hauduc, le père. Ludovic Hauduc, le fils, et Jacques Hemonic sont venus de Rouen pour nous rencontrer.

—  Tout a commencée comme un conte de fée?
—   On a décidé de contacter les éditeurs dès que Sram a été terminé. Premier coup de fil : Ere Informatique. On est parti dans l'idée de leur faire une présentatin et on a signé le contrat l'après-midi même.

—   Ere vous a demandé de modifier beaucoup de choses ?
—   Peu : mettre l'accentuation, modifier la saisie au clavier, constituer un vocabulaire allemand et anglais, et intégrer la dimension temporelle. Ils ont fait moins de suggestions pour Sram 2. Nous n'avons composé ni la musique ni la page de présentation.

—  Vous aviez déjà publié des Jeux?
Ludovic : — J'ai fait Ludessin, programme de graphismes sur l'Amstrad, qui a été édité il y a deux ans par une boutique de Rouen.
J'avais quinze ans

—   Combien de temps avez-vous travaillé sur Sram?
—   Neuf mois pour Sram I, trois mois pour Sram 2. Il faut d'abord mettre au point le cahier des charges : à quoi bon sortir un jeu qui ressemble aux autres, qui ne soit pas meilleur? On a Fait des repérages, dans un château de l'Est pour Sram 2, puis un plan des trajets.

Les écrans ont été saisis au joystick, c'est long. Le compactage (en Assembleur) de Sram 1 générait des images de 3 kilo-octet de mémoire, avec cinquante images, la disquette est bourrée à craquer. Celles de Sram 2 occupent une place variable pouvant descendre à 512 octets seulment , et avec soixante-quinze images nous avions encore de la place pour en ajouter une vingtaine. On se voyait les week-ends pour développer , plus souvent au moment d'envoyer le master. Les vacances sont tombées au bon moment. Les derniers jours ont été fébriles : ça ne tournait pas sur le 464 !  Il y a une répartition des rôles : Ludovic met au point les instruments ; graphismes, gestions de lutins ; Serge propose des croquis d'écrans et les scénarios ( il a insisté pour que l'histoire reste suffisamment simple ). Jacques s'occupe de la stratégie, de l'organigramme et de la mise au point du déroulement du jeu. Mais rien ne se fait sans que tout le monde soit d'accord. Et quand l'un est découragé, les autres lui remontent le moral.

—  Le père et le fils dans la même équipe, c'est rare.
—  Ça nous rapproche. Seule ma femme proteste quand notre projet envahit trop les conversations, remorque Serge.

—  Comment avez-vous commencé à programmer ?
Ludovic : — Papa m'a lancé en m'achetant le ZX 81. Jacques est venu à la maison et m'a fait voir des trucs, car j'étais un peu perdu, ensuite j'ai eu un Electron de BBC, sans jeux. Jacques avait acheté son ZX en kjt, puis un New Brain, un Apple II sur lequel il a beaucoup joué et enfin un Amstrad pour développer, quand il s'est rendu compte qu'il pouvait éditer des programmes.

— Avez-vous des activités professionnelles liées à la programmation ?
— Jacques et Serge : nous travaillons dans la même boite de télé-informatique où nous avons commencé à programmer au travail, après avoir pratiqué l'informatique comme loisir.

—  Les Sram vous rapportent beaucoup d'argent ?
—  Il faudrait en sortir plusieurs par mois  pour en vivre ! Nous touchons un pourcentage  du  prix de revient. Cela a permis d'amortir e matériel et d'investir dans des langages et dans d'autre matériel ...

On travaille pour le plaisir de voir nos sur les présentoirs. Faire un jeux donne un objectif à la programmation.

Quant à leurs projets, ils en ont plusieurs gardés comme des secrets d'Etat. Ils réfléchissent sur les possibilités des CD/ROM, peaufinent un analyseur de syntaxe sophistiqué, se perfectionnent en Pascal et apprécient les machines dont la mémoire est importante.
En attendant, Sram 1 sort sur compatibles IBM-PC en avril et Sram II en mai.

D.S. , Tilt  43

CPCrulez[Content Management System] v8.75-desktop/c
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L'Amstrad CPC est une machine 8 bits à base d'un Z80 à 4MHz. Le premier de la gamme fut le CPC 464 en 1984, équipé d'un lecteur de cassettes intégré il se plaçait en concurrent  du Commodore C64 beaucoup plus compliqué à utiliser et plus cher. Ce fut un réel succès et sorti cette même années le CPC 664 équipé d'un lecteur de disquettes trois pouces intégré. Sa vie fut de courte durée puisqu'en 1985 il fut remplacé par le CPC 6128 qui était plus compact, plus soigné et surtout qui avait 128Ko de RAM au lieu de 64Ko.