GAMESAUTEURS DE JEUX ★ Rémi HERBULOT - ERE Informatique - Exxos ★

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Je suis sûr que Rémi Herbulot est un chouette mec. Non, non, pas le brave niquedouille bouseux, le plouc innocent et simplet. La porte en lace. Plutôt un Christophe Lambert un peu doux-dingue, un gentil ermite, un savant fou siphoné au sirop de Soupiine fraîcheur d'avril. Il parle sans s'en faire, en comptant ses décibels. Pas un mot plus haut que l'autre, l'encéphalo syntaxique en vitesse économique. Coup d'essai avec le flipper Macadam Bumper sur Oric. Jolie mise en jambe, Her-bulotlaittitt(ranecdoteveutd'ailleurs que la pin-up sur l'écran se soit fait rajusterlajupette pour l'export japonais et assagir le bustier pour les USA... Cachez ce canal mamaire que je ne saurais voir). Il décroche la timbale avec Crafton et Xunk sur Amstrad, tombe dans la mode des suites (Grobil, le retour du fils de Grobil...) et reçoit son premier retour de manivelle avec l'Ange de Cristal, qui s'écrase à coté de la plaque des hits-parade. Dommage, c'était là que son humour nazebro-que de grand   duduche s'était le mieux exprimé. «Le principe du jeu à mon avis est trop dur à aborder... Maintenant les gens qui achètent des jeux, c'est un plus grand public. Il y a deux trois ans, il y avait peu de jeux sur le marché, tu acceptais bien de passer deux heures à essayer de pénétrer l'esprit du jeu...«.Lesuccés, cette petite chose fragile et chétive. Savoir anticiper, devancer le public, le pifomètre, quoi: «Le jeu le plus dur à faire, c'est le second... Des fois on a juste la bonne idée qui tombe bien au bon moment, là dedans il y a un peu un facteur chance, en tenant compte des délais de réalisation d'un jeu». Herbulol sait qu'un micro chez soi ne sert qu'à une chose: jouer. Il en a fait son job, logique non?. Le boulot est beaucoup plus intégré à ta vie...


Rémi HERBULOT - ERE Informatique - Exxos

Moi j'y pense tout le temps... Ce qu'il faut, c'est quand même pouvoir faire quelque chose à côté, sinon ça peut te bouffer complètement-. Il crèche en Normandie, comme retiré des affres des bruyantes mondanités parisiennes: «Je ne déteste pas être à l'écart de Paris. Pour travailler, j'ai besoin de vachement de concentration, j'aime bien être au calme. C'est pour ca que je travaille beaucoup la nuit. Danger, création, do not disturb. «J'ose espérer quand même que je suis plus qu'un programmeur... Il n'y aurait que la partie programmation à faire, ca m'intéresserait moins que ce que je fais actuellement». «Je commence à programmer alors que certains mettent tout sur papier avant...Les idées viennent en programmant aussi, c'est pour ça que je tiens à ce que ce soit la même personne qui programme et qui conçoive le jeu». On ne crée pas sur son petit nuage, ou l'interaction entre le média final et l'imagination pure. Hendrix aurait-il composé pareil s'il avait joué de l'hélicon? Carnet rose du petit dernier Purple Saturn Day est encore tout chaud. Après Captain Bbod, c'est Didier Bouchon qui s'est dégourdi la souris sur les graphiques avant d'entamer quelque chose de plus consistant...
 
 

C'est style, personnel, fin, mais ses couleurs évoquent définitivement trop un PC cuvée CGA. A dose homéopathique seulement (fin de la parenthèse critique d'art). En bon perfectionniste, Rémi a traqué le cycle machine en rab. Le génie créatif à parfois  des hoquets mais la réalisation de Purple ne fait pas un pli. Nickel. «Il y a quatre ans, on pouvait faire un jeu entièrement tout seul. Maintenant on se spécialise un peu plus là où on est le meilleur... C'est ça aussi qui est intéressant avec la micro, ma façon de faire Purple n'a rien à voir avec la façon dont j'ai fait Macadam Bumper». Avec mamanie de tout tripoter, on finit par m'expliquer que si la table est munie d'un trou à son coin supérieur droit, c'est pour laisser passer les fils électriques. Jusqu'où le génie français ira t'il? (Un rien suffit à l'amuser celui-là). Herbulot rattrape la balle au vol et réplique en passing-shot «Pour l'informatique, je crois qu'il faut être un peu gamin...De toutes facon sen informatique, tu ne peux pas être blasé... Même si tu t'y mets vraiment à fond, tu ne pourras jamais dire à un moment: j'arrête, je connais tout». Trente deux balais et la frénésie d'un lardon devant son train électrique, c'est beau la vie. «Si tu fais un simple programme Basic de multiplication, un petit truc vraiment tout con, à mon avis tu as quasiment le même plaisir que si tu fais un jeu hyper chiadé». La programmation, ou le plaisir pour tous... Il s'envolera pour Las Vegas. Moi, hélas, je m'en retournai vers la porte d'Ivry, plus vieux de deux heures. On the road again, comme le monde est petit. So long! Buddy!

François Coulon , JOYSTICK HEBDO

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L'Amstrad CPC est une machine 8 bits à base d'un Z80 à 4MHz. Le premier de la gamme fut le CPC 464 en 1984, équipé d'un lecteur de cassettes intégré il se plaçait en concurrent  du Commodore C64 beaucoup plus compliqué à utiliser et plus cher. Ce fut un réel succès et sorti cette même années le CPC 664 équipé d'un lecteur de disquettes trois pouces intégré. Sa vie fut de courte durée puisqu'en 1985 il fut remplacé par le CPC 6128 qui était plus compact, plus soigné et surtout qui avait 128Ko de RAM au lieu de 64Ko.