GAMESAUTEURS DE JEUX ★ INTERVIEW DU MOIS AMSTRAD CENT POUR CENT - HUBERT SZYMZACK (TITUS) ★

Hubert Szymzak - Titus|Amstrad Cent Pour Cent)Games Auteurs De Jeux

Avec Pierre, comme chaque mois, nous méditions sur le choix de la victime qui allait subir les tortures spécialement préparées à l'occasion des interviews. Comme d'habitude, nous cherchions l'originalité, et pour ne pas changer ces mêmes habitudes, c'était le vide complet. Pour passer le temps, nous jetions un oeil sur les dessins que vous nous envoyez par tonnes tous les jours. Et la lumière fut. On allait coincer un graphiste.

Il restait encore une question : Qui choisir ? Comme le veut la grande mode de cette année, tous les graphistes que l'on affectionne sont en vacances au Club medi-terre-armée (comme le disait notre cher Robby). Mais par des sources sûres prises à l'occasion de cette superbe exposition de la Porte de Versailles, nous avons appris qu'une certaine équipe travaillait jour et nuit sur un nouveau jeu sortant des courses de voitures et autre casse-briques en passant par les conquêtes des galaxies. Il s'agissait de la tribu des Loups Rouges.

HUBERT SZYMZACK

Nous nous rendîmes ainsi à Gagny-city dans l'espoir de rencontrer les habitants de cette tribu. Nous passâmes de nombreux pays et affrontâmes toutes les difficultés de la grande route de l'est. Pierre, sur son cheval de métal, joua le rôle d'éclaireur, alors que je le suivais avec quelques heures de retard dans la diligence, tirée par les quatre plus beaux chevaux de notre écurie.

Nous reçûmes un accueil très chaleureux de la part du Grand Chef en personne, le grand Ciré, ainsi que son sorcier, le petit Frisou à monocle. Nous fumâmes le calumet de la paix, en sortant de la tente car la fumée incommodait fortement la concentration des penseurs de la tribu. Nous attendîmes le retour de Hubert Szymzack qui nous rejoignit avec son chef de guerre, Vincent Berthelot, après une longue chasse dans les grandes prairies du CPC. Nous pûmes ainsi discuter longuement.

Nous : Quel âge as-tu ?
Lui : 29, bientôt 30 en novembre, on fera une fête.

Nous : Quelle est ta formation ?
Lui : J' ai le bac "A" et j'ai même fait du droit. Je sais, cela n'a aucun rapport avec le graphisme, si ce n'est que j'ai toujours dessiné (comme Guy Degrenne ?). J'ai travaillé pour des enfants et organisé des ateliers d'ini-liation au dessin. Je pense que c'est un bon moyen d'avoir des relations avec les gens, car il s'étonnent eux-mêmes avec les couleurs. J'ai toujours mis à profit les activités qui amenaient les personnes à s'exprimer par le graphisme.

Nous : Tu dessinais donc sur papier. Comment s'est fait le passage de cette même feuille avec un ordinateur et pourquoi ?
Lui : Par manque de temps. J'avais un aéographe et, si je voulais dessiner, il fallait que je sorte tout mon matériel. La logique voulait que j'essaie le dessin sur ordinateur.

Nous : Donc, pour toi, cela va plus vite de dessiner sur micro que sur papier ?
Lui : Disons que je ne fais pas passer les mêmes choses sur un ordinateur que sur du papier. Je trouve superbe de raconter une histoire sur ordinateur, alors que j'ai déjà fait des BD sur papier et c'est très long quand on est tout seul.

Nous : Avec un ordinateur, ça va donc plus vite et..
Lui : Ça permet une autre sorte de délire. On peut jouer plus facilement avec les couleurs. On peut également, en faisant plein d'essais, voir très rapidement ce que l'on peut obtenir.

Nous : Tu as commencé sur quelle machine ?
Lui : Sur des Mac, dans le cadre des ateliers organisés par la mairie de Paris. J'ai mis trois mois avant de faire mon premier dessin, car je devais découvrir toutes les fonctions d'un tel logiciel.

Nous : Et ton passage chez les Loups Rouges (Pour ceux qui n'ont pas encore compris, il s'agit de l'éditeur Titus) ?
Lui : J'y suis rentré par coup de chance. J'ai écris une lettre, pris un rendez-vous et rencontré le boss en personne. Il m'ont vu et m'ont adopté, et je m'y sens très bien.
Le Grand Chef Ciré : Au départ, ce n'était pas forcement le graphiste qui dessinait le plus vite, mais celui qui faisait des choses les plus étonnantes.

Nous : A propos de délire, quel est ton univers ?
Lui : C'est bien entendu celui des images et des couleurs. Donc, je suis un grand consommateur de bandes dessinées.

Nous : Quel sont les lectures qui t'influencent sur le style de tes dessins ?
Lui : Tout ce qui se rapproche de la science fiction. Ce genre de littérature est écrite par des scientifiques ou des militaires dont les idées très précises peuvent être crédibles. Il reste qu'il faut toujours attendre pour voir si leur point de vue se vérifie.

Nous : Comment se passent les rapports entre un graphiste et un programmeur, lors de l'élaboration d'un jeu (et mes ayeux, j'en connais un bout Comment je me suis bastonné avec Laurent) ?

Vincent Berthelot (le programmeur) :
Dans le fond cela s'est très bien passé car Hubert a beaucoup d'idées, surtout en ce qui conserne les animations. Je devais, par contre, l'arrêter souvent car ses délires ne tenaient pas compte des limites de la machine, comme de la taille de certains sprites qu'il voulait animer. Dans le fond oh s entend assez bien, vu que l'on travaille tout le temps ensemble et que l'on y passe même des nuits. Nous : Vous aurez donc beaucoup d'enfants ?
Eux :.......

Nous : Et les utilitaires sur lesquels tu travailles, OCP ?
Lui : Hmmm... Je ne connais pas. Je travaille sur PC. C'est ensuite que l'on transfère ces images sur CPC, et qu'un autre graphiste fait les retouches (pour tout vous dire, ce deuxième graphiste s'appelle Sohor Ty).



De gauche à droite: Vincent Berthelot , Hubert Szymzack et Sohor Ty

Nous : Avouez que des images transférées ne peuvent pas égaler celles dessinées directement sur un CPC, même si l'on y passe plus de temps vu le manque de puissance que l'on rencontre par rapport aux softs sur de plus gros micro.
Lui : Je suis d'accord avec toi... Le grand chef des Loups Rouges ne partageait pas vraiment mon point de vue et restait persuadé que les dessins transférés pouvaient largement surpasser ceux dessinés sur nos petites machines adorées.

Nous : Pour finir, voici une suite de questions vraiment trop bêtes.
Lui : Dans ce cas, je vais vous répondre bêtement.

Q: La couleur de tes chaussettes ?
R: Blanche.

Q: Quel est le défaut qui te déplaît le plus chez les autres ?
R: La stupidité.

Q: Tu aimes les chats ?
R: Depuis un mois, ma copine en a ramené un, et il vomis sur la moquette tous les jours, alors tu comprends, j'adore les chats...

Q : Que bois-tu le matin ?
R : Du café.

Q : Et le soir ?
R : Du café.

Q : Ta couleur préférée ?
R : Le mauve et le rouge.

Q : Tu te lèves à quelle heure le matin ?
R : Je mets un réveil à 7h moins le quart et un autre à 7h.

Q : Ta voiture préférée ?
R : F-40 (voir Crazy Car II).

Sur ce, nous entendîmes une symphonie en faim majeur jouée par nos petits estomacs, ce qui nous valut le privilège de déguster des steacks de bison sur toast rond accompagnés d'une boisson à bulles au saloon du coin.

Propos recueillis par Pierre et Poum , A100 n°20

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L'Amstrad CPC est une machine 8 bits à base d'un Z80 à 4MHz. Le premier de la gamme fut le CPC 464 en 1984, équipé d'un lecteur de cassettes intégré il se plaçait en concurrent  du Commodore C64 beaucoup plus compliqué à utiliser et plus cher. Ce fut un réel succès et sorti cette même années le CPC 664 équipé d'un lecteur de disquettes trois pouces intégré. Sa vie fut de courte durée puisqu'en 1985 il fut remplacé par le CPC 6128 qui était plus compact, plus soigné et surtout qui avait 128Ko de RAM au lieu de 64Ko.