| ★ AMSTRAD CPC ★ GAMESLIST ★ WILD STREETS (GX4000) (c) TITUS ★ |
| JOYSTICK | PLAYER ONE | A100% |
Wild Streets est l'un des premiers jeux de combat de rue, genre plutôt prisé, disponible en format cartouche pour les nouvelles machines Amstrad. Il est aussi une conversion bien remaniée du hit de Titus que nous connaissions déjà sur CPC.
Ce jeu nous transporte quelques années en avant dans le futur et dans une ville américaine aux prises avec de nombreux gangs de voyous. Vous êtes James Taylor de la CIA et vous venez d'être investi d'une mission de la plus haute importance. Votre chef a été kidnappé par la mafia locale et vous devez le retrouver coûte que coûte avant que le précieux lot d'informations contenu dans son cerveau ne tombe entre les mains des dangereux malfaiteurs... Cette opération très délicate nécessite l'action d'un seul homme. En effet, il s'agit d'une mission devant être menée tambour battant par un véritable casse-cou, puisque la mafia est à la tête de tous les clans. Vous devrez donc traverser la ville, affronter tous les gangs, et ramener votre patron vivant ! Simple. LE MULTIBAFFE Quelles sont donc les chances de réussite de votre périlleuse mission ? Quels sont vos atouts face aux redoutables bandes de voyous qui se sont approprié les différents quartiers de la ville 7 Pour battre les vilains sur leur terrain, vous devrez utiliser le même langage qu'eux, c'est-à-dire la force brutale. Cela ne vous pose pas de problème car, habitué à zoner dans les quartiers mal famés, vous êtes, totalement aguerri à ce qu'on appelle le combat de rue. Vos poings et vos pieds frappent juste et donneront le change aux affreux qui vous agresseront de la même manière. Vous vous êtes fait une spécialité d'un coup particulièrement dévastateur ; lorsque vous réussissez à accrocher un adversaire, vous le rouez d'uppercuts jusqu'au K.O. total. Cette botte secrète est assez désopilante puisque, sous la puissance de vos coups, vous entraînerez le malheureux sur plusieurs mètres avant de le laisser choir tel une loque. Ce coup "multibaffe" n'était pas présent sur la précédente version du jeu pour CPC.
LA METHODE EXPEDITIVE Principal problème de cette aventure, vous êtes seul contre tous. Heureusement, il n'y aura jamais plus de deux ennemis par écran de jeu. Cependant les griffes de Black Virgin ne seront pas de trop pour vous sortir de situations quelque peu inconfortables. Black Virgin est votre fidèle panthère noire que vous avez sauvée des mains d'un empailleur fou. Vous n'influencez en rien son comportement et elle décidera d'elle-même le moment où elle bondira sur l'un de vos agresseurs, afin de vous sortir d'une position peu confortable. Dernier recours si vous êtes dépassé par les événements, appuyez sur le deuxième bouton de votre paddle Amstrad. Vous pourrez alors vider, purement et simplement, le chargeur de votre Magnum 357 sur des voyous trop collants. N'hésitez pas à employer cette méthode expéditive, car vous trouverez régulièrement des chargeurs pleins dans les niveaux de jeu. Si vous êtes futé, vous essaierez de mémoriser, lors de vos premières parties, où se situent les fins de niveaux. C'est là que votre flingue vous sera le plus utile pour venir rapidement à bout des deux gus qui vous barrent l'accès du quartier suivant. LE RETOUR Ne vous réjouissez pas trop vite lorsque, enfin, vous apercevrez votre big boss... Il vous faudra alors faire chemin arrière et repasser par tous les quartiers louches que vous venez d'écumer. Entre temps, les voyous auront repris du poil de la bête et vous attendront pour le match retour. Problème, votre chef, trop faible pour se battre, sera un vrai fardeau pour vous, d'autant plus que chaque coup qu'il encaissera diminuera également la barre d'énergie de votre héros. Cette deuxième phase de Wild Streets est d'une originalité certaine et contribue grandement à la difficulté du jeu.... PLUS DE COULEURS On ne peut pas reprocher à Titus de ne pas exploiter les caractéristiques techniques de la nouvelle gamme des machines Amstrad. Il ne s agit pas là d'une conversion minimale et rapide du Wild Streets déjà existant sur CPC comme nous avons pu le voir récemment à propos de certains titres annoncés en format cartouche (voir les "Actu" du mois dernier). Premièrement, les sprites hard sont bien sûr exploités. A savoir, le programmeur du jeu n'a pas eu a développer sa propre routine de sprites et utilise donc celle de l'Asie. Ensuite, les plus perspicaces remarqueront le nombre élevé de couleurs affichées simultanément à l'écran. Ainsi, une première palette de 16 couleurs est utilisée pour les décors du jeu. unej seconde pour les personnages et. grâce| au "scan line interrupt". une troisième servira pour le tableau de bord. C'est-à-dire que deux fenêtres graphiques en basse résolution sont affichées tour à tour à l'écran avec leur propre palette ; cela à une telle vitesse que l'œil est totalement trompé. Ce sont donc quelque 48 couleurs qui sont affichées sur votre écran. Le tout donne à cette cartouche un petit air "'propret" et haut en couleurs, relevé encore par une page de présentation en overscan (qui couvre la totalité de l'écran, fait encore rare sur nos bécanes pour que nous le soulignions) et une bande musicale omniprésente pour nous rappeler que nous sommes TROP FACILE ? Malgré le bon travail fourni, une fois de plus, par l'équipe de Titus, on peut encore reprocher à Wild Streets en cartouche un problème de jouabilité déjà remarqué dans sa version pour CPC. Effectivement le joueur, rapidement lassé de se faire défoncer le crâne, essaiera de s'esquiver et s'apercevra alors qu'il est possible de passer bon nombre de parties du jeu en sautant tout simplement par-dessus ses adversaires... Robby WILD STREETS de TITUS ROBBY, A100% n°31 , p22 |
| ![]() |
Page créée en 061 millisecondes et consultée 5620 fois L'Amstrad CPC est une machine 8 bits à base d'un Z80 à 4MHz. Le premier de la gamme fut le CPC 464 en 1984, équipé d'un lecteur de cassettes intégré il se plaçait en concurrent du Commodore C64 beaucoup plus compliqué à utiliser et plus cher. Ce fut un réel succès et sorti cette même années le CPC 664 équipé d'un lecteur de disquettes trois pouces intégré. Sa vie fut de courte durée puisqu'en 1985 il fut remplacé par le CPC 6128 qui était plus compact, plus soigné et surtout qui avait 128Ko de RAM au lieu de 64Ko. |