| ★ AMSTRAD CPC ★ GAMESLIST ★ HURLEMENTS (c) UBI SOFT ★ |
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Moteur ! On tourne !HURLEMENTS, scène 13, prise 47 ! Clap ! Hm... Plutôt glauque, l'ambiance, dans ce bled... Y'a une vieille bicoque en ruine pas vraiment engageante. Surtout. la forêt frémit de bruits et de feulements inquiétants. Bon, je vais éviter de m'y engager... S'il n'y avait pas de l'or planqué dans le coin, pour sûr que je ne resterais pas une seconde de plus
DENTS EN OR ! Seulement, de l'or, il y en a ! Et même un joli paquet, à ce qu'on m'a dit. Que je vous explique: l'année dernière, j'étais au trou. En taule, en cage, quoi… Tout ça à cause d'une pauv' vieille qu'était tombée sur mon couteau dans la rue … Une erreur judiciaire comme on n'en a plus vu depuis Dreyfus, qu'c'était Une injustice:. même ! Enfin, c'est mes affaires tout ça, je vais quand même pas vous raconter ma vie … Bref. Dans ma cellule, y avait un mec genre louche. La gueule pas tibulaire : pire . Un dur, un vrai de vrai. Ce mec-là, il avait fait un casse à l'US Federal Bank, le genre d'endroit où il y a plus d'or que chez tous les bijoutiers et les dentistes du monde réunis. Lui et son complice, y s'étaient fait cravater vite fait bien fait. Mais avant, y z'avaient réussi à planquer le butin dans un coin complètement fou: jamais personne n'aurait pensé à venir chercher là… Moi, j ai dû user de tous mes charmes ( heureusement , j'en ai pas mal en réserve) pour réussir à lui faire cracher son secret. lors d'une nuit sombre. dans une geôle torride d'Alcatraz... PROMENADE DE SANTE Nous sommes près de Seattle. une grosse ville américaine. Seulement ici. c'est le désert : pas un chat Ça a dû être habité pourtant, y a un siècle ou deux: il y a encore quelques épaves., un ou deux vieux tacots... Et puis, Y a quand même une ville, avec des boutiques, et tout, et tout.. Mais Y a vraiment personne.., Finalement, ça m'étonne. Tout a l'air en bon état, comme si les habitants avaient dll fuir précipitamment face à un danger inconnu mais terrible...
Bon, je vais essayer de trainer le moins possible dans le coin. Avant tout, trouver l'or, Ensuite, on verra pour la cavale. le retour vers New York, le palace. l'aéroport. l'avion, l'atterrissage, les Bahamas, les colliers de fleurs, les palmiers, les filles à moitié nues … LA FUITE A ceux qui s'étonneraient de la manière : abrupte dont se termine le paragraphe précédent je ne répondrai qu'une seule chose : vous ne pensiez quand même pas que j'allais vous révéler où le butin était planqué non ? Voilà. C'est une bonne réponse, dont je suis personnellement très fier. LOUP ES-TU LA ? Vraiment, cette forêt ne m'inspire pas. Qu'est-ce que c'est que ça, maintenant ? Il m'a semblé voir une silhouette furtive se glisser entre les deux marronniers , là-bas ... Hum. Y vaut mieux que j'aille y jeter un coup d'œil. Maman, qu'est-ce que je peux faire ? Hein? Articule, maman ), ou arrête de parler la bouche pleine ... Que j'essaye avec mon joystick? Mais qu'est-ce que' tu racontes ? Fallait pas dire aux lecteurs que c'était un jeu ... J'travaille, moi. Bon. Amis lecteurs, ne lisez pas les trois 1ignes précédentes. Je sais que c'est pas facile, mais faites un effort... Soudain ma conscience me révéla qu'en prenant un bâton ( qui à dit: de joie ! ) et en tapant dans tous les sens, je tuerais le loup. « Olivier, quand est-ce que tu nous rends ton article, mille milliards de mille pigistes ? » C'était le gang des secrétaires de rédaction ( avec à sa tête son chef: le diabolique rédac chef adjoint ) qui venaient me réclamer mon article sur HURLEMENTS, te dernier jeu dUBI SOFT. J'ai eu beau leur dire qu'ils venaient d'interrompre une scène que même Hitchcock, il aurait pas fait mieux, et que les lecteurs ne sauraient jamais qui m'avait vraiment bondi dessus dans le jeu, rien à faire, je vais être obligé de conclure ce papier à la noix vite fait. OK, OK, je dis encore trois ou quatre mots aux lecteurs, et je vous rends mon texte. Cool. les mecs, cool. HURLEMENTS DE ZOMBI Ce titre, rempli de connotations culturelles en diable et de l'humour glacé et sophistiqué qui a fait ma gloire, a une raison d'être : il permet d'expliquer aux lecteurs, sans perdre une dizaine de lignes inutiles. que HURLEMENTS est l'héritier de Zombi. Zombi a été le premier jeu édité par Ubi Soft. Celui qui a fait le début de la carrière triomphale de l'éditeur. Il faut dire que ZOMBI était un jeu révolutionnaire. Jeu d'aventures en deux couleurs et entièrement géré par des icônes. Grandiose ! En plus, quand vous changiez de lieu. cela se traduisait à t'écran par un scrolling de toute beauté. ZOMBI a été un succès foudroyant. HURLEMENTS est construit exactement de la même manière: des lieux à explorer, qui apparaissent dans une fenêtre graphique qui occupe le tiers de l'écran. Les graphismes sont toujours en noir et blanc, mais ce n 'est pas grave : superbement dessinés. ils vous mettront parfaitement dans l'arnbiance de ces lieux déserts et inquiétants.
Les graphismes sont donc: toujours aussi beaux, mais les scrollings ont disparu... Ah! oui: le système de gestion du jeu par icônes est toujours présent et c'est tant mieux; plus besoin de s'embêter avec un analyseur de syntaxe foireux, on peut pratiquement tout faire. Rien que ça, ça donne envie de se passionner pour te jeu. Enfin, dernier détail, vous ne dirigez pas quatre personnage, comme dans Zombi, mais seulement deux. Bref, revoilà tes secrétaires de rédac qui me courent après. Je termine juste en vous disant que HURLEMENTS est un bon jeu d'aventures, super ergonomique et qui pourrait bien se révéler passionnant à la longue, pour peu que vous réussissiez à vaincre les loups-garous ... HURLEMENTS n'a pas le caractère novateur, voire révolutionnaire, de Zombi, mais de toute manière, c'est un jeu de qualité, label UBI SOFT oblige … K7:140F Olivier ZYTHOUN , A100% n°3 p22-23 |
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Page créée en 969 millisecondes et consultée 8535 fois L'Amstrad CPC est une machine 8 bits à base d'un Z80 à 4MHz. Le premier de la gamme fut le CPC 464 en 1984, équipé d'un lecteur de cassettes intégré il se plaçait en concurrent du Commodore C64 beaucoup plus compliqué à utiliser et plus cher. Ce fut un réel succès et sorti cette même années le CPC 664 équipé d'un lecteur de disquettes trois pouces intégré. Sa vie fut de courte durée puisqu'en 1985 il fut remplacé par le CPC 6128 qui était plus compact, plus soigné et surtout qui avait 128Ko de RAM au lieu de 64Ko. |