Le premier contact de Patrick Daher avec l'informatique remonte à la fin des années 1970, lorsqu'il a vu un reportage télévisé montrant un ordinateur personnel jouant un petit morceau de musique et affichant simultanément les notes correspondantes à l'écran. « J'ai compris qu'il était possible d'interagir de manière complexe avec ce qui se passait à l'écran », nous explique-t-il. Après avoir passé de nombreuses heures à programmer sur l'Apple II de son beau-père, il a acquis un ZX Spectrum sur lequel il a commencé à programmer de petits jeux vidéo en BASIC. Un ami lui a ensuite donné 500 francs français pour concevoir les graphismes de son jeu Amstrad. « J'ai compris qu'il était possible de gagner de l'argent avec ça et quelques mois plus tard, j'ai quitté le lycée pour me consacrer entièrement à la conception de jeux vidéo. »
Patrick DAHER (201x) >> Ce jeu pour Amstrad CPC 6128, Warrior+, une amélioration de la version CPC 464, a été édité par Rainbow Production, une société appartenant en réalité à une boutique située boulevard Voltaire, où se concentraient la plupart des magasins d'informatique à Paris. « Sylvie Hugonnier, employée de Coconut Informatique, avait été contactée par les frères Guillemot, qui souhaitaient se lancer dans l'édition de jeux vidéo et recherchaient donc des personnes et des projets pour ce secteur », explique Patrick. « J'ai accepté de rejoindre Ubisoft et ils m'ont présenté Yannick Cadin, qui a programmé Zombi, le tout premier jeu de la société. » Grand fan de la saga La Nuit des morts-vivants de George Romero, Patrick Daher rêvait d'adapter officieusement le deuxième film, Zombie, en jeu vidéo. Il demanda à Alexandre Bonan, un de ses amis, de transposer l'histoire du film en un média interactif. « Nous n'avons rencontré aucun problème avec l'éditeur du film, car les histoires de morts-vivants représentaient un créneau du cinéma d'horreur à l'époque. Je me souviens avoir rencontré George Romero au Canada à la fin des années 90 et lui avoir parlé du jeu que j'avais co-créé. Il a trouvé cela très amusant, n'étant pas trop difficile sur ce genre de projet. Les frères Guillemot savaient que le jeu était une copie conforme de l'histoire du film, mais cela ne les inquiétait absolument pas. » Yannick Cadin ajoute : « Ubisoft ne se souciait pas du tout des droits d'auteur à l'époque, et je peux affirmer que la plupart des éditeurs de jeux vidéo français ne s'en préoccupaient pas beaucoup non plus. Et vu l'âge moyen des développeurs qui proposaient leurs projets à Ubisoft, je doute fort qu'ils connaissaient la notion de droits d'auteur. »
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CPCrulez[Content Management System] v8.74-desktop/c Page créée en 435 millisecondes et consultée 1729 foisL'Amstrad CPC est une machine 8 bits à base d'un Z80 à 4MHz. Le premier de la gamme fut le CPC 464 en 1984, équipé d'un lecteur de cassettes intégré il se plaçait en concurrent du Commodore C64 beaucoup plus compliqué à utiliser et plus cher. Ce fut un réel succès et sorti cette même années le CPC 664 équipé d'un lecteur de disquettes trois pouces intégré. Sa vie fut de courte durée puisqu'en 1985 il fut remplacé par le CPC 6128 qui était plus compact, plus soigné et surtout qui avait 128Ko de RAM au lieu de 64Ko. |
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