HARDWARE ★ LES INTERFACES DK'Tronics ★

Les Interfaces DK'Tronics

Amstrad construit des ordinateurs ; DK'tronics les complète avantageusement par des interfaces comblant certaines lacunes de la machine. Présentées en boîtier plastique de belle facture (mais non, pas le prix, la réalisation !), les extensions peuvent être accouplées, non pas pour faire des petits, mais pour ouvrir a l'utilisateur des horizons nouveaux. Curieusement, DK'tronics édite un manuel d'utilisation commun à toutes les interfaces. L'acheteur d'un synthétiseur vocal se laissera-t-il tenter, au vu des possibilités décrites dans le manuel, par un crayon optique ou un RAM-Disque ? Les périphériques DK'tronics que nous avons testés pour vous sont tous disponibles chez ORDIVIDUEL. En vous recommandant de "CPC", le meilleur accueil vous sera réservé.

LE SYNTHETISEUR VOCAL

Faire parler l'ordinateur est toujours amusant : les compte-à-rebours sont plus réalistes, lors du tir d'un missile ; les desiderata d'un robot, exprimés en clair, peuvent apporter une touche d'humour à votre dernier programme. Seule l'imagination limitera les possibles utilisations d'un synthétiseur vocal... Construit autour du célèbre SPO 256, l'un des circuits intégrés "vocaux" les plus anciens, le synthé DK'tronics a pour seul inconvénient son accent britannique très prononcé. Avec lui, il sera difficile de parler en bon français... Essayez de lui faire prononcer la lettre "U" par exemple ! Ceci étant dit, tout le reste est fort bien pensé.

L'utilisateur apprendra avec plaisir que ce synthétiseur est doté d'un amplificateur stéréo. Cet ampli viendra se substituer avantageusement à celui qui équipe l'AMSTRAD. Désormais, toutes les illustrations sonores (vocales ou musicales) seront reproduites sur les 2 haut-parleurs livrés avec l'interface. Deux réglages sont accessibles sur l'amplificateur : le volume sonore et la balance droite-gauche (ou gauche-droite si vous êtes un lecteur susceptible et engagé politiquement). Le second réglage s'effectuera à l'aide d'un petit tournevis ; il a déjà été pré-ajusté en usine. Le synthétiseur DK'tronics est commercialisé en plusieurs versions, fonction de la machine qui doit l'accueillir et selon que le logiciel est livré sur support magnétique ou en ROM. C'est cette dernière version (logiciel en ROM) que nous avons testée. Sentant grandir votre impatience, je ne vous ferai pas attendre davantage.


Le plus vendu. Il est fourni avec la cassette programme , un ampli de 2x4w et deux haut-parleurs. Un problème toutefois les phonèmes étant en anglais, pour entendre "bonjour" au synthé, il faudra taper "boon-joor" et encore, ce sera de toue façon, linimitable accent anglais.

Le CPC reconnaît la présence de la ROM du synthé (je ne vais pas écrire le mot en entier à chaque fois...) en affichant "SPEECH ROM VER. 1.1 ". L'instruction |SPEAK permet d'initialiser la ROM et lance un test interne donnant tout à coup la parole à l'AMSTRAD. La liste des commandes disponibles est affichée : il ne reste plus qu'à les essayer ! Disposant d'un espace limité pour ce banc-d'essai (on ne va tout de même pas détailler la notice !!, nous allons voir qu'il existe, en fait, deux grands modes de fonctionnement, les autres en dérivant plus ou moins.

A chaque phonème est associé un code (il y a ainsi 59 sons et 5 durées de pause) décimal qui, envoyé à l'adresse du synthé, produit un son. Ceci étant dit, on peut donc programmer "son par son", par l'intermédiaire de listes de DATA. Les octets lus sont envoyés dans un buffer qui pourra en contenir jusqu'à 250. Ces sons peuvent être envoyés en mode "direct" ou en mode "programme", grâce à un astucieux contrôle des interruptions, le synthé ne ralentira pas trop votre programme. Grâce aux sons élémentaires, on pourra former des mots, mais aussi produire des effets sonores assez recherchés.

L'autre mode de fonctionnement fait appel à un convertisseur Texte/Parole. L'idée est excellente car on peut ainsi introduire du texte en anglais, sous forme de chaînes de caractères, et le faire prononcer au St T (j'en ai marre d'écrire synthé...) au moyen d'un simple PRINT. Le logiciel est conçu pour reconnaître certaines règles d'exception de la langue anglaise, ce qui simplifie bien notre tâche.

J'ai bien dit "langue anglaise" car, pour le français, il faudra ruser. Certains mots  anglais devront être orthographiés différemment (par exemple, "final" est prononcé presque "à la française" et devra être écrit "fianol" pour ressembler à de l'anglais). Suffit de savoir, quoi ! La lecture de la notice nous apprend que le buffer de texte peut contenir jusqu'à 100 caractères, ce qui permet de former des phrases suffisamment longues. Avec sa contenance de 250 phonèmes, le buffer de parole fera parler la machine pendant 45 secondes... mais une commande appropriée permet de lui couper le sifflet !

Profitant d'une autre caractéristique de ce St T ( j'en profite ! ), l'AMSTRAD pourra dicter les listings ! En effet, tout ce qui apparaît à l'écran sera énoncé par la machine. Hélas, ceci restera parfois assez confus, la voix robotisée s'accommodant mal de certaines associations de sons.

Le synthétiseur (quel courage !) DK'tronics est également programmable à partir de l'assembleur. La notice donne quelques explications à ce sujet. Cette notice se termine par une table des phonèmes, listés par numéro d'ordre avec, pour chacun d'eux, un exemple de mots extraits du vocabulaire anglais. Malgré quelques petits défauts (notamment une voix un peu trop métallique lors de l'utilisation du convertisseur texte/ parole), le saint thé (normal, il est british...) DK'tronics est séduisant par ses possibilités. Le constructeur offre à l'utilisateur, en plus du synthétiseur (c'est la dernière fois que je l'écris), un ampli stéréo et ses 2 HP... pour le même prix !

LE RAM-DISQUE

Un disque de 254 Koctets utilisables, voilà ce qui se cache sous le nom de "Silicon Disc"... RAM-Disque en "français" (je vois les habits verts de nos académiciens en frémir !). A quoi peut bien servir un RAM-Disque ? A charger et sauvegarder des programmes, fichiers, blocs de données, beaucoup plus rapidement. Et ça marche sur n'importe quel CPC ? Oui mon bon Monsieur... à condition que ledit CPC soit déjà équipé d'au moins un lecteur de disquettes. Le RAM-Disque se comporte alors comme une disquette normale aux différences suivantes près :

–   Les fichiers sont lus et écrits beaucoup plus rapidement.
–   Ils sont définitivement perdus en cas de coupure de courant.
–   On les retrouvera même après un RESET complet.

Quel intérêt peut-on avoir à utiliser un RAM-Disque ? Le gain de vitesse lors de la manipulation de gros fichiers... Le RAM-Disque DK'tronics est utilisable sous AMSDOS (en BASIC) ou sous CP/M (2.2 ou CP/M + ). L'interface pour 464 et 664 se présente en 2 boîtiers : l'un contient le système d'exploitation, l'autre là RAM. L'un dans l'autre... ils se connectent (aïe, pourvu que M. Pasqua ne fasse pas interdire CPC I) et sont unis pour le meilleur (et pour le pire, si vous les utilisez mal) et pour le grand bien de l'ordinateur hôte.

Selon que votre CPC est déjà doté d'une ou 2 unités de disquettes, le RAM-Disque deviendra le disque B ou C. Après une initialisation relativement simple, destinée à indiquer au système la présence d'un disque supplémentaire, l'utilisateur transférera ses fichiers de la disquette  vers  le  RAM-Disque.   Sous CP/M, la procédure de configuration du Setup est décrite dans le manuel de DK'tronics, ce qui ne laissera pas errer inutilement l'utilisateur. Toujours sous CP/M, il faudra utiliser PIP pour transférer les fichiers car COPYDISC et DISCOPY, plus gourmands en TPA, ne tournent pas. Les temps (sont durs...) comparés de chargement d'un fichier sont éloquents : pour 30 K de BASIC, il faut 7 secondes sur disquette et moins de 1,5 s avec le RAM-Disque... Spectaculaire également, le chargement d'un écran de 17 K à partir du RAM-Disque...

Si vous êtes consommateur de gros fichiers, pensez à ce RAM-Disque. Au fait, il existe aussi en version 64 K H

L'EXTENSION RAM 256 K

Encore une extension de mémoire, mais qu'il ne faut pas confondre avec le Ram-disk. Celle-ci a pour vocation de gonfler votre CPC 464, 664 ou 6128 en lui attribuant 256 Ko supplémentaires. Cette mémoire est divisée en 16 banques de 16 Ko qui seront accessibles par commutation au moyen d'un jeu de commandes RSX. Mais n'allez pas imaginer, comme le font bien souvent les débutants, que vous allez pouvoir écrire des programmes en BASIC de près de 200 K. Ce n'est pas si simple ! Par contre, elle vous rendra les plus grands services pour sauvegarder tout ce qui est gourmand en mémoire, comme par exemple vos pages d'écran, vos tableaux ou vos chaînes de caractères, allégeant d'autant vos programmes en BASIC. L'interface est livrée avec une disquette contenant le logiciel d'implantation des RSX.

Notez que vous avez le choix de l'adresse d'implantation et que, par défaut, le programme s'installera à l'adresse la plus élevée disponible. Dès que cette opération est effectuée, l'écran vous indique le nombre de banques disponibles. Voyons maintenant le rôle des différentes fonctions complémentaires, mais soulignons au préalable que la notice d'emploi fort détaillée vous facilitera la première prise en main. |SAVES.n et |LOADS.n permettent de stocker en mémoire et de rappeler des pages écrans, n étant le numéro de bloc. Les anglophiles auront interprété le S de la commande à Screen. Syntaxe analogue pour |SAVEW,F,n et |LOADW,F,n (W comme window) qui ont respectivement pour fonction de sauvegarder ou de rappeler des fenêtres caractérisées par leur numéro, n étant toujours le numéro de bloc. Ces deux commandes vous permettront de réaliser facilement des menus superposés à la Macintosh.

|High et |Low chargent deux images en mémoire centrale, l'une à la place habituelle (high) et l'autre immédiatement au-dessous (low), ce qui, grâce à la commande associée ISwap, vous permettra, par commutation de pages, de réaliser des animations graphiques. Quittons maintenant le domaine de l'écran pour voir le stockage de données qui s'effectue de manière analogue par |SAVED (comme Data) et |LOADD. Les données peuvent être des tableaux, des variables ou des chaînes de caractères. Heureusement que la notice est très claire à ce sujet et l'expérimentation, à l'aide des petits programmes de démonstration inclus, vous permettra très facilement de tirer le meilleur parti de ces deux commandes.

Il nous reste à citer les quatre dernières commandes qui sont |ASKRAM, |PEEK, |POKE et |BANK qui s'adressent au programmeur plus expérimenté qui pourra également, s'il a bien assimilé la topographie de la mémoire de l'AMSTRAD, écrire ses propres routines en BASIC ou en assembleur pour s'affranchir des RSX d'origine.

Signalons enfin que cette extension permet d'utiliser CP/M+ tel qu'il est livré avec le 6128 et que la commande |EMULATE transformera votre 464 ou 664 en véritable 6128!

LE CRAYON OPTIQUE

Le crayon optique DK'tronics se connecte par l'intermédiaire d'un mini jack à son boîtier d'interface qui présente, vous vous en doutez, un air de famille avec les autres périphériques de la marque.

Ce boîtier contient, outre l'électronique du stylo, une ROM dans laquelle est implanté un logiciel de dessin exploitant les possibilités de l'outil.  La mise en oeuvre de l'ensemble est extrêmement simple. Il suffit de taper ILIGHTPEN pour voir apparaître le premier menu du logiciel intégré dans la ROM qui aura détecté la présence éventuelle d'un lecteur de disquette et vous proposera de charger ou de sauvegarder vos dessins sur le support magnétique adéquat. "Next" permet de passer au menu suivant et il y en a cinq en cascade ainsi de suite. Le second vous propose d'effacer l'écran et de calibrer le crayon optique qui a besoin, pour fonctionner correctement, d'un niveau de lumière ni trop faible ni trop élevé. Vous réglerez donc la brillance de votre écran au niveau suffisant pour pouvoir déplacer la petite cible aux quatre coins de l'écran. De temps à autres, cette petite cible a des tremblements erratiques, mais la notice précise que c'est sans importance car le dessin pourra être corrigé à la loupe par la suite. Les quatre flèches de direction vous permettront de centrer exactement la cible sur le stylo.

Une fois cette opération effectuée, vous voilà prêt pour le dessin. Vous disposez pour cela d'une palette de 10 couleurs qui vous serviront pour les crayons (disponibles en 4 épaisseurs), pour l'aérographe, les textes qui peuvent être horizontaux ou verticaux et, enfin, pour la fonction de remplissage de formes, matérialisée par un robinet. Comme tous les produits concurrents, le stylo DK'tronics a besoin de lumière pour fonctionner, d'où une certaine difficulté pour choisir une couleur sombre. Mais l'auteur du programme y a remédié en autorisant la sélection de couleur par la bordure jaune qui entoure chaque teinte de la palette. En dehors des cercles et des rectangles accessibles par le menu, il est possible de tracer des figures complexes au moyen "d'élastiques" tendus entre des punaises. Votre courbe complexe sera ainsi constituée d'une succession de lignes courtes et cette fonction se révèle très pratique à l'usage. Notons aussi la présence d'une fonction de copie, d'agrandissement ou de réduction d'une partie du dessin, La fonction loupe est ici appelée "calepin". Au moyen d'une fenêtre réglable, vous sélectionnez une partie de l'image avant de la transférer vers le calepin où elle apparaîtra en plein écran et là vous pourrez la modifier au pixel près.

Reste un dernier point : l'impression de vos chef-d'oeuvres. Vous disposez pour cela d'un petit programme livré sur une cassette et qui vous offre le choix de l'imprimante entre Epson et Amstrad. Après notre test, nous regretterons simplement que DK'tronics n'ait pas installé à l'extrémité de son stylo un petit bouton poussoir manoeuvrable du bout de l'index, ce qui éviterait de manipuler la touche Enter de la main gauche. Mis à part ce petit regret, ce stylo optique s'est révélé d'un usage fort agréable et la gamme des outils mis à la disposition de l'artiste permet facilement de dessiner avec une grande précision.

CPC n°22 & http://cpcrulez.fr

» HARDWARE AMSTRAD CPC :  Notice - extension de mémoire 64K

 

★ ANNÉE: ???
★ ÉDITEUR/DEVELOPPEUR: DK TRONICS

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L'Amstrad CPC est une machine 8 bits à base d'un Z80 à 4MHz. Le premier de la gamme fut le CPC 464 en 1984, équipé d'un lecteur de cassettes intégré il se plaçait en concurrent  du Commodore C64 beaucoup plus compliqué à utiliser et plus cher. Ce fut un réel succès et sorti cette même années le CPC 664 équipé d'un lecteur de disquettes trois pouces intégré. Sa vie fut de courte durée puisqu'en 1985 il fut remplacé par le CPC 6128 qui était plus compact, plus soigné et surtout qui avait 128Ko de RAM au lieu de 64Ko.