GAMESAUTEURS DE JEUX ★ INTERVIEW - Iznogoud, c'est bonnard! ★

Jean Tabary - Iznogoud - Infogrames|Tilt)Games Auteurs De Jeux

L'union entre BD et micro est-elle un mariage d'amour ou de raison ?

A l'occasion de la sortie du jeu Iznogoud édité par Infogrames, nous avons rencontré Jean Tabary qui préside seul, depuis la disparition de Goscinny, à ta destinée de ce héros de BD ambitieux et méchant. Pour la réalisation du jeu, la main de Josiane Girard, graphiste chez Infogrames, s'est substituée à celle de Tabary. Réactions d'un dessinateur adepte des techniques traditionnelles face à un outil graphique nouveau, l'ordinateur...

- Comment en êtes-vous venu à collaborer avec Infogrames ?
- Nous nous sommes rencontrés tout à fait par hasard au salon de la Bande dessinée à Angoulême. Infogrames était installé au stand de Glénat où l'équipe montrait Les Passagers du Vent. Ensuite, l'idée a mûri puis ils m'ont recontacié et je suis allé passer une journée chez eux à Villeurbanne pour voit comment çà fonctionnait. J'avoue que quand on n'a pas été élevé dans l'informatique, çà paraît un peu compliqué.


aperçu des superbes graphismes du jeu,
un dessin des personnages du logiciel.

- De quelle manière avez-vous travaillé avec eux?
- Je leur ai fait un certain nombre de croquis d'Iznogoud et des autres personnages dans différentes positions, et on a mis au point des gags en tenant compte de la structure propre aux jeux informatiques. Avec la bande dessinée, il n'y a aucune limite, on peut faire ce qu'on veut alors que dans le jeu informatique, il y a des contraintes que je ne connaissais pas et qu'il a fallu que je comprenne. Pour le scénario, ils se sont servis de plusieurs albums dont ils ont extrait un tas d'éléments, de gags... C'est un mélange de trois albums. Le logiciel sera d'ailleurs fourni avec un album, « l'Anniversaire d'Iznogoud ». Je suis ensuite retourné chez Infogrames deux fois pour voir, mais réaliser un jeu est un métier à part entière, je ne suis pas capable de le faire. Je proposais des idées, et on me disait si c'était réalisable.

- Trouvez-vous le jeu fidèle à vos bandes dessinées ?
- Fidèle... Ce n'est pas le même irait, mais c'est très réussi.

- Êtes-vous attiré par le dessin sur ordinateur?
- J'ai essayé d'en faire, chez Infogrames et dans un salon de bande dessinée à Blois où il y avait un ordinateur. C'est un peu déroutant, car on ne regarde pas sa main dessiner mais l'écran. C'est encore une technique différente. Le dessin sur ordinateur n'offre pas la finesse de trait des dessins originaux. Je crois que ce qui arrête les créateurs dans l'exploitation de leurs personnages, de leur art par ce moyen, c'est qu'on ne reproduit pas exactement ce que l'on souhaite dire. Il s'agit en fait d'une interprétation un peu déformée de ce qu'on crée, il faudra arriver à ce que cela soit plus précis. Le plus étonnant avec ce procédé, ce sont les couleurs dont la beauté peut difficilement être obtenue par d'autres moyens- Même avec du beau papier, on obtient rarement des couleurs aussi chatoyantes sur un album.

- Quelle sera votre prochaine BD?
- Je termine un « Corinne et Jeannot « qui sort à la fin de l'année, j'édite un album sur la ville de Niort et je travaille sur le nouvel « lïnogoud » qui s'appellera s Iznogoud enfin calife s et qui sortira l'année prochaine.

Propos recueillis par Jean-Philippe Delalandre , Tilt  41 , Avril 87

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L'Amstrad CPC est une machine 8 bits à base d'un Z80 à 4MHz. Le premier de la gamme fut le CPC 464 en 1984, équipé d'un lecteur de cassettes intégré il se plaçait en concurrent  du Commodore C64 beaucoup plus compliqué à utiliser et plus cher. Ce fut un réel succès et sorti cette même années le CPC 664 équipé d'un lecteur de disquettes trois pouces intégré. Sa vie fut de courte durée puisqu'en 1985 il fut remplacé par le CPC 6128 qui était plus compact, plus soigné et surtout qui avait 128Ko de RAM au lieu de 64Ko.