
SKY, MY USER MANUEL ! Et oui, le mode d'emploi est en anglais. Certes, l'informatique nous habitue de plus en plus à la noble langue de Bowie. Plus personne ne se souvient d'une loi française obligeant tout importateur de produit étranger à le fournir avec une notice d'utilisation en français. Enfin, passons et essayons c'ê;re positif. Bravo pour la présentation : ici, les choix se font à l'aide des flèches et la validation d'une commande en appuyant sur « return ». Sobre et efficace. Suivant les cas, la validation entraîne l'apparition d'une fenêtre de sous-menu ou bien d'un message d'alerte. Le gros de l'écran est occupé par une portée où vient s'inscrire la mélodie et un mini clavier de piano permet de voir quelle est la noie saisie. On a beau jouer d'oreille, un clavier piano est plus parlant qu'un clavier Qwerty ! BARS AUTOMATIQUES Le problème principal vient de la saisie des notes (sur trois voies). Bien que le mode d'emploi me soutienne le contraire, il ne m'a pas été possible de rentrer une mélodie pas à pas. C'est d'autant plus gênant qu'une option dite de «bars automatiques », permettant de jouer le morceau « en direct » pendant qu'un métronome animé compte les mesures et inscrit bars et silences complique le tout. En effet, le clavier du CPC ne réagit pas vraiment au doigt et à l'œil. Il est très facile de se tromper et encore plus de remplir le tampon clavier si l'on appuie trop longtemps sur la touche. Il s'en suit une série de notes venant se placer dans n'importe quel ordre. Heureusement, il est possible de s'en sortir en ralentissant le métronome. A ce compte, i! suffit ensuite de corriger les morceaux en jouant du delete et de l'insert. Pas idéal mais utilisable. 
Aurais-je le culot de vous apprendre qu'il est possible de saisir une piste (une voie) en écoutant celle ou celles précédemment saisies ( playback ) ? Alcurdirais-je mon propos en lâchant négligemment que les fonctions « block » autorisant un travail rapide de recopie ou de transposition? Tsss... Laissez-moi plutôt vous dire en quoi TMS se singularise de ses petits camarades. Le synthétiseur. Celui de TMS mérite vraiment son nom. Il permet, de façon relativement aisée, de créer ses propres sons et surtout d'en créera partir de ceux existant en mémoire. Bien entendu, ces sons peuvent être sauvés sur disque. Je vous garantis que pour celui n'ayant jamais touché un synthétiseur de sa vie, il est agréable de disposer d'exemples. BRUIT BLANC Au moyen de l'éditeur, il est possible de choisir sa forme d'onde (couleur son), l'enveloppe ( ataque et durée os du son) et un « noise » est même présent. Noise ? Voul. Appelé bruit blanc et composé en tait de toutes les ondes en même temps, c'est le noise qui permet de réaliser des bruits d'explosions ou des effets de vent. Bref, un éditeur de sons très complet et pour conclure, un bon produit Hélas, deux reproches et de taille : on ne peut dans la première version imprimer sa partition. Pire, il n'est pas possible dans les deux cas de sauvegarder un morceau afin de l'inclure dans l'un de ses programmes. Du moins cela n'est pas prévu et seule une connaissance de l'assembleur Amstrad peut théoriquement y remédier. Dommage... THE ADVANCED Aucune différence fondamentale avec The Music System, si ce n'est l'apport des deux modules supplémentaires : - Le Linker qui permet, par chaînage de plusieurs fichiers, la construction de compositions conséquentes (environ 24 ko).
- Le Printer qui, comme son nom l'indique. I autorise sous différents formats et sur ' divers types d'imprimantes, l'impression de partitions. Privilège considérable pour les auteurs compositeurs : la possibilité d'inclure et d'imprimer des paroles (7423 caractères) sous les portées et de sauver celles-ci séparément (ou non). Six voix maximum peuvent être réparties sur les deux portées (clé de sol, clé de fa) et ainsi imprimées (mais bien sûr, non écoutées. L'Amstrad ne disposant que de trois voix). On imagine le résultat d'apparence très professionnelle d'un tel travail, d'autant que l'impression parfaitement normalisée, est ici d'une qualité irréprochable.
Jean-Claude Paulin & Cyrille Baron , AM-MAG
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