
Les techniciens d'Industrial Might & Logic ont mis une machine de fabrication de jouets au point, The Beast, dont le haut niveau de technicité permet une indépendance totale. En théorie. Car le problème est qu'elle tombe très souvent en panne, et qu'il faut l'assister en permanence. C'est pour ça que vous avez été engagé, pour effectuer les réglages, vérifier la production, contrôler l'efficacité de The Beast. Au début du jeu on doit choisir entre deux personnages, Fred ou Fiona. Habillé d'une salopette et une belle casquette sur la tête notre personnage entre dans J'usine pour effectuer ses 7 heures de travail habituelles. Là, le chef de production lui indique le nombre, et le type de jouets à fabriquer, attention de bien mémoriser (cela va de la poupée blonde au méchant Dark Vador) et de faire attention à la couleur du jouet. Ensuite c'est la confrontation avec The Beast, la terrible machine aux mille boutons et aux tonnes de tapis roulants Notre ouvrier de service doit sauter de plate-forme en plate-forme, bondir sur les tapis roulants, resserrer des écrous, enclencher des manettes, vérifier les voyants, et même pédaler pour faire démarrer la machine. Pour l'aider dans sa tâche, notre cher ouvrier ou ouvrière dispose d'une boîte à outils qui contient divers objets: ballon d'hélium pour arriver directement en haut de la machine, parapluie pour redescendre, allumette pour le fourneau, aspirateur ou piège pour lutter contre les insectes qui viennent foutre le bordel dans la machine. Beaucoup de travail en perspective, et au fur et à mesure que les heures avancent, les jouets à fabriquer seront de plus en plus nombreux, et de plus en plus compliqués Lucasfilm Games se lance dans la production de jouets, mais la Machine de fabrication a des problèmes, on a besoin de vous. Voilà un jeu au thème et au concept original En fait l'organisation fait penser aux ancêtres des jeux sur ordinateurs, les petits Game&Watch à cristaux liquides Vous pouvez diriger Fred ou Fiona, au joystick ou au clavier, le bouton de feu sert à sauter, et une touche du clavier vous permet d'accéder à la boîte à outils. Les graphismes ne sont pas extraordinaires, mais suffisamment clairs pour qu'on se repère dans le fatras de tuyaux et de tapis roulants. La machine prenant plus de place que l'écran ne peut être affichée en entier, un scroll est effectué quand vous arrivez en haut.    
Au niveau des bruitages, ne vous attendez pas à . quelque chose de délirant, le son se limite à quelques petites ponctuations sonores quand on ramasse des objets. Sans être un chef-d'œuvre, Night Shift est un soft agréable et amusant qui a en plus le mérite d'être difficile à terminer. Testé par SEB , Joystick juin91, p177 |