Educ-Maternelle (Micro-C)Les deux volumes d'Educ-Maternelle sont à cet égard des cas d'école. Le premier s'adresse aux enfants des classes moyennes et supérieures de la maternellequi commencent à manier des lettres et des chiffres. PEUT FAIRE MIEUX Page d'accueil et notice (s'adressant aux adultes) sont agréablement réalisées, couleurs attrayantes, graphisme fin et aérien. Le bruit de téléscripteur n'est pas d'un goût exquis, mais ce n'est qu'un détail car la partie purement pédagogique est bien pensée. On ne saurait en dire autant du dessin des lettres, l'essentiel de ce programme. Les caractères montrés en exemple aux enfants sont en effet hideux. Pire, illisibles pour certaines lettres telles que le Q ou le W qui n'est pas – typographiquement parlant – un simple M renversé. Alors que le moindre jeu d'arcade affiche des caractères redéfinis à faire pâlir un imprimeur. Educ-Maternelle rampe pitoyablement, affichant au pinceau des lettres et des chiffres dont les pixels sont, sans exagération aucune, de la taille du curseur ! On croit rêver. Educ-Maternelle 2 ne s'améliore que dans la mesure où les dessins sont plus nombreux et cachent de ce fait la grande misère de la typographie. A l'âge où s'éveillent le goût et la sensibilité des enfants, c'est la plus belle des calligraphies qui devrait être retenue. Le labyrinthe des sciences (V.T.A.) L'idée de départ est plaisante, un enfant déambule dans un labyrinthe; pour en sortir, il devra répondre correctement à diverses questions (de physique et de chimie pour le soft testé) et échapper à quelques embûches. Tant qu'à réaliser un jeu d'aventuré, autant utiliser toutes les ressourcesdu CPC. Hélas, si graphiste il y a, il s'est contenté de représenter un personnage raide comme un élève au piquet. L'animation est minimale: une direction choisie, le personnage s'efface et se redessine, un bras tendu vers la porte. Laquelle, toute en fil de fer. s'ouvre elle aussi en deux temps. Pendant quelques secondes, la nouvelle pièce ainsi que la bordure de l'écran flashent frénétiquement ; un vrai supplice pour les yeux, la conjonc-tivite assurée ! Quelques mauvaises rencontres pimentent l'action, un fantôme surgit – bel exemple d'irruption de l'irrationnel dans l'univers très cartésien de la science ! Un diamant vert traîne dans un couloir. A moins que l'on passe son chemin, on peut le prendre ou bien le regarder de près. Dans le premier cas, l'imprudent se coupe à un doigt (!) et perd des points. L'autre alternative renvoie un message pour le moins agressif du genre « Passe ton chemin, il n'y a rien à voir» Et la loupe des lapidaires alors, a quoi sert-elle ? L'auteur ne se serait-il jamais intéressé à l'eau d'un diamant ou au jardin d'une émeraude ? Les questions scientifiques apparaissant sur un tableau noir sont assorties de trois réponses possibles. L'accent est mis sur les règles de sécurité. Une partie ludique moins rébarbative et mieux animée aurait été la bienvenue. Un peu de fantaisie et d'imagination n'ont jamais porté ombrage au savoir. B.J., AMMAG 42
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