Ole! C'est une véritable invasion espagnole que subissent nos CPC. Après Navy Moves et After the War, voici Corsarios, soft de baston d'inspiration Double Dragon, mais dans lequel les punks et skinheads sont remplacés par des pirates et corsaires. Le tout dans une réalisation impeccable bien supérieure aux deux suites de Renegade. Mais n'oubliez pas: en langage CPCien, espagnol signifie suprême difficulté!Ah, voilà un jeu comme je les aime: les coups claquent, font mal, les adversaires sont à la hauteur de mes poings destructeurs, et les situations savent ménager surprises et nouveautés. Ça, c'est le premier coup d'œil, car après quelques combats bien sanglants, je me rends compte que non seulement je vais au casse-pipe, mais surtout au casse-tête, mettant un temps fou à progresser. 
KEEP COOL! Avant tout, un précepte: garder son calme, car plus on est pressé, et plus on combat de vilaines grappes humaines. Pour les mouvements, le héros description: cheveux rouges et muscles saillants - peut donner coups de pied et coups de poing. Diriger le joystick en diagonale vers le haut permet de sauter pieds en avant, ce qui est bien pratique face à plusieurs ennemis. Cela pour le début car, une fois sur le bateau, vous maniez le sabre, ce qui devrait aiguiser vos réflexes, à moins que vous ne préfériez que votre mie (prisonnière des pirates) ne finisse jetée en pâture aux requins.  
SOYEZ BRAVE! Corsarios a un je ne sais quoi de jeu d'aventures. OK, la base est de l'arcade pure et dure, le contraire d'un soft pour mauviettes, mais le fait d'avoir, pour chaque mouvement, une nouvelle difftculté, lui donne un petit plus non négligeable. Maintenant, facilitons vos recherches. Par exemple, une fois arrivé sur le pont du bateau, il ne faut pas descendre les escaliers (glissants et meurtriers), et aller latter du géant étrangleur. Montez à gauche sur le château arrière, sautez en diagonale pour attraper le mât, et grimpez vite en évitant projectiles et perroquets. Descendez le pavillon pirate. Ensuite, laissezvous choir. Le géant, totalement époustouflé par votre acte de bravoure, est allé se planquer derrière ses acolytes: la voie est (relativement) libre. SI DUR ET SI BEAU... Bon, ce n'est pas par hasard si je vous ai donné un exemple d'action. Car à chaque fois, il faut se prendre sec la tête pour trouver quel mouvement faire et, ensuite, le réaliser. Tout ça pour prouver que Corsarios n'est pas vraiment un soft dans lequel on joue: ON Y AVANCE. On ne s'y détend pas, ON S'Y CONCENTRE. Le contraire. de Puffy's Saga, que je viens de tester (cherchez dans le coin). Pour ma part, j'aime les deux styles, mais il est vrai qu'un jeu de cette difficulté ne captive qu'à une condition: que les graphismes et l'animation soient parfaits. Et, dans le cas présent, ILS LE SONT! Même que Robby, les yeux grands ouverts par-dessus mon épaule, en est vert de contemplation. Matt MURDOCK CORSARIOS de OPERA SOFT Distribué par UBI SOFT Graphisme : 96% Son : 68% Animation : 85% Ergonomie: 58% Global 80% Test par Matt Murdock, ACPC n°21 Decembre 89
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