15h30, LE TÉLÉPHONE SONNE, une voix hésitante vous prévient qu'une bombe explosera d'ici quarante-cinq minutes dans l'ambassade ! Bien que parfaitement organisée, l'évacuation a tout de même duré quinze minutes, et il ne vous reste qu'une demi-heure pour retrouver la bombe et la désamorcer ! 
L'exploration des 70 salles que comporte l'ambassade est loin d'être facile, car de nombreuses portes sont restées fermées après la fuite générale, et personne n'est là pour vous indiquer la position des clés. Vous ne devez négliger aucun détail, mais sans vous apesan-tir, puisque le jeu est en temps réel ! Chaque salle est représentée par un graphisme en 16 couleurs, et comme de juste, le déplacement d'une salle à l'autre s'effectue par les points cardinaux. Dans certains cas, l'interpréteur peut ? digérer ? des phrases de plus de deux mots, mais il se révèle rapidement très limité et ignore l'existence de la plupart des objets pourtant visibles à l'écran. Ainsi, cette particularité désagréable, conjuguée avec l'obligation d'utiliser les articles, gâche-t-elle passablement le plaisir engendré par les excellents graphismes et la réponse quasi instantanée du programme. Dommage. La comparaison avec SRAM est bien sûr inévitable, mais l'approche d'Attentat est différente, avec un scénario d'actualité, une action plus rapide et moins de réflexion, ce qui ne sera pas pour déplaire à certains. A noter : lorsque vous perdez, l'écran représentant l'ambassade en ruines après l'explosion est certainement l'un des plus impressionnants qui soit sur Amstrad. Disquette : 195 F. Edité par Rainbow Production. Stéphane PICQ, SVM n°30 (Juillet/août 1986)
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