GAMES ★ AMSTRAD CENT POUR CENT - DOSSIER BD: GASTON LAGAFFE ★

Dossier Bd Acpc - P04 - Gaston

CHERCHEZ LE GAG

A traîner dans les bureaux des éditions Dupuis (ou à l'école), on finit par s'ennuyer. Surtout quand on est bourré d'imagination, que le travail vous endort et que l'on a gardé la naïveté de l'enfance. Voilà sans doute pourquoi, GASTON LAGAFFE, l'anti-héros créé par André FRANQUIN dans Spirou en 1957, se heurte sans cesse aux rebuffades de ses collègues Prunelles et Fantasio. Pourtant, Gaston a toutes les qualités, jugez vous-même : ami des bêtes, il héberge dans son bureau, une mouette rieuse, un poisson rouge, une souris blanche et un chat de gouttière. Artiste méconnu, il invente toutes sortes d'instruments de musique, dont le célèbre gaffophone, espèce de harpe géante et vivante ( ?). Doué d'un esprit scientifique aigu, il se livre à des expériences chimiques et culinaires si poussées qu'il a parfois du mal à se souvenir s'il est en train d'inventer un nouveau savon révolutionnaire ou une pâte à crêpe à la sauce tomate ! Et c'est là le HIC !... Notre Gaston au pull-over vert et aux espadrilles bleues est une calamité ambulante, une catastrophe naturelle sur deux pattes , sur tout ce qui l'entoure, l'effet d'un nuage de sauterelles, d'un typhon quatorial ou d'une éclipse de lune : TERRIFIANT. Entre ses mains, l'innocent gaffophone se transforme en une arme terrible capable de détruire une escadrille d'avions supersoniques. Sous son influence, la mouette rieuse devient un dangereux prédateur attaquant en piqué le premier crâne qui passe, surtout s'il s'agit de celui d'un certain De Mesmaeker qui vient signer un contrat. Son étourderie et l'incompréhension de ceux qui l'entourent transforment ses inventions géniales en pièges diaboliques. Son parapluie à ouverture automatique se métamorphose en une araignée géante qui terrorise tout un quartier. Le système photoélectrique qu'il a créé pour commander l'ouverture des portes inaugure un nouveau type de guillotine. Son monorail d'intérieur se révèle être un casse-tête au sens propre du terme. Le système anti-pollution qu'il a adapté sur sa vieille voiture empoisonne toute une rue. La balançoire horizontale à élastique, spéciale pour bureau, l'expédie, telle une fronde meurtrière, sur les plus hauts buildings... Etc. Heureusement, il y a M'oiselle Jeanne... La merveilleuse secrétaire à lunettes et à queue de cheval, l'inconditionnelle admiratrice de Gaston pour laquelle celui-ci a des attentions toutes particulières... En 6 images ou sur 1 page, les planches de Franquin sont de véritables chefs-d'œuvre de drôlerie et de fantaisie poétique. Son graphisme à l'élégante vivaj rite du trait traduit la jeunesse d'esprit de l'auteur. Doté d'une exceptionnelle faculté à saisir les expressions des corps et des visages tant dans le mouvement que dans la mobilité, Franquin est un des rares auteurs de sa génération dont se réclament sans réser-' ve les jeunes dessinateurs contemporains. Certains bruits ont couru sur les écarts d'humeur de Franquin, dont on disait qu'ils étaient dus à l'obsession qu'il avait de trouver sans cesse et toujours de nouveaux gags originaux et percutants. On peut trouver un écho de cet état d'esprit dans les merveilleuses IDEES NOIRES publiées aux éditions Audie. Spirou, le Marsupilami, les Idées Noires et Gaston font d'André Franquin (avec JiJé) le meilleur dessinateur belge de bandes dessinées.

GASTON
MENE L'ENQUETE

Maurice de Bévère

Né à Courtrai (Belgique) le 1er décembre 1923, il entre, à l'âge de 20 ans dans un studio belge de dessins animés. En 1946, il prend le pseudonyme de Morris pour publier, dans Spirou, les premières aventures de Lucky Luke.
En 1948, il part aux Etats-Unis pour se documenter sur le terrain. Il y restera six ans, pendant lesquels il envoie régulièrement les planches de Lucky Luke à Spirou. C'est aux U.S.A, qu'il rencontre Goscinny qui deviendra, dès son retour en Europe en 1955, le scénariste de "l'homme qui tire plus vite que son ombre" ("Des rails dans la prairie" 9ème épisode). En 1968, Morris arrive à Paris où il rejoint l'équipe de Pilote dirigée par Goscinny avec lequel il réalise en collaboration avec Tchernia un dessin animé de long métrage : "Lucky Luke", suivi en 1978 par "La balade des Daltons".
Le graphisme de Morris est clair et précis et s'inspire largement de la technique de mise en scène du cinéma. Créateur de Lucky Luke, il a su imposer à Goscinny sa vision du personnage. Ensemble, ils ont recréé d'une manière parodique mais sans être trop caricaturaux, l'univers du Far-West, n'hésitant pas à reprendre des grandes figures de son histoire en les transposant dans l'univers humoristique de Lucky Luke. Malgré ses 42 ans et sa cinquantaine d'albums, cette série n'a pas accusé une baisse de qualité contrairement à certaines B.D qui se prolongent. Elle reste encore et toujours un classique.

"M'ENFIN !", c'est le cri de désespoir que pousse Gaston quand il découvre avec horreur les restes épars de son invention musicale la plus retentissante : le gaffophone. Quel être ignoble, quel personnage aussi peu respectueux du génie' humain a pu commettre cette abomination ? C'est cette énigme, digne des plus grandes enquêtes de Sherlock Holmes, que va devoir résoudre Gaston. Mais il devra faire vite car l'inénarrable agent de police Longtarin est lui aussi sur la piste... La course-poursuite s'engage dans les locaux des éditions Dupuis (célèbre éditeur belge) où travaille Gaston, très rarement, comme employé de bureau et qui sert de théâtre à la majorité de ses gaffes en tous genres (lire article, ci-contre). Ce logiciel, proposé par Ubi Soft, est en fait une adaptation du "Cluédo", jeu de société bien connu des amateurs d'énigmes policières. La seule originalité réside dans la présence de Gaston qui éclaire, mais d'un unique gag, ce jeu aux graphismes bien réalisés. Un jeu moyen qui contentera les moins exigeants d'entre vous.

M'ENFIN édité par UBl SOFT.
135 F TTC

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L'Amstrad CPC est une machine 8 bits à base d'un Z80 à 4MHz. Le premier de la gamme fut le CPC 464 en 1984, équipé d'un lecteur de cassettes intégré il se plaçait en concurrent  du Commodore C64 beaucoup plus compliqué à utiliser et plus cher. Ce fut un réel succès et sorti cette même années le CPC 664 équipé d'un lecteur de disquettes trois pouces intégré. Sa vie fut de courte durée puisqu'en 1985 il fut remplacé par le CPC 6128 qui était plus compact, plus soigné et surtout qui avait 128Ko de RAM au lieu de 64Ko.