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EDITEZ VOS JEUX INTERDITS

L'art de traduire une partition en données assimilables par le processeur sonore (commande SOUND) vous est connu depuis l'article de Micro-Mag n°1.

Sa conclusion, l'achat d'un logiciel musical ne s'impose pas toujours.

Voici donc un utilitaire (listing 1) destiné à faciliter votre vie de compositeur. Le mode d'emploi assez conséquent est volontairement exclu du programme afin de ne pas en allonger la frappe. Le détail des procédures permettra de mieux appréhender son fonctionnement et soulignera les points essentiels à respecter.

Fonctionnement

Son but est normalement de fournir trois données de base quasiment indispensables: la valeur du canal, la séquence vibratoire de la note et un indice de durée qui respecte le rapport de temps entre les différents types de notes (blanche, noire, etc.). Cet indice sera ensuite multiplié par une valeur plus ou moins grande afin de varier la vitesse d'exécution. Dès le lancement, le programme vous propose de recharger un fichier (poursuite d'un travail). Sachez qu'un fichier sauvegardé contient, en plus des valeurs musicales, les différents paramètres spéciaux déterminés lors d'un premier travail (numéro d'enveloppes, bruit, canaux concernés par ces données) et ceux utiles à la reprise ultérieure d'un travail (nombre total de données, lieu de stockage en Ram pour la suite du morceau). S'il s'agit d'un nouveau travail, vous pourrez ou non adjoindre des données supplémentaires (numéro d'enveloppe de volume, de tonalité ou indice de bruit) aux trois données de base ainsi que le ou les canaux concernés par ces paramètres. Bon à savoir: si vous choisissez ces trois données pour, par exemple, un son particulier sur le canal B (le canal A restant lui en son pur), le complément sera fait par le programme pour les notes du canal A avec une enveloppe de volume, de tonalité et une indice de bruit, tous mis à 0. Cela afin que la routine de votre programme ultérieur puisse toujours chercher le même nombre de données. Bien sûr, le programme peut être modifié de telle sorte qu'il ne sauvegarde pas ces compléments à 0. Il devra alors tester, suivant les valeurs-canal (il en existe certaines relatives à un seul, vu les possibilités de rendez-vous), à quel canal il a affaire (A, B ou C) pour aller chercher le nombre correct de données le concernant. Ces tests Basic sont extrêmement longs.

Notre choix a aussi été guidé par le fait qu'un thème musical assez important agrémente souvent l'écran de présentation. On peut alors mettre tout cela dans un programme à part, qui au final, lancera le programme principal (l'importance du nombre de données n'est plus alors un inconvénient).

Exemple d'un cas spécial: vous désirez un numéro d'enveloppe, de volume et de bruit pour le A et d'env. de tonalité seulement pour le B. Il faut alors déclarer les trois, sélectionner les canaux A et B et ensuite modifier à l'écran ces données pour chaque canal en mettant à 0 celle(s) qui ne s'applique(nt) pas à lui. A éviter car trop fastidieux!

Au menu

Apparaissent ensuite à l'écran, quatre flèches dans quatre menus autorisant différents choix:

  • HAUT (touches «.» et F0) : sélection du canal désiré et possibilités de rendez-vous avec un ou deux autres canaux.
  • BAS (touches gauche et droite) : choix d'un indice de durée, valables pour les notes et les silence (voir DROIT). Signification des abrégés:
    - R : Ronde
    - B P: Blanche pointée
    - B : Blanche
    - N P : Noire pointée
    - N :Noire
    - C P : Croche pointée
    - C : Croche
    - D C P : Double croche pointée
    - D C : Double croche
    - T C : Triple croche


Cet éventail de durées devrait suffire à couvrir la plupart des partitions.

  • DROITE (touche haut et bas) : choix de la note désirée. La portée en clef de Sol présente trois octaves de MI à ML «S» permet de demander un silence. Diéser ou bémoler une de ces notes s'obtient par l'option GAUCHE.
    • N. B. Le bémol sur le MI le plus grave et le dièse sur le Mlle plus aigu n'ont pas d'effet sur sa valeur, ces notes étant limites.
  • GAUCHE (touches « I >> et «+») :


-  Env. Ent. Bruit: octroie un numéro d'enveloppe de volume, de tonalité ou une valeur de bruit. Attention, ces données ne seront sauvegardées que si vous en avez fait la déclaration prélable. Elles seront alors ajoutées aux valeurs canal-note-durée et ce, uniquement pour le ou les canaux choisis au départ, les autres étant à 0. Employer les touches «*» et «}» en vous plaçant devant les valeurs à modifier.

-  Dièse et Bémol: modifient en conséquence la note choisie sur la portée. Normal rétablit l'état naturel de la note.

-  Reset-Sauver: le résultat des diverses opérations mentionnées ci-dessus, s'inscrit toujours interactivement en bas à gauche de l'écran à la suite de SOUND. Il est donc possible de sélectionner le canal, la note (avec ou non altération) et la durée, puis de relever le résultat exploitable ultérieurement au sein de programmes Basic dans des lignes DATA (voir Micro-Mag n°l). Cette solution est recommandée aux débutants en programmation pour de petites mélodies. Toutefois, les plus costauds peuvent procéder autrement. Une fois les divers paramètres réglés, l'appui sur la barre d'espacement transfère les données dans une zone mémoire réservée en Ram (à partir de 20000, ce qui permet de placer encore plus de 21000 données).

Un compteur indique le nombre de données sauvegardées dans cette zone. Un appui sur «E» permet à tout moment d'en apprécier le contenu. Toutefois, il s'agit d'une lecture simplifiée ne prenant en compte que les notes, durées et bruit, le résultat étant passé uniquement sur le canal A (soit le 1). Des séquences non terminées de canaux en rendez-vous, auraient risqué de bloquer irrémédiablement le programme. Quant aux enveloppes de volume et tonalité, nous n'avons ici que leur numéro. C'est vous en effet qui déterminerez leurs natures exactes dans votre programme. Cette vérification permet cependant de vérifier globalement la justesse de la mélodie. Un contrôle fréquent permet de déceler les «couacs», car l'option Reset, à chaque demande, autorise certes le retour en arrière, mais en «supprimant» la dernière séquence de données.

L'option «sauver» sauvegarde un fichier binaire contenant toutes ces données. Il suffira de le recharger dans une zone protégée par MEMORY et d'aller puiser les valeurs par PEEK (listing 3). Le listing 2 est un chargeur Basic recréant un fichier binaire du type de celui généré par le programme 1. Une fois JEUXINT.BIN créé, il peut être exécuté par le programme 3 ou rechargé dans le programme 1, ou bien encore utilisé pour faire fonctionner le programme 4 (listing 4, créa-

teur de DATA). Ce thème est le reflet exact de la partition guitare de «Jeux Interdits». Par cette option (sauver), pensez à effectuer de temps à autre une sauvegarde de sécurité, on n'est jamais à l'abri d'une micro-coupure secteur. Sachez encore qu'un appui sur CONTROL/F place la valeur 255 pour le canal, la note et la durée, ceci afin de marquer la fin de votre travail. Examinez le programme 3 qui détecte ainsi la fin des données de la mélodie.

On peut éventuellement se passer de CONTROL/F en testant ultérieurement la mise à 0 de toutes les données. Mais si la zone où elles sont placées contiennent déjà des valeurs non remises à 0, vous risquez d'avoir des problèmes de détection de fin.

Enfin, si vous rechargez dans le premier programme un fichier clôturé par CONTROL/F (par erreur ou pour un essai intermédiaire), le programme le détectera et se chargera automatiquement de supprimer les valeurs de clôture (255) pour vous permettre de continuer le travail! Au final, s'il y a des «couacs», le petit programme n°4 qui récupère les valeurs binaires sous forme de lignes de DATA, permet de chercher et corriger plus facilement les erreurs. Attention, celui-ci crée de fausses lignes Basic affichées à l'écran comme un texte quelconque. Il faut ensuite employer SHIFT/flèches directionnelles pour amener un second curseur sur chacune de ces lignes et les dupliquer par COPY. Si votre oeuvre est trop conséquente, les lignes DATA risquent, après scrolling de l'écran, de disparaître par le haut sans que vous les ayez validées. La solution: dès le remplissage des 3/4 de l'écran, appuyez deux fois sur ESC et relevez le numéro de la dernière ligne. Validez les lignes sauf la dernière certainement incomplète. Tapez AD = le numéro rele-

vé de la dernière ligne, suivi de : GOTO 150. Validez par RETURN et le programme continuera pour les données attendues (Nous avons coordonné le numéro de ligne avec la valeur de l'adresse en Ram).Nous utilisons personnellement cette procédure, car relever les valeurs à l'écran pour les ressaisir en DATA s'avère laborieux pour de longues mélodies. Voilà! En fin de listing figure une liste des principales variables, le programme étant lui structuré par des Rem. Tout cela devrait vous permettre d'arranger à votre guise cet utilitaire de base.

Exemple de modifs

  • Si je vois par exemple, tous les FA - sans exception, ou alors une ou deux facilement modifiables dans les lignes DATA - sont diésés dans la partition, je remplace dans la ligne des séquences vibratoires (chargement de DIM n), la valeur de FA par celle de FA# lisible à sa droite (cela, bien sûr, dans les trois octaves). Je n'ai plus ensuite à me préoccuper de demander un dièse avec le menu gauche, chaque demande de FA à droite donnant directement un FA#. On peut donc, pour un travail conséquent, modifier toutes les valeurs conformément à l'armature (altérations à la clé). C'est la procédure employée pour «Jeux Interdits», la deuxième partie de la mélodie comportant 4 dièses à la clef, cela m'a pris deux minutes pour modifier les valeurs de DIM n, quelques minutes supplémentaires m'ont suffit à retrouver le seul DO qui était demandé à l'état naturel (précédé d'un bécarre).
  • Si l'on ne joue que sur un seul canal, on peut enlever le POKE ADR, CANAL et transformer ADR - ADR + 4 par ADR = ADR + 3. Le numéro de canal sera donné directement derrière la commande SOUND de votre programme, cela évitera de prendre la place en mémoire pour placer cette valeur de canal toujours identique.

Bien d'autres modifications sont possibles. Suppression de la durée si des enveloppes en volumes s'occupent de la fixer. Modification des trois octaves en chargeant DIM n avec d'autres valeurs et en effectuant le changement de nom$ (ne pas oublier que des notes comme MI dièse, FA bémol, SI dièse et DO bémol sont représentées dans le chargement DIM n par O pour simplifier la programmation  de la conversion : position de la flèche = quelle note? Un test permettant ensuite d'établir la note correcte, MI dièse prenant la valeur de FA, etc.). Vous pourrez ensuite entrer dans les premières lignes de l'utilitaire, vos diverses enveloppes de volume et tonalité et mofifier la commande SOUND dans les lignes après REM ECOUTE SIMPLIFIEE. Pour les faire prendre en compte ou encore si vous êtes sûr de vous, remplacez dans cette même commande le 1 (numéro de canal), par la valeur de canal demandée dans les données. Ne soyez pas étonné que le listing 2 ne contienne pas les valeurs habituelles de séquences vibratoires des notes ( ex: 239). En effet, il s'agit uniquement d'un chargeur Basic destiné à créer un fichier binaire comme celui généré par le programme 1.

Une adresse de la mémoire vive ne pouvant accueillir un nombre supérieur à 255, la valeur d'une note plus élevée est stockée sur deux adresses. Ce qui explique que lorsqu'on appuie sur la barre d'espace dans le programme 1, le compteur augmente du nombre voulu de données + 1. Le programme 4 quant à lui, remet tout cela en ordre pour présenter dans les DATA, la valeur de la note sous sa forme correcteLors de notre prochain rendez-vous, je vous proposerai un synthé très original permettant à tous ceux qui ont une sainte horreur du solfège, de conserver une mélodie jouée directement au clavier. En attendant, bon travail ou bon amusement (c'est selon...).

Guy Poli, MICROMAG

★ EDITEUR: MICRO MAG
★ LICENCE: LISTING
★ ANNÉE: 1989 (JUIN)
★ CONFIG: ???
★ LANGAGE:
★ AUTEUR: GUY POLI

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QUE DIT LA LOI FRANÇAISE:

L'alinéa 8 de l'article L122-5 du Code de la propriété intellectuelle explique que « Lorsque l'œuvre a été divulguée, l'auteur ne peut interdire la reproduction d'une œuvre et sa représentation effectuées à des fins de conservation ou destinées à préserver les conditions de sa consultation à des fins de recherche ou détudes privées par des particuliers, dans les locaux de l'établissement et sur des terminaux dédiés par des bibliothèques accessibles au public, par des musées ou par des services d'archives, sous réserve que ceux-ci ne recherchent aucun avantage économique ou commercial ». Pas de problème donc pour nous!

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L'Amstrad CPC est une machine 8 bits à base d'un Z80 à 4MHz. Le premier de la gamme fut le CPC 464 en 1984, équipé d'un lecteur de cassettes intégré il se plaçait en concurrent  du Commodore C64 beaucoup plus compliqué à utiliser et plus cher. Ce fut un réel succès et sorti cette même années le CPC 664 équipé d'un lecteur de disquettes trois pouces intégré. Sa vie fut de courte durée puisqu'en 1985 il fut remplacé par le CPC 6128 qui était plus compact, plus soigné et surtout qui avait 128Ko de RAM au lieu de 64Ko.