Après Vindicators, Xybots est le second soft de Tengen qui me passe par les mains. La première impression qu'on a d'un jeu, c'est naturellement la boîte que l'on tient entre ses pattes. De ce côté-là, Xybots semble être un shoot'em up de grande classe. Mais sous des dehors charmants se cachent parfois de sombres découvertes...Personnellement, je n'ai jamais eu l'honneur de jouer sur la borne d'arcade du même nom. mais au dos de la boîte, il est écrit que l'adaptation du jeu de cale par Tengen tient du miracle, tant la qualité du jeu d'origine se retrouve dans la version CPC. Méfiance, voyons ce qu'il en est. Votre mission principale est de traverser un dédale souterrain pour triompher du terrible Master Xybot..  
CACABOUDIN !! Pourquoi cacaboudin ? Ben d'abord, parce que les dédales ressemblent tous plus ou moins à des boudins. Caca ensuite, parce que la page écran est moche au possible ; heureusement, elle disparaît assez vite. Les graphismes du jeu (en mode 1) ne sont hélas pas vraiment meilleurs : quatre couleurs suffisent pour mon personnage, le labyrinthe et les robots ennemis, sans compter les objets qui m'aideront à progresser dans le jeu... Sans être méchant, je dirai que l'ensemble est assez terne. TU VAS NOUS RACONTER UNE PARTIE, OUI? Au début du jeu, l'écran est divisé en trois parties : la partie supérieure contient à gauche et à droite un même tableau indiquant l'état dans lequel se trouvent le premier et le second joueurs, le Major Rock Hardy et le Captain Ace Ounn, qui jouent respectivement avec les touches du clavier et le joystick. Vous pourrez y trouver votre niveau d'énergie en pourcentage, la somme d'argent dont vous disposez, et le nombre de clés que vous avez en poche. Si vous êtes seul, vous pourrez incarner au choix l'un de ces deux types. Entre les deux tableaux, une carte représente la portion du labyrinthe dans laquelle vous vous trouvez. L'emplacement des pièces de 1 dollar, des clés et des bonus d'énergie que vous devez ramasser pour continuer votre périple est indiqué par un carré bleu. La partie inférieure est constituée de deux écrans correspondant à chacun des deux joueurs : à gauche, Hardy, et à droite, ce n'est pas Laurel mais Ounn (tu parles d'un nom !). ET LA CASTAGNE?! En orientant votre personnage au nord, à l'est (...), vous pourrez découvrir sous plusieurs angles de vue l'endroit où vous vous trouvez. Cela permet également, et là ça devient assez bidonnant, de dégommer un robot, de tourner de 90 degrés sur la droite, et de foutre immédiatement en l'air tous ses petits congénères à grands coups d'énergie en pleine bidoche ! Une technique infaillible pour détruire vos adversaires consiste à se déplacer latéralement (et sans avancer) dans un couloir : votre adversaire, moins rapide que vous, tentera de suivre vos mouvements et se placera en face de vous pour vous tirer dessus, mais à ce moment-là, une rafale subrepticement lancée quelques microsecondes plus tôt lui bousillera les condensateurs ! Pour échapper à ceux qui avancent vers vous, il est, en revanche, préférable de raser les murs et de se barrer à toute vitesse avant qu'ils ne fassent demi-tour et ne vous balancent un coup de phaser dans le fessier gauche (ou le droit, c'est selon...). A la fin de chaque niveau, les dollars que vous aurez ramassés vous permettront d'acheter de l'énergie vitale, de la puissance de feu ou des clés... Plus vous vous serez illustré le niveau précédent, plus vous pourrez acheter de choses différentes. DETAILS TORDANTS Si vous observez avec attention la course de votre personnage, vous vous roulerez par terre de rire : le mec se dandine véritablement en roulant d'une jambe sur l'autre ! Quant à son bouclier, il le porte en avant comme un bouquet de fleurs destiné à Miss X ; on dirait presque qu'il a peur de l'abîmer ! L'animation délirante du type mise à part, le scrolling, après examen minutieux de votre serviteur, n'est pas très orthodoxe : les distances sont représentées verticalement par des rectangles (genre reliefs dans ATF). L'ennui, c'est qu'arrivé en haut d'un rectangle. le type retombe en bas du suivant et continue les mêmes gestes tout au long d'une galerie. Résultat, vos joueurs ressemblent plus aux rejetons d'un canard et d'un kangourou femelle qu'à des héros ! Qu est-ce qu'il en reste ? Ben, malgré la multitude de défauts ci-dessus mentionnés, ce soft me plaît bien. Oui, je sais, j'en fais une critique peu élogieuse et je finis par vous avouer que je craque pour Xybots. Surtout, ne me demandez pas pourquoi, parce que je n'en sais rien moi-même. Quoi qu il en soit... on ne voit pas le temps passer. ÇA Y'EN A BON SOFT OU PAS ? Ceux qui ont aimé Highway Encounter aimeront Xybots qui en est un peu le prolongement. Pour les autres, je leur dirai simplement de regarder les notes et de relire mon article depuis la première ligne, d'abord parce qu'ils y trouveront une réponse, et ensuite parce que c'est le meilleur du journal. (Nan, arrêtez les mecs... Pas la fenêtre !!!). Lacsap , A100 n°17
|