
C'est vrai, quand il s'agit de tester un soft de baston à Amstrad Cent Pour Cent, je suis toujours en première ligne. Prêt à tout pour passer une nuit à bourrer de coups des adversaires, à user du nunchaku et de la chaîne à vélo par l'intermédiaire de notre CPC adoré. Pour Vigilante, j'étais d'autant plus excité que je ne connaissais pas à fond le coin up dont ce soft était adapté. Une bonne manière de compléter ma culture bastonale. Vigilante n'est pas vraiment le jeu qui demande une importante formation scientifique. Point de chichi, des réflexes, et beaucoup de puissance au joystick. Le héros se déplace en scrol-Hng horizontal, un peu comme dans Kung Fu Master. Bon. le problème, c'est que ce scrolling est pas mal saccadé, alors attention les yeux. Heureusement, les punks de service ne vous laissent que peu de temps pour la réflexion et commencent à vous entourer vitesse grand V. Oublié le scrolling (c'est bon signe), on est au cœur de l'action.    
ARRETEZ DE ME TIRER LES CHEVEUX ! En fait, des voyous à dégommer (n'oubliez pas que vous êtes un vigilante, une sorte de Die civil faisant régner l'ordre à la manière Bronson), il y en a pour tous les goûts. Les skinheads aux cheveux rouges ne sont pas très forts, un coup de pied, et hop ! au tapis. Par contre, ils vous tirent les cheveux et vous empêchent d'avancer. Des rockers graisseux vous envoient des shurikan avec une régularité métronomique. ce qui éventuellement vous permet d'attendre le bon moment pour leur faire comprendre qui est le maître. Les punks se contentent d'être punks, et de faire mal. A chaque fin de niveau, un puissant adversaire vient vous barrer la route. Cela va du bûcheron laid et barbu à la brute insensible à vos coups pourtant incisifs. OU EST MADONNA ? Il faut dire que vous avez une bonne raison de vous énerver, et surtout de finir les niveaux dans les temps, car l'horloge tourne, ne traînons pas. La bonne raison ? Cette bande de bouseux a enlevé Madonna. Je ne sais s'il s'agît de la chanteuse (ça m'étonnerait, vu l'armée de gardes du corps qu'elle se trimbale), mais quoi qu'il en soit, la petite doit avoir pas mal de qualités pour se trouver ainsi enjeu d'un tel combat. Un peu le genre Miss X quoi. Les voyous l'ont d'ailleurs attachée, tel un vulgaire jambon à une chaîne, dans une ruelle sombre. Arrivé au dernier tableau, vous pourrez la voir dans cette position peu confortable. ECLATE LA CHETRON... En fait, côté graphismes, le jeu n'atteint pas la qualité des softs comme Robocop ou Dragon Ninja, On peut même dire que les dessins onl parfois été bâclés. Mais malgré ses défauts, il reste agréable à jouer, surtout grâce à son ergonomie et à son action soutenue : ça cogne, ça pète, et il est assez jouissif d'éclater la chetron de deux adversaires en même temps (coup de pied sauté - arrière/avant). On peut même ramasser une chaîne à vélo pour mieux later la gangrène. Bref, on a vu mieux, mais on est quand même pris dans les filets du jeu. Et puis, croyez-moi, on verra pire dans le genre. Matt MURDOCK , A100 n°17
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