Une boule roule sur un tapis roulant piégé. Idiot, direz-vous. Non superbe. Gremlin Graphics a su tirer le meilleur de l'Amstrad. 
Il est des bonheurs de programmation qui ne s'expliquent pas. Pourquoi Pac Man a-t-il déchaîné l'enthousiasme des foules ? Difficile d'en cerner les raisons. Pour-durée de vie, à leurs fans de tous âges. Simplistes mais drôle, facile et dur à la fois, spectaculaire et gratifiant, Trail Blazer fait partie de ces jeux qui vous accrochent et ne vous lâchent plus. Sur l'écran : une boule sur un tapis. Un scrolling hallucinant. La boule défile sur un damier piégé et troué. Dalles de ralentissement, dalles d'accélération, dalles qui vous projettent dans les airs. Aucune réflexion nécessaire ici : attention et réflexe sont les maîtres mots. Pas besoin non plus d'avaler une notice de quinze pages, l'écran s'allume, vous empoignez votre joystick (nouveau de préférence pour éviter les frustrations) et foncez. La version Amstrad est réservée aux francs-tireurs du joystick. Ici l'action pure se décline en solo. En revanche, on dispose de trois parcours, toujours plus vicieux et de plusieurs challengers. De même vous choisissez une des pistes d'essai, les trois à la fois ou l'option « arcade a pour les champions. Les combattants du rouleau valent le coup d'œil : challenger n° 1 : le ballon de football; challenger n° 2 : une boule bleue plus moelleuse dans ses rebonds ; challenger n° 3 : la chaise roulante turbo (il faut voir l'handicapé manœuvrer ses roues à grande vitesse) ; challenger n°4: le cube qui roule ; challenger n° 5 : le pacman vert ( un globo grimaçant ) ; challenger n° 6 : une souris a oreillette tournante au volant d'une voiture de course ; challenger n° 7 : l'hélicoptère sphérique. Plus ou moins maniables, ils ne diffèrent dans l'ensemble que par leur physique. Le premier parcours est simple, mais déjà très énervant. Le second parcours est plus délirant. A l'infini, les routes se croisent pour empêcher toutes prévisions. Sur le dernier parcours un pont masque habilement la route. Chaque personnage évolua dans les trois parcours d'où une grande variété de partie. Voilà, Trait Blazer est un must. Si vous n'achetez qu'un jeu d'action cett e année, ce ne peut être que lui. Cette petite merveille nous vient de Grande Bretagne où officier les vingt-quatre programmeurs de Gremlin's graphics. Une société vieille de deux ans à qui l'on doit entre autres, Monty on the run , Jack the nipper , The way of the tiger (un et deux). Ian Stewarl, directeur de la société, possède; une boutique qui sert de test dans l'élaboration des programmes. Facile de vérifier ainsi les réaction du public. Pour lui le mythe du programmeur rêveur et nocturne est dépassé. Pour réussir il faut être pro. « Je hais les progranmeurs freelance, on ne peut compter sur eux. Ici, tout e monde travaille de neuf à six. Professionnels aussi dans leur métier , ils « trichent » avec les machines, prennent des raccourcis pour aller jusqu'au bout des capacités des huit bits ». TILT n°37, Decembre 86
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