Laissez-moi commencer par vous poser une question à 100 francs : vous êtes un fana de foot sur micro et vous n'avez rien contre les jeux d'arcade- aventure ? Alors, Roy of the Rovers semble fait pour vous car il réunit tous ces aspects en 2 parties bien distinctes puisqu'en effet vous n'êtes pas obligé d'avoir réussi toute la partie aventure pour pouvoir accéder au match bien que vous vous doutiez quand même que ce sera préférable. 
Voici les bases de la partie aventure : Roy est le joueur manager de l'équipe des Melchester Rovers et il a organisé un match pour préserver leur terrain ; en effet, s'ils ne réunissent pas les fonds nécessaires, le club sera complètement rasé. Il y a sûrement des personnes que cette perspective intéresse puisque quelques heures avant ce match important, l'équipe est kidnappée. Roy n'a plus alors qu'une solution : commencer le compte à rebours avant que le match ne commence et sillonner toute la ville en échappant aux traquenards et autres guet-apens afin de récupérer ses 5 joueurs. Par contre, s'il n'en retrouve que 2, par exemple, il faudra faire avec... Cette partie aventure est relativement agréable car d'abord elle est en français avec des graphismes colorés et 4 menus déroulants qui permettent de sélectionner des commandes, des actions sur les objets, des ordres spéciaux ou de demander humblement de l'aide (attention, ce n'est pas gratuit !) Si vous n'arrivez pas à vous sortir de la partie aventure, vous vous en échappez à tout moment et entamez le match en lui-même. Nous retrouvons les deux équipes sur le terrain prêtes à s'affronter pour 2 mi-temps de 6' chacune. Pour repérer son joueur, il faut voir celui qui clignote et le diriger habilement vers les buts adverses en considérant que, pour cela, un entraînement sera nécessaire. A noter que dans cette partie les graphismes ne sont pas spécialement travaillés mais l'animation est acceptable. Notre avis : Roy of the Rovers a cette originalité d'allier 2 types de jeux différents : une aventure et une simulation ; ainsi, le public atteint est plus grand. Du côté technique, les graphismes et l'animation sont dans le domaine du classique et restent dans la moyenne. AMSTAR&CPC n°29 (Janvier/février 1989)
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