MOONWALKER Le pied!Moonwalker s'ouvre sur un gros plan des pieds de Michael Jackson esquissant un pas de danse, éclairés par un étroit faisceau de lumière. Belle introduction pour un soft qui se veut fidèle au film. « Nous avons choisi cette ouverture pour le jeu car elle est la plus représentative du film et de son ambiance » a déclaré Mike Wilding, le directeur de projet d'U.S.Gold qui a supervisé le développement de Moonwalker.  
L'animation de l'intro est une réussite, même sur la version CPC. Michael Jackson a corrigé l'attitude d'un pied afin qu'elle soit exactement conforme à la démarche du personnage. Dans la foulée (c'est le cas de le dire), il a demandé trois autres modifications mineures sur l'aspect du jeu, la couleur dominante de l'entrepôt entre autres. Dans le film, souvenez-vous, des marionnettes déferlent d'un minibus et coursent Michael Jackson à l'intérieur d'un studio de cinéma. Cette séquence mouvementée a été retenue pour la première partie du jeu; il s'agit de diriger le personnage à travers le studio divisé en quatre zones qu'il devra explorer dans un ordre précis. Au cours de sa galopade éperdue, Michael Jackson vu en plongée devra récupérer des objets en échappant à pas mal de poursuivants. Un petit écran facilite la localisation des objets à ramasser ce qui est bien utile car le temps est compté. Le second niveau est dans le même esprit sauf que ce sont maintenant les hommes de main de Mister Big qui en veulent à un Jackson qui ne cesse de courir à grandes enjambées. Pour leur échapper, il devra se transformer en moto. Sauf dans la version 8 bits limitée en mémoire comme chacun le sait, de petites animations intermédiaires agrémentent le jeu: l'enlèvement d'une gamine en catimini ou bien Michael Jackson qui frime devant l'impératrice du crime en jetant une pièce de monnaie dans un jukebox posé à l'autre extrémité de la salle. Dommage que les CPCistes ne profitent pas de ce monument de frime acrobatique! Entrepôt de lapin On se retrouve ensuite dans un entrepôt plein de fenêtres que les maffieux de Mr Big affectionnent pour tirer Jackson comme un lapin. Lequel le leur rend bien, courant en tous sens dans le vaste local vu en perspective, avec scrolling en aller-retour. Dernière séquence, Michael Jackson se transforme en robot et descend les sbires de Mr Big qui le canardent. Un canon laser apparaît de plus en plus souvent. S'il survit au déluge de balles et d'électricité, il se transformera finalement en vaisseau spatial. «Vingt-trois personnes ont travaillé sur le soft pendant huit mois» affirme Mike Wilding. Si l'animation est correcte, la répétition de l'action nuit à la richesse de Moonwalker. les niveaux en vision plongeante dans les studios sont quasiment semblables et le flingage dans l'entrepôt, en dépit de la mobilité de Michael Jackson, préfigure trop le tir du robot. La musique, on s'en doute, a été attentivement mise en valeur. On ne fait pas un jeu sur Michael Jackson en oubliant ce genre de détail. Mais que pense l'intéressé de la version CPC? D'après Mike Wilding, qui a eu la lourde tâche de lui présenter la maquette, « Michael Jackson, conscient des limitations sonores d'un CPC a parfaitement compris ce que l'on peut en attendre». Il n'a pas été transporté de béatitude, certes, mais il faut reconnaître que la musique de Moonwalker sur CPC n'est pas si mal. Gérée sous interruption, elle accompagne tout le jeu sans ralentir l'animation. Bernard Jolivalt , MICRO-MAG
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