  Le thème, pourtant pas très original, de l'aventurierse retrouvant sur une île déserte et dangereuse est bien mené. L'aventure commence avec des écrans de présentation où l'on vous propose un texte de l'explorateur Steven Smith, vous informant que l'île, maudite et sans vie, a dû être le berceau d'une civilisation disparue. Vous apprenez que de nombreux explorateurs ont péri en voulant retrouver le fabuleux diamant que l'île est censée receler. A noter, durant la présentation, un arrangement de "Toccata et fugue en Ré mineur" de J.S. Bach (comme quoi il y a des amateurs...).
Votre aventure lient dans l'alternative : la gloire ou la mort. et croyez-moi, l'île est vraiment parsemée d'embûches... La première partie se déroule sur l'île, la deuxième dans les souterrains. Les graphismes sont bons mais le plus remarquable est l'analyseur syntaxique : l'Amstrad reconnaît les mots de son vocabulaire (environ quatre-vingt dix mots) dès la troisième ou quatrième lettre, affiche le reste, efface les mots inconnus, selon le même principe, en émettant un "BIP". Ainsi, pas la peine de rentrer des suites de phrases pour se voir signifier des séries de "Je ne comprends pas...". De plus, vous pouvez entrer jusqu'à quarante ordres consécutifs, en les séparant par "/", que l'ordinateur exécutera automatiquement et dans l'Ordre. Les déplacements se font par 50 mètres et certains objets ne sont donc visibles que d'un seul point : à vous de regarder, après chaque déplacement, dans toutes les directions. Vous pouvez sauvegarder une partie en cours et la reprendre ultérieurement. Il est d'ailleurs indispensable de sauvegarder la première partie pour accéder à la seconde (dans les souterrains). Dommage pour les tricheurs : vous devrez triompher de l'île pour vous ballader dans les tunnels de la deuxième partie. Le diamant de l'île maudite est un bon jeu d'aventure graphique que tout amateur se doit de posséder pour les longues soirées d'hiver... AMSTRAD MAGAZINE n°7
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