Graphismes très soignés, animations d'un réalisme remarquable, l'Aigle d'Or 2 aurait pu frapper très fort en ce début d'année 92. Malheureusement, ce programme ne parvient à égaler ni Prince of Persia, ni Another World. 
Ses défauts : la lenteur du jeu, des pièges trop répétitifs et un joystick qui ne répond pas assez rapidement. L'aigle d'or est une statue au pouvoir immense. Nahmur, grand prêtre d'une secte malfaisante, se l'est approprié et en a caché les morceaux dans plusieurs coffres de sa base secrète. Votre mission, si vous l'acceptez, consiste à découvrir tous les fragments de ce talisman. Bonne chance, Jim ! L'aventure se déroule en scrolling latéral. Le paysage de la base est séduisant. Dessin détaillé, plein de couleurs et d'effets de matière, on n'a aucun mal à plonger dans l'ambiance de cette mission. Deuxième atout, et c'est sans aucun doute le point fort de l'Aigle d'Or 2, l'animation de votre personnage est un modèle du genre. Il marche, saute, se retourne, dégaine une arme ou se suspend à une barre avec tant de réalisme que l'on ne peut que comparer ce soft à Prince of Persia ou Another World. Loriciel a, une fois de plus, utilisé ici la digitalisation de film vidéo, comme cela avait déjà été le cas pour Panza Kick Boxing, Mais si soignée soit-elle, la mise en scène de ce programme suffit-elle pour porter L'Aigle d'Or 2 au rang des super hits ? Je ne le pense pas. Les principaux défauts de cette partie sont les suivants : le jeu est lent, assez répétitif et le maniement du joystick manque de précision. Il faudra dans un premier temps passer outre la lenteur du CPC. Le scénario de L'Aigle d'Or 2 développe un terrain d'action assez varié. Par contre, on ne peut pas en dire autant des assaillants. Il s'agit trop souvent des mêmes ennemis, des mêmes traquenards et je n'ai pas senti ici le frisson de l'exploration, celui qui vous fait frémir à chaque nouvelle pièce visitée. Enfin, c'est la mauvaise gestion du joystick qui brise un peu plus l'ambiance du jeu. J'ai essayé plusieurs manettes mais, à chaque fois, impossible de déclencher un saut ( joystick en haut et à gauche par exemple ) en étant sûr du résultat ! C'est agaçant, surtout lorsque l'on sait que les sauvegardes ne sont pas accessibles partout et qu'il faudra souvent compter au moins cinq minutes de manipulations pour se retrouver là ou l'on a échoué. Etant donné la qualité des animations, cette difficile gestion « joystick » est d'autant plus énervante.   A droite la version CPC+
L'Aigle d'Or 2 développe une stratégie moyenne. Bien sûr, il faudra faire appel à des bornes spéciales pour explorer les cartes, recevoir les messages de vos alliés (on découvre des indices au fur et à mesure que l'on progresse, c'est sympa) ou gagner des bonus en jouant au Reversi. Mais cela n'est en rien comparable à la richesse « aventure » d'Anorher World, ni à la complexité « plates-formes » de Prince of Persia. L'Aigle d'Or 2 ressemble à un exercice de style, qui mélange les deux genres sans être vraiment convaincant ni dans l'un ni dans l'autre. La forme est intéressante, le fond laisse à désirer. Dommage. Olivier Hautefeuille , TILT n°98 jan92 |