Quatre phases de jeu forment Heavy Metal. En cherchant bien, on troUve même un jeu supplémentaire, Beach Head, une bataille en mer offerte en prime par Access aux possesseurs de bécanes 8 bits. Merci pour eux. Mais revenons à Heavy Metal. Le joueur choisi entre un char Abrams MIA1, un lanceur de missile antiaérien-antichar ou bien un véhleule d'attaque rapide. Lorsqu'il aura été promu sous-lieutenant en se qualifiant dans les trois armes, soit 5.000 points, il aura accès a la partie Commandement Tactique. En attendant ce jour grandiose, voici notre ambitieux bidasse enfermé dans le cocon d'acier d'un char, à moins qu'il prefère débuter avec une autre arme.   
Le terrain de manœuvre est une immensité quadrillée parcourue par des tanks ennemis. On ne peut s'empêcher d'avoir une pensée pour Dark Century de Titus. Il y a même un radar, mais l'apparentement, très lointain il est vrai, s'arrête là. Progressant de toute la puissance de ses 1.500 cv, le char Abrams va devoir éliminer l'ennemi. Un périscope télémétrique désigne la cible tandis que le décor désertique défile dans une fenêtre, montrant l'extrémité mobile du canon de 120 mm. Le véhicule d'attaque rapide, comme son nom l'Indique, fonce droit sur les chars. Parfois, un hélicoptère approche en rase-motteS afin de larguer un missile. D'une fragilité extrême, le véhicule explose au moindre contact avec l'un des vulgaires cactus qui peuplent le désert.  
Pourquoi ne pas avoir miné le terrain, ce qui prêterai moins à sourire? Cette séquence -qui rappelle Fire &: Forget en plus rudimentaire- est la plus faible du jeu. Ce qui nous amène à parler de la plus réussie: le tir au canon. Le décor d'abord: la pièce d'artillerie domine une vaste plaine que parcourent des chars TR-80 dont la destruction rapporte pas mal de points. Mais le danger vient d'abord et surtout du ciel, strié par des vagues de Mig. Là, question réalisme, Access a fait très fort. Les avions arrivent en effet par les côtés de l'écran puis se mettent en formation, grossissent à vue d'œil, attaquent et divergent au dernier moment. Au plus fort de l'action, le ciel est rempli de zincs et l'impression de distance est remarquablement rendue. Outre le canon de 30 mm très meurtrier (deux coups détruisent un char, un seul désintègre un avion), on dispose d'un système d'acquisition de cible: le malheureux Mig encadre par un collimateur est pris en chasse par un missile qui le manque rarement. La phase finale consiste à protéger le Quartier Général d'une attaque massive. Il faudra alors faire preuve de sens stratégique pour éviter d'être submergé. Cette phase très « wargame » renvoie aux différents jeux d'arcade que nous avons passé en revue. Précisons au passage que ce n'est qu'en mode tactique que la pièce d'artillerie peut se mouvoir. Graphisme : 15 Son : 14 Animation : 16 Maniabilite : 15 Global 81% Bô TGV, Joystick juin90, p141
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