Cela fait très longtemps que l'on n'avait pas vu une simulation de motocross sur nos machines. Dieu sait s'il y eu des Paris-Dakar et autres courses à succès, mais les éditeurs ne suivaient pas. La dernière en date est le très bon Super Scramble. Je cite : « Vivez une aventure sans limites. Dominez les obstacles de l'African Trail. Plus dur même que le Paris-Dakar. » Cela paraît très alléchant, n'est-ce pas ? Lançons le jeu pour voir ce qu'il a dans le moteur. 
RUN "DISCO Non, ce n'est le fabuleux éditeur de secteur si cher à Robby. mais le fichier lanceur du jeu. Une page de présentation, et on nous propose de choisir entre un beau drapeau italien et un aussi beau français. Un menu présage un vrai régal comme plat de résistance. Dans un premier temps, on choisit sa moto. Soit la 50 ce Derbi qui ne va pas trop vite, mais qui a l'avantage d'être peu gourmande, soit la 125 ce Aprilla plus gourmande mais plus rapide ou la 500 cm³ Kawasaki qui est un vrai gouffre à essence mais peut atteindre les 180 km/h. Soyons pour le juste milieu, j'adopte l'Aprilla. DE BONNES OPTIONS Je déteste jouer avec les louches prédéfinies du clavier. Je suis content car le programme me permet de redéfinir mes touches. Je vais ensuite faire un petit tour dans le magasin pour m'équiper comme cela se doit. Je peux choisir trois objets parmi le jerricane de fuel, la trousse de premier secours, une arme à dégommer tout ce qui bouge, une boussole électronique ou une carte. Avant de commencer à me lancer dans le grand désert je ferais bien un petit tour d'entraînement, histoire de me familiariser avec les commandes, car ce n'est pas la notice « Ilena espagnole » qui m'apprendra grand-chose. SURPRISE Un petit compte à rebours m'indique qu'il n'est plus temps de faire marche arrière. Trois, deux. un. zéro et c'est parti. Le décor scroll de droite à gauche, la moto sous mon poids m'indique que j'ai eu raison de faire confiance aux amortisseurs Souploumipour. Je mets les gaz et, ô surprise... on dirait que je pilote une trottinette ! C'est pas vraiment le pied, mais je persévère quand même. Il fait beau, le ciel est d'un bleu éclatant, le soleil tape dur et je n'ai pas envie de me faire bronzer (surtout pas avec cet accoutrement de pilote). Tant pis, je me lance dans la course. Je fais plus de cent à l'heure et je ne ressens toujours pas la petite brise qui me rafraîchira la nuque. Je passe une colline, deux, trois et allez savoir pourquoi je perds le contrôle de la machine et c'est la gamelle tant redoutée. Entre nous, ce n'est pas que le soft soit vraiment mauvais, mais il est loin d'égaler Super Scramble. Poum, vieux motard que jamais Testé par POUM , A100% n°32 DEC90, p93 |