PEOPLES ★ AMSTRAD SE MEFIE DU FAMILIAL ★

AMSTRAD SE MEFIE DU FAMILIAL

Malgré son extraordinaire succès en micro-informatique familiale, Amstrad sent venir le danger dans ce secteur instable, et prépare un rééquilibrage de ses activités en faveur de la micro professionnelle. Alan Sugar, le président de la société, a déclaré à SVM lors de son récent passage à Paris, à l'occasion du SICOB, que la sortie de la machine de traitement de texte PCW 8256 n'était qu'un premier pas dans cette direction, et que d'autres produits professionnels suivront. « Nous amorçons de façon très nette un virage vers le professionnet » a-t-il dit. « Jusqu 'ici nous étions dans un secteur (la micro familiaie) très saisonnier. Nous sommes â la recherche d'un domaine plus stable, de créneaux dans la bureautique où une production en grande série serait possible. »


Marion Vannier : l'ouragan Amstrad France.

Visiblement, le fait que moins de la moitié du chiffre d'affaires d'Amstrad provienne de l'informatique ne suffit pas à rassurer Alan Sugar, qui voit plus loin que le succès immédiat. La filiale française, qui contribue pour 20 % aux ventes de la société, ne bénéficie plus du même matelas de sécurité : l'exercice achevé en juin dernier a dégagé 290 millions de francs de chiffre d'affaires, dont 50 seulement pour les chaines hi-fi, autre activité du constructeur anglais. En attendant, l'euphorie règne. Il fallait voir Marion Vannier, la patronne d'Amstrad France, au lancement du PCW 8256. Elle qui s'était fait claquer les portes au nez par les revendeurs, au moment où personne ne connaissait les micros Amstrad, exulte maintenant. Virevoltant entre gros revendeurs et journalistes, interrompant une conversation pour prêter main-forte à Alan Sugar en négociation avec le représentant de NASA ( « Vous m'excusez, n 'est-ce pas ? C'est pour en vendre 5 000... »), elle savoure avec ses amis un lancement réussi d'avance : « Une fois, un revendeur me tend un chèque de 120 000 F. » il me dit : « là, vous avez gagné votre journèe ! » J'ai failli lui dire: « Mon cher monsieur, ça me paye à peine mes cigarettes pour ma journée, et encore, c'est parce que je ne fume pas beaucoup ! L autre jour, J ai vendu 3 000 machines dans ma journée ! » Avec des ordinateurs qui coûtent au moins 3 000 F au détail, en moyenne, et une marge revendeur de 20 %, faites le calcul. Quand la micro marche, ça marche vraiment...

SVM n°40 (1987-06)


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L'Amstrad CPC est une machine 8 bits à base d'un Z80 à 4MHz. Le premier de la gamme fut le CPC 464 en 1984, équipé d'un lecteur de cassettes intégré il se plaçait en concurrent  du Commodore C64 beaucoup plus compliqué à utiliser et plus cher. Ce fut un réel succès et sorti cette même années le CPC 664 équipé d'un lecteur de disquettes trois pouces intégré. Sa vie fut de courte durée puisqu'en 1985 il fut remplacé par le CPC 6128 qui était plus compact, plus soigné et surtout qui avait 128Ko de RAM au lieu de 64Ko.