HARDWARE - LE  SCANNER DART

Comme son nom l'indique le scanner DART est un scanner deux couleurs ( MODE 2 ) qui s'adapte sur la tête d'impression des imprimantes AMSTRAD DMP, DMP 2000 sur les photos ( compatible avec les DMP 2000 / 2160 / 3000 / 3160 )


Branchement du scanner DART sur une imprimante DMP 2000



 
 
 

HARDWARE - LE SCANNER DART: UNE REVOLUTION, CPC n°18 Janvier 1987

Jusqu'à présent, seules quelques grosses machines à vocation professionnelle pouvaient être équipées de dispositifs d'analyse et d. reproduction' d'une Image. En Introduisant son scanner dans le milieu de la micro-Informatique familiale. DART ouvre des horizons nouveaux aux' utilisateurs d'AMSTRAD.

C'est SEMAPHORE Logiciels. nos amis suisses, qui présentaient lors de l'AMSTRAD EXPO ce dispositif assez révolutionnaire... par son prix.
De Quoi s'agit-il ?Tout simplement d'un lecteur optique, s'adaptant directement sur la tête d'écriture de la DMP 2000, capable d'analyser un document ( photo, dessin et éventuellement texte en assez gros caractères ) introduit dans le circuit papier de l'imprimante AMSTRAD, Ce lecteur optique est relié par un fil à une interface se connectant directement sur le bus d'extension de l'AMSTRAD. Cette interface n'immobilise pas te bus pour autant; les possesseurs de 464 + DDI1 apprécieront!

Le matériel est accompagné d'un logiciel, livré selon le tas sur disquette ou cassette, indispensable au fonctionnement de l'ensemble. Une petite notice de 3 pages (mais elle était provisoire ) complète le tout.

L'installation du matériel demande une dizaine de minutes et un minimum d'attention. La tâche la plus délicate consiste à positionner une butée auto-collante dont l'emplacement devra être déterminé avec précision. Dès lors, vous pouvez commencer vos expériences et vous émerveiller devant le fonctionnement de ce scanner. l'image numérisée pourra être contenue dans un seul écran ou scindée en deux "pages" (cas de documents assez grands). La position de la marge gauche est réglable, ce qui permet d'éliminer, au besoin, des parties d'image indésirables. Un réglage de la sensibilité du capteur est Indispensable. Pour ce faire, un potentiomètre est disposé sur le bottier d'interface, Par retouches successives, en observant les résultats sur l'écran, on ajustera ce potentiomètre afin d'établir un compromis entre les parties claires et foncées de l'image, l'image numérisée pourra être sauvegardée et réutilisée, par la suite, dans vos programmes ou encore pour agrémenter vos disquettes. Ah, Samantha Fox ou"' Alan Suger! (à vous de faire le bon choix ! ).

Bien entendu, on pourra la réimprimer sur papier, mais aussi la travailler graphiquement au moyen du mini-éditeur proposé par le logiciel, bien, adapté à cette tâche (zoom, box, copy, renversement d'écran sont quelques-unes de ses possibilités).


une version boitier noir ..

L'intérêt de ce genre de matériel est certain, car il vous permettra, avec peu de moyens, de travailler dans le domaine du graphisme. Associé à un compacteur/décompacteur, il est possible d'envisager la réalisation d'aventures graphiques ou encore, de logiciels éducatifs attrayants, Tous ceux qui ont plus ou moins perdu du temps à essayer de reproduire de belles images seront obligatoirement séduits par ce scanner et par son logiciel.

Dernier point positif, et non des moindres, son prix: 790 F, Voilà qui me fait regretter de ne pas posséder une DMP 2000 car ce petit bijou ne s'adapte, hélas, que sur cette imprimante.

Le scanner de DART est distribué par Sémaphore logiciels, annonceur dans CPC.

» Download "Scanner Dart Utility"
» Download "Scanner Dart Utility" ( version cassette )

http://cpcrulez.fr
 

MASTER SCAN LE PIEGE A IMAGES DE VOTRE PCW

L'entrée sur le marché dit « grand public » de systèmes de traitement d'images peu coûteux est un fait qui, sans nul doute, fera date dans l'histoire de la micro-informatique. Les possesseurs de PCW pourront désormais se constituer une banque d'images à manipuler à leur gré. Une image est un objet continu, ou apparaît comme tel. L'ordinateur, lui, ne sait traiter que des données de type oui ou non, en d'autres termes des 1 ou des 0 binaires. Une conversation doit donc être faite, appelée numérisation (certains disent digitalisation, de l'anglais DIGIT qui veut dire chiffre et non pas doigt. Cette conversion est généralement faite par un scanner (littéralement un « balayeur ») dont le principe est très simple: une tête munie d'une ou plusieurs cellules photosensibles parcourt le document. Au fur et à mesure, des chiffres binaires sont stockés dans la mémoire selon que la zone lue est claire ou sombre. Le logiciel associé permet, en dosant la proportion entre les 1 et les 0, de rendre les demi-teintes. Certains scanners lisent le document à plat, d'autres comportent un rouleau analogue à celui d'une machine à écrire. Tous ont, bien sûr, un mécanisme de déplacement de la tête.

Les concepteurs de Master Scan ont exploité une idée géniale dans sa simplicité : puisqu'une imprimante comporte déjà un dispositif permettant de parcourir toute la feuille, pourquoi ne pas l'utiliser ? Il suffit de monter le système à cellule sur un support venant s'emboîter directement sur la tête d'impression.

L'ensemble comporte l'appareil proprement dit, une disquette contenant le logiciel et un manuel succinct mais suffisant, en anglais dans la version testée. L'électronique est contenue dans un boîtier muni d'un bouton de réglage de l'«exposition», ainsi que d'un connecteur libre, sans doute superflu car il vaut mieux éteindre et débrancher l'appareil après usage. Le boîtier se relie, par un câble plat, à la prise série située à l'arrière de l'écran. Ce câble plat est trop court, si bien que le boîtier, heureusement assez léger, reste pendu au connecteur. Un système de fixation par du velcro, sur le côté de l'écran, résoudrait le problème sans incidence sur l'encombrement. Si le bon sens commande de brancher l'appareil de façon à ce que la face du boîtier soit orientée vers soi, il reste possible d'insérer le connecteur dans le mauvais sens et un détrompeur serait le bienvenu. Sur le côté du boîtier part un câble rond, plus qu'assez long celui-là (ne nous plaignons pas !) terminé par la fameuse tête à cellule. Une minuscule ampoule garantit un éclairement constant et pratiquement indépendant de la lumière ambiante.

Un seul programme

Le système étant en face, il suffit de lancer sous CP/M, l'unique programme appelé en toute simplicité SCAN. Les menus sont déroulants comme cela se fait de nos jours, et s'affichent en anglais, ce qui n'est pas dramatique tant le programme est simple (mais tout de même...).

La première option est Scan Picture (lire une image), et vous pouvez commencer immédiatement. Le ruban étant retiré (c'est mieux), la feuille en place et la tête d'impression chapeautée du dispositif à cellule (ceci en dernier lieu car, dès lors, vous ne pouvez plus soulever la barre), le programme est prêt à fonctionner. L'imprimante se met en action, et, au fur et à mesure, l'image se forme sur l'écran.Si elle est trop claire, tounez le bouton vers Darker, trop sombre, vers Lighter. A tout moment, vous pouvez interrompre le processus par la touche STOP. Vous conservez alors (touche K) ou oubliez (touche S) l'image, puis recommencez. Le programme imprime un point minuscule au bout de chaque ligne (d'où la nécessité de retirer le ruban, surtout si le document vous est précieux). L'explication est la suivante : la tête de l'imprimante, qui est une tête bien faite, ne se dérange pas s'il n'y a rien à imprimer sur une ligne. Ce point a donc uniquement pour but de l'obliger à se déplacer.
Une photo et un dessin au trait ont été choisis pour tester Master Scan. Concernant cette vénérable automobile, j'avoue avoir un peu triché : j'ai repris le célèbre bouchon de radiateur avec un logiciel de dessin (nous y viendrons dans un prochain article) et redessiné l'arête du capot qui se confondait avec le fond clair. On le voit, les résultats sont fort acceptables et les demi-teintes sont même esquissées.

Pour les dessins au trait, Master Scan fait merveille. Cet étau pour ecclésiastique bricoleur, emprunté au catalogue d'objets introuvables de Carelman (publié chez Balland en 1969), en témoigne. Quelques précautions permettent d'obtenir une qualité d'image optimale :
* le papier brillant est à déconseiller : les reflets nuisent à une bonne lecture,
* à l'impression, une copie au carbone adoucit l'image et estompe les zébrures créées par la tête d'impression. Il faut se souvenir que la définition d'une image ne sera jamais meilleure que celle permise par l'écran ou l'imprimante.
* les photos trop «fouillées» sont donc à éviter : de trop courtes et trop nombreuses lignes droites risquent d'apparaître comme autant d'escaliers, et un essaim d'abeilles peut fort bien ressembler à une pizza...

Donc, Master Scan fonctionne bien et tire parti au mieux des possibilités graphiques du PCW. Mais il nous réserve d'autres surprises bien agréables.

Du bon travail sur image

Les possibilités d'amener une image au format voulu sont particulièrement intéressantes. L'option Magnification permet d'agrandir ou de réduire l'image d'un facteur 1/2, 2, 3 ou 6. D'autre part, les marges gauche et droite sont réglables, ce qui évite à la tête d'impression de parcourir toute la largeur du chariot s'il s'agit de reproduire un timbre-poste. Bien mieux, le logiciel convertit de façon simple et rapide les images aux formats adoptés par les principaux éditeurs de logiciels de dessin et de mise en page, à savoir Master Paint ou PCW Paint pour le dessin, Fieet Street, Newsdesk et DTP-PAO pour la mise en page. La gestion du répertoire est pratique et intelligente : pratique puisqu'il suffit de se pointer sur le fichier voulu pour un chargement ou une sauvegarde, intelligente car les suffixes propres à chaque logiciel sont pris en compte (par exemple, .GFR pour DTP-PAO ou .PCP pour Master Paint et PCW Paint). Les disques A : B: et M : sont reconnus, ce qui n'est pas un luxe si l'on considère qu'une image plein-écran occupe 24 K.

Dans sa version anglaise, Master Scan traite avec désinvolture le clavier Azerty : pour avoir un point il faut frapper la touche «:»,lesquels deux points se trouvent sous le M majuscule. Le A et le Q sont inversés, et les chiffres se frappent en minuscules. En fin d'utilisation, le clavier Azerty n'est pas rétabli mais cela n'est pas bien grave car de toute façônJ est préférable d'éteindre la machine pour débrancher l'appareil (sinon l'ampoule resterait inutilement allumée).

Par son prix, sa simplicité, les bons résultats obtenus, Master Scan est tout simplement enthousiasmant. Pour cette raison, on peut pardonner, le temps qu'ils soient corrigés, les quelques défauts que l'on peut y trouver.

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Charles Corbou , AM Pro n°1 , http://cpcrulez.fr
 
 

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