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Informatique pratique - Un contrôleur d'octets|Science&Vie)Hardware Montages

Dans un montage comportant des circuits logiques ou un micro-processeur il peut arriver, lors de sa mise au point, de tomber sur un vice de fonctionnement difficilement expliquable. Celui-ci n'est généralement pas dû à une erreur de câblage mais à la présence d'un octet, ou groupe de bits, non prévu et bien caché dans la succession des mots binaires.

Il peut également s'agir d'un problème sur le signal de contrôle, chargé de valider chaque groupe de bits. Notons que, dans la plupart des cas, on sait à peu près jusqu'où le montage fonctionne. La réalisation que nous vous proposons ici devrait donc vous aider dans la recherche des causes de tels vices.

Son principe est simple. Comme, en raison de sa simplicité, ce montage n'est capable que de dépouiller un seul octet à la fois, on lui indiquera, par l'intermédiaire de l'ordinateur, le dernier octet dont on est sûr.

Ceci fait, le montage renverra à l'ordinateur l'octet suivant immédiatement l'octet indiqué. Il sera donc possible, de proche en proche, de contrôler toute une séquence.

Précisons deux points. D'une
part nous parlerons toujours d'octets, mais il est possible de contrôler des groupes de 4, 5 ou 6 bits, par exemple. Pour cela, les pinces correspondant aux bits de poids fort seront soit reliées au 0 volt, soit laissées en l'air et leur état sera pris en compte dans le calcul de l'octet de déclenchement du dépouillement. D'autre part, dans bien des cas, la vitesse d'exécution du programme basic que nous utiliserons pour piloter ce montage est très insuffisante pour “saisir au vol” le passage d'un octet. Nous le mémoriserons donc et l'ordinateur aura tout loisir de venir le lire ultérieurement.

Le câblage de notre contrôleur se déduit directement de ces conditions.

Afin d'identifier l'octet de déclenchement nous prendrons un comparateur logique : un circuit intégré 74 LS 688, circuit que nous avons d'ailleurs déjà utilisé pour la réaüsation de notre interface principale afin qu'elle reconnaisse son adresse.

La reconnaissance de l'octet choisi provoque la remise à zéro d'un compteur (74 LS 93). Il aura pour fonction de sélectionner l'octet suivant immédiatement l'octet fixé, et lui seul. Le passage de son bit 1 à l'état haut provoquera donc la mémorisation, par le 74 LS 373, de l'état des pinces de test et, par voie de conséquence, l'octet à déterminer. Notons que cette opération se fera sous contrôle du signal de synchronisation, prélevé soit sur l'horloge du montage, soit sur le signal de contrôle.

Une fois cette opération effectuée, le montage sera bloqué jusqu'à ce que l'objet de déclenchement se présente à nouveau.

Le câblage ne doit pas poser de problème. Il sera, comme toujours, réalisé en wrapping et nous utiliserons des “gnp fils” petit modèle en guise de pince de test, afin de pouvoir les accrocher sur les pattes mêmes des circuits intégrés du montage à contrôler.

Le programme proposé est également très-simple et-pourra être modifié au goût de chacun. Il demandera simplement de lui indiquer (en décimales) la valeur de l'octet de déclenchement et donnera en réponse, chaque fois que ce dernier se présentera, la valeur de l'octet le suivant immédiatement.

Pour une bonne utilisation de ce contrôleur, une seule précaution est à prendre : bien choisir le signal de synchronisation. En effet, si tel n'est, pas le cas, la mesure n'aura aucun sens. Il faudra donc choisir soit un signal d'horloge, s'il s'agit d'un compteur par exemple, soit un “strobe” si la mesure est effecutée sur un bus.

Notons que l'état actif du signal de synchronisation peut être choisi à l'aide d'un interrupteur. Pour un strobe, par exemple, on pourra donc, en fonction des besoins, soit choisir “actif en 1”, soit “actif en 0”, par simple modification de la position de l'interrupteur.

Attention, ici encore, ce réglage est important sous peine de résultats aberrants.

L'alimentation sera assurée par l'ordinateur; il ne sera donc pas nécessaire de prévoir de source de tension auxiliaire. Il sera, par contre, vivement déconseillé de tenter d'alimenter le montage à tester à partir du + 5 volts présent sur ce contrôleur, sous peine de surcharger le régulateur de tension de l'ordinateur.

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Henri-Pierre PENEL , Science&Vie n°839

★ EDITEUR: Science&Vie
★ LICENCE: ???
★ ANNÉE: 1987
★ AUTEUR: Henri-Pierre PENEL
★ INFO: En réponse à un abondant courrier, nous vous rappelons que l'interface principale pour Z 80 a été publiée dans notre n° 824 de mai 86 et sa mise à jour dans le n° 834 de mars 87. Pour l'interface MO 5, les schémas ont été publiés dans le n° 831 de décembre 86.

CPCrulez[Content Management System] v8.75-desktop/c
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L'Amstrad CPC est une machine 8 bits à base d'un Z80 à 4MHz. Le premier de la gamme fut le CPC 464 en 1984, équipé d'un lecteur de cassettes intégré il se plaçait en concurrent  du Commodore C64 beaucoup plus compliqué à utiliser et plus cher. Ce fut un réel succès et sorti cette même années le CPC 664 équipé d'un lecteur de disquettes trois pouces intégré. Sa vie fut de courte durée puisqu'en 1985 il fut remplacé par le CPC 6128 qui était plus compact, plus soigné et surtout qui avait 128Ko de RAM au lieu de 64Ko.