HARDWAREMONTAGES ★ INFORMATIQUE PRATIQUE - RAPPEL SUR NOS INTERFACES PRINCIPALES|SCIENCE&VIE) ★

INFORMATIQUE PRATIQUE : Rappel sur nos interfaces principales (I)INFORMATIQUE PRATIQUE : Rappel sur nos interfaces principales (II)


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Dans cette rubrique, nous faisons régulièrement référence à “notre interface principale” et, à en juger par le très abondant courrier que nous recevons, bon nombre de nos lecteurs butent sur ce terme. En fait, il s'agit de deux cartes électroniques dont nous vous avons proposé la réalisation lors de la naissance de cette rubrique. Elles sont absolument indispensables pour utiliser les montages proposés, leur fonction étant de permettre d'échanger, avec l'ordinateur, des informations provenant d'un montage extérieur.

De plus, au cours du temps, certaines modifications destinées à optimiser leur fonctionnement ont été proposées et il semble que bon nombre d'entre vous disposent soit du schéma de base, soit de celui des mises à jour, mais rarement des deux à la fois.

Dans ce numéro et le suivant, nous vous proposerons donc de retrouver le schéma complet de nos deux types d'interfaces ; la première destinée aux microordinateurs équipés d'un microprocesseur du type Z 80, la seconde convenant à la plupart des autres appareils. Commençons donc par l'interface pour Z 80.

Le microprocesseur Z 80 est directement conçu pour pouvoir échanger des données avec le monde extérieur. Il différencie donc ce qui est zone mémoire et communication en présentant un signal particulier : le signal IORQ. Ceci équivaut à dire que, pour une même adresse, le microprocesseur consultera soit sa mémoire, soit un port de communication en fonction de l'état (0 ou 1) du signal IORQ.

De plus, il est possible de disposer de 255 canaux d'entrée/sortie. Sur les machines équipées du Z 80, les constructeurs en utilisent d'ailleurs d'emblée un certain nombre pour gérer, par exemple, le fonctionnement du clavier, de l'écran, d'un lecteur, etc... Notre interface principale ne devra donc répondre qu'à un numéro bien précis d'entrée/sortie, sous peine de perturber fortement le fonctionnement de l'appareil.

Tout ce passe ici un peu à la manière d'un central téléphonique ; l'interface possédera un numéro d'appel que l'ordinateur “composera” chaque fois qu'il souhaitera converser avec elle. Notons que l'ordinateur sera toujours maître de ses appels; en aucun cas, l'interface ne pourra l'appeler. Les programmes devront donc être conçus de manière à ce que ce soit l'ordinateur qui l'appelle lorsqu'il en aura besoin ; en cas contraire, elle restera parfaitement inactive. Ceci présente l'avantage de lui permettre de rester connectée à demeure sur l'appareil sans risque d'interférer avec les logiciels qui ne sont pas conçus pour son utilisation.

SCHÉMA ÉLECTRIQUE

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BROCHAGE DE NOTRE CONNECTEUR

Etant donné que nous vous avons déjà présenté ce montage, nous ne nous étendrons pas ici sur son principe de fonctionnement électronique mais nous nous intéresserons directement à son réglage et aux signaux qu' il délivre.

Comme nous l'avons dit plus haut, il faut, en premier lieu, déterminer le numéro d'appel de notre interface. Pour cela, il sera bon de consulter le fascicule d'utilisation de votre machine afin d'obtenir une adresse I/O libre. Sur le Spectrum, par exemple, toutes les adresses impaires sont libres ; sur le Spectrum + 2, l'adresse 255 est libre mais ce n'est pas le cas pour tous les appareils. Il est donc impératif de vérifier ce point.

L'adresse ainsi choisie pour l'interface lui sera indiquée à l'aide de 8 mini-interrupteurs assemblés dans un même boîtier. Chacun d'entre eux permet d'ajouter une puissance de 2 au numéro d'appel. Le tableau ci-dessous permet de déterminer directement la position de chaque interrupteur en fonction de l'adresse choisie.

TABLEAU DE REGLAGE DES INTERRUPTEURS (interface Z80)
Inter ON OFF

1

2

3

4

5

6

7

8

0

0

0

0

0

0

0

0

1

2

4

8

16

32

64

128

Voyons à présent les signaux que délivre, ou que peut recevoir, notre interface. Nous les avons regroupés sur un connecteur, en fait un support pour circuit intégré capable de recevoir une fiche à sertir pour nappe de fils, comportant 24 contacts. Voici donc, contact par contact, la liste de tous les signaux présentés sur ce connecteur.

En premier lieu si l'ordinateur envoie un octet vers le montage à piloter, celui-ci sera présenté sur les broches 4 à 11 du connecteur et y sera maintenu jusqu'à l'arrivée de l'octet suivant.

Le passage à 0 volt de la borne 1 annonce l'arrivée de chaque nouvel octet. Notons qu'il peut parfois être gênant de laisser en permanence une donnée sur les sorties. La borne 2 permet de résoudre ce problème; son passage à 0 volt, par le montage à piloter, déconnecte les huit fils de sortie ; ils sont virtuellement “en l'air” et sont donc disponibles pour un autre usage.

Notons cependant que si les fils sont libérés, le dernier octet fourni par l'ordinateur n'en est pas pour autant “oublié” par l'interface. Il sera donc possible de le consulter de nouveau en présentant 5 volts (un 1 logique) sur la borne 2. Précisons enfin, pour en terminer avec ce contact, que l'arrivée d'un nouvel octet est prioritaire sur la libération et il sera donc présente sur les fils durant toute la durée où le signal de la borne 1 se trouvera à 0 volt.

La borne 3 n'est pas utilisée sur notre interface Z 80.

Comme pour toute réalisation électronique, il nous faut une référence de tension. Celle-ci sera fournie par le contact 12. Il sera relié au 0 volt de l'ordinateur et devra impérativement être relié au 0 volt du montage à piloter, même si celui-ci possède sa propre alimentation.

Les broches 13 à 20 seront utilisées par l'ordinateur pour prendre connaissance des données provenant du montage piloté. Un octet pourra être appliqué en permanence sur ces points.

Le passage à 0 volt de la broche 21 indique l'instant où l'ordinateur prend en compte l'octet présenté sur 13 à 20.

22 et 23 pilotent une diode électroluminescente de contrôle, sur l'interface, permettant de vérifier que le montage à piloter converse effectivement avec l'ordinateur. Cependant sur certains de nos montages nous n'utilisons pas ces signaux. La diode s'allume donc en permanence sans que le fonctionnement de l'ensemble s'en trouve perturbé pour autant.

Enfin le + 5 volts est disponible sur la broche 24. Il sera possible de l'utiliser pour alimenter directement certains petits montages. Cependant leur consommation devra rester faible (100 milliampères maximum). En cas contraire, une alimentation autonome sera prévue et la borne 24 ne devra en aucun cas être connectée.

Comme toujours le câblage de cette interface sera réalisé par “wrapping”. Pour l'effectuer il faudra, en premier lieu, vous procurer un connecteur compatible avec la sortie bus du microordinateur et contrôler son brochage à l'aide du fascicule d'emploi de la machine.

Certains appareils ne possèdent pas d'accès au bus du Z 80. Il reste éventuellement possible d'en créer un, en se connectant directement sur les broches du Z 80, mais cette opération reste relativement délicate. Nous ne saurions donc trop recommander aux débutants de s'abstenir d'une telle opération “à cœur ouvert” de leur appareil.

Le numéro de l'adresse obtenu est égal au total des valeurs des interrupteurs placés en position OFF. Exemple : tout en OFF = 255

Henri-Pierre PENEL , Science&Vie n°863

★ EDITEUR: Science&Vie
★ LICENCE: ???
★ ANNÉE: 1989
★ AUTEUR: Henri-Pierre PENEL
★ INFO: En réponse à un abondant courrier, nous vous rappelons que l'interface principale pour Z 80 a été publiée dans notre n° 824 de mai 86 et sa mise à jour dans le n° 834 de mars 87. Pour l'interface MO 5, les schémas ont été publiés dans le n° 831 de décembre 86.

Cliquez sur l'image pour voir les différents packages (2). 

CPCrulez[Content Management System] v8.75-desktop/c
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L'Amstrad CPC est une machine 8 bits à base d'un Z80 à 4MHz. Le premier de la gamme fut le CPC 464 en 1984, équipé d'un lecteur de cassettes intégré il se plaçait en concurrent  du Commodore C64 beaucoup plus compliqué à utiliser et plus cher. Ce fut un réel succès et sorti cette même années le CPC 664 équipé d'un lecteur de disquettes trois pouces intégré. Sa vie fut de courte durée puisqu'en 1985 il fut remplacé par le CPC 6128 qui était plus compact, plus soigné et surtout qui avait 128Ko de RAM au lieu de 64Ko.