
UNE APPROCHE ORIGINALE DANS LE DOMAINE DE LA MICRO FAMILIALE : UNE MACHINE VENDUE AVEC UN MONITEUR VIDÉO MONOCHROME OU COULEUR POUR UN PRIX TRÈS ATTRACTIF. CHOSE RARE PAR LES TEMPS QUI COURENT, L'INITIATIVE N'EST PAS JAPONAISE MAIS BRITANNIQUE. AMSTRAD EST UNE FIRME BIEN CONNUE OUTRE-MANCHE DANS LE DOMAINE DE LA HIFI GRAND PUBLIC.
Amstrad constructeur connu depuis
10 ans dans le domaine de la Hifi en Grande-Bretagne (avec un chiffre d'affaire
de 100 millions de livres) démarre sur les chapeaux de roues dans
l'informatique familiale avec le CPC-464 dont la vente a commencée
outre-manche dès le 30 juin de cette année. Conçu
en Grande-Bretagne et fabriqué en Corée, il sera également
fabriqué en Angleterre l'année prochaine.Le micro lancé
en France au Sicob 84 sera disponible courant Septembre et les ambitions
affichées d'Amstrad France sont de 100 000 pièces pour 1985.
Pour réaliser cet objectif, la firme établit son marketing
sur le couple qualité et prix compétitifs. Pour ce faire
le micro d'Amstrad est doté d'éléments que l'on ne
retrouve que sur des machines beaucoup plus chères. C'est donc une
véritable guerre des prix qui s'ouvre à condition que les
productions suivent.
Ainsi le CPC-464 offre des atouts sérieux et parfois originaux comme le moniteur vidéo livré en standard avec la machine ainsi que le magnétocassette et ceci pour 2990 F ttc. L'Amstrad se présente dans un coffret allongé de 57 cm de long incluant l'unité centrale avec un Z80 et 64 K octets de mémoire vive, un clavier qwerty très complet incluant un pavé numérique et les flèches directionnelles. Les touches spéciales largement
dimensionnées ont un cabochon de couleur pour une identification immédiate. Un dispositif logiciel permet de redéfinir certaines touches pour raccourcir la saisie des mots-clés du Basic à une seule frappe. Le CPC-464 est prolongé à droite par le magnétocassette intégré qui comporte néamoins une molette de réglage du volume. L'alimentation électrique du micro est curieusement effectuée par le moniteur monochrome ou couleurs avec un cordon spécial évitant l'emploi d'un transformateur externe. Un boitier (réf MP1) en option vous permet d'utiliser votre téléviseur couleurs via la prise Péritel si vous n'avez que le modèle comportant le moniteur monochrome.
Sur l'arrière on trouve un
connecteur D9 pour le branchement d'un joystick. Un deuxième joystick
peut cependant être connecté sur une prise femelle située
dans le premier.

Une extension très intéressante,
l'unité de disquette 3 pouces, livrée avec CP/M 80
et le célèbre logo
de Digital Resources. La documentation est d'ores et déjà
proposée en français
dans sa présentation originale (non représentée Ici).
Le graphique peut atteindre la
résolution de 140 x 200.
Les extensions se font par deux langues de la carte mère, l'une destinée à une connexion du type parallèle Centronics, l'autre pour les unités de disquettes. L'affichage possède selon les modes plusieurs dimensions : de 20 colonnes et 16 couleurs, 40 colonnes et 4 couleurs et enfin 80 colonnes en deux couleurs. Dans les trois modes, les couleurs sont choisies dans une palette de 27 teintes.
UN BASIC RAPIDE ET COMPLET POUR LE CALCUL LE GRAPHIQUE ET LE SON
En mode graphique la résolution
atteint 640x200 avec possibilité de faire 8 fenêtres de texte.
Les possibilités sonores
stéréo sont de trois canaux sur 7 octaves avec un contrôle
programmé de l'enveloppe à 4 paramètres, plus un générateur
de bruit. Un petit haut-parleur est incorporé à l'unité
centrale. Le magnétocassette intégré possède
deux vitesses de lecture : 1 ou 2 Kilobauds. La vitesse de lecture est
automatiquement reconnue par logiciel.
Le Basic est signé Locomotive
Software. Il est figé dans les 32 K octets de mémoire morte
(ROM). Il passe pour être rapide et surtout complet, aussi bien dans
le domaine du calcul, du graphique ou du son. Regrettons l'absence d'éditeur
pleine page pour la rapidité de mise au point des programmes mais
l'éditeur est tout de même plus puissant que celui des versions
5.xx de Microsoft par l'emploi notamment d'un deuxième curseur propre
à l'édition.
Par contre, ce Basic possède une certaine orthogonalité des instructions d'entrées/sorties par l'utilisation d'un numéro de canal pour chaque entrée ou sortie disponible. Ceci autorise la paramétrisation dans une variable Basic du numéro de canal qui pourra être modifié par programme. Ceci lève un inconvénient du Basic Microsoft où par exemple il y a deux mots-clés différents pour l'affichage écran ou imprimante : PRINT et LPRINT et que l'on ne peut pas facilement par programme aller modifier une ligne de programme pour remplacer l'un ou l'autre des deux mots-clés.
Au niveau de la rapidité d'exécution,
l'Amstrad est très bien placé.
Son Basic est très rapide pour les calculs.
Le test suivant déjà
employé pour des machines similiaires (Z80 4Mhz) a été
avalé en 3 secondes pour l'Amstrad contre 15 secondes en Basic Microsoft
5 xx
10 REM TEST MICRO 7
20 DIM T(16)
30 FOR 1 = 1 TO 25 STEP
1/7
40 GOSUB 1000
50 NEXT I
60 END
1000T(INT(3.141592 +
K6 + p.39))) = SIN(3.21)ATN(3.141592)
1010 GOTO 2000
1020 RETURN
2000 GOTO 1020
Ceci montre qu'un interprêteur Basic doté de bonnes routines de calculs en virgule flottante n'a pas besoin d'un microprocesseur 16 bits pour être brillant (un 16 bits courant effectue ce test entre 7 et 10 secondes !).L'unité centrale contenant 4 timers, le Basic Locomotive Software sait manier les interruptions pour la plus grande joie des adeptes du contrôle de processus en temps réel.
L'Amstrad pourra recevoir des unités de disquettes. Probablement des unités de 3 pouces de fabrication Matsushita fonctionnant sous CP/M 80 et livrée avec le langage Logo de Digital Research Inc (prix annoncé 2890 F ttc, disponibilité courant septembre 84).
Une imprimante matricielle, style Seikosha, 80 colonnes, référence DMP 1 est proposée à 2490 F avec cable. Sa vitesse maximale de fonctionnement est de 50 caractères par seconde. Elle peut reproduire des écrans (hard-copy) en adressage par point.
La machine est livrée avec une cassette de bienvenue et un manuel en français relativement complet. Les passionnés du langage machine pourront obtenir la très longue liste des adresses utiles de la ROM Basic moyennant finance : « The concice firmware spécifications ».
Le catalogue de logiciels est alimenté principalement par Amsoft. Cinquante jeux aux noms évocateurs comme : « Exocet », « 50000 lieues sous les mers », « Les Envahisseurs de l'au delà », « Admirai Graf Spee », « Golf de dingues », « Alouettes de combat », « Le Mineur maniaque » ou encore « Bill l'aristocrate ».

Coté logiciels éducatifs : la géographie, « Nombres magiques », « Animal- végétal-minéral », « La Course à la boussole », etc.
Dans les langages Pascal avec Hisoft Pascal 4T et Assembleur. Pour les utilitaires : un traitement de texte Amlettres francisé , un tableur : Easi-Amscalc, un budget familial et un guide du BAsic de l'Amstrad en deux parties (premier pas et techniques de programmation avancée).
En résumé, Amstrad
a beaucoup d'atouts en main, il lui reste à prouver sa fiabilité
et un réseau de distributeurs solide pour entamer un carrière
en deçà et au delà de la Manche.
|
Constructeur : Amstrad
|
| A voir aussi sur CPCrulez , les sujets suivants peuvent vous intéresser... |
» Hardware - Service Manual - Dd1 Fd1
» Hardware - Le Reseau Local Asmtrad - 1985 (CPC Magazine)
» Hardware - Menu - Services Manuel
» Hardware - Menu - Montages