
L'aîné de la bande, celui par qui la renommée s'est établie, est devenu le petit junior avec ses 64 K de RAM et son magnéto cassette intégré. Lancé en France en 1984, il aura rallié des dizaines de milliers de néo-utilisateurs par son prix attractif.

L'unité centrale, à la façade bigarrée, propose un clavier de 74 touches en version uniquement QWERTY, mais rédéfinissables à souhait. Honni soient les claviers guimauve, chez Amstrad ; le marché préférant sans conteste le clavier mécanique. Sous les quatre touches de directions, le clavier numérique peut recevoir des fonctions programmées, sans, et c'est dommage, qu'aucune ligne d'écran ne puisse indiquer les affections des différentes touches.
Sur la droite de l'appareil, un lecteur enregistreur de cassettes qui décevra les pros de l'interconnexion-Spaghetti avec dans la partie supérieure un compteur de bande, très pratique pour les repérages et la possibilité d'utiliser deux vitesses de fonctionnement, la plus rapide étant conditionnée par l'utilisation de supports magnétiques de haute qualité.
Le centre névralgique du 464 ainsi que le Basic sommeillant dans une mémoire morte de 32 kilos octets tandis que la mémoire vive, offre un espace de 64 kilos octets pour la manipulation des quelques 43 000 caractères de votre programmation BASIC. L'affichage comme précédemment indiqué se fera sur l'un des trois modes suivants: Mode 0 - Capacité de 25 lignes de 20 caractères en 160 x 200 points avec un échantillonage de 16 couleurs parmi les 27.
Mode 1 - Capacité de 25 lignes encore mais sur 40 colonnes et une définition de 320 x 200 points. Ce mode n'autorisant en revanche que quatre couleurs toujours parmi les 27 de la palette.
Mode 2 - Capacité de 25 lignes, toujours, mais en 80 colonnes avec une image de 640 x 200 points certes, mais au détriment du choix des couleurs qui se verront réduites à deux.
Nanti d'un BASIC particulièrement riche et teinté du Microsoft, le 464 surprend déjà par ses capacités avec un espace mémoire de 43 583 octets en dépit d'une mémoire écran consommant 16 Ko. De plus, si par chance vous vous retrouvez fabuleusement riche, la tenue de vos comptes pourra se faire avec une précision de neuf chiffres.

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Le CPC464 en version Schneider est beaucoup plus discret, bien que totalement équivalent.
Schneider a produit les Amstrad sous licence, pour les marchés allemands et marginalement français (dans ce cas pour compenser certaines pénuries). Les différences sont mineures. La connectique est améliorée sur certains modèles et la couleur de touches est plus sobre. La connectique est en DB25, un luxe a sa raison d'être. Les normes RF allemandes étaient plus strictes qu'en France, au Royaume-Uni ou en Espagne.
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CPC464 : The original Arnold
Artwork by Perry from an original idea by Powell
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