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Amstrad joue la carte Sega (SVM)AMSTRAD MEGA PC (PC Review)
Prenez un compatible IBM avec carte sonore, haut-parleurs et manettes de jeu. Ajoutez-y une carte intégrant toute l'électronique de la console Sega Megadrive, et vous obtiendrez l'Amstrad Mega PC, une machine hybride conçue pour jouer (beaucoup) en travaillant (un peu). L'idée est séduisante, le résultat laisse à désirer.

Retour à la réalité pour Amstrad. Sans doute pour effacer ses échecs dans l'informatique professionnelle, le constructeur britannique revient dans le monde de la micro-informatique personnelle qui a fait son succès. Sa nouvelle arme : le Mega PC, un compatible IBM doué pour le jeu, assorti... d'une console Sega Megadrive. Bref, l'ordinateur de rêve des ludoma-niaques. Du moins, en théorie...

Il s'agit de reprendre l'offensive dans un marché maintenant dominé par les petits fabricants de compatibles IBM et par les constructeurs japonais de consoles de jeu. Il faut dire que ce marché, Amstrad en a été l'un des premiers protagonistes. En 1984, le CPC 464 a connu une réussite impressionnante, particulièrement en France où ce modèle et ses successeurs CPC 664 et 6128 ont mis à mal Commodore 64, Apple II et Sinclair Spectrum. Le principe, génial, était simple : fournir à bas prix un système complet, avec écran et clavier, alimenté par une seule prise et conçu pour tous les types de jeux. Amstrad se constitue alors une solide clientèle dans le grand public. Et hérite d'une image de fabricant de machines de jeux qui le pénalisera longtemps... mais qui devrait le servir aujourd'hui.

UN ORDINATEUR À DEUX TÊTES : UN CACHE COULISSANT DÉGAGE TANTÔT LE LECTEUR DE DISQUETTES, TANTÔT  L'EMPLACEMENT  POUR LES CARTOUCHES DE JEU. >>

Amstrad est également connu pour ses compatibles IBM bon marché. Une réputation qui remonte à 1986, quand le constructeur lance un compatible IBM pour 5 000 F HT, soit la moitié du prix du marché. C'est le PC 1512. Un succès spectaculaire : cette année-là, Amstrad devient, en volume, le premier constructeur européen de micro-ordinateurs. C'est alors que naît l'idée de développer une gamme de microordinateurs professionnels qui lui fera perdre son public le plus fidèle, sans lui attirer de nouveaux utilisateurs.

Les problèmes ont commencé à la fin 1989, avec la sortie des modèles 2086, 2286 et 2386, qui devaient faire d'Amstrad un constructeur "sérieux". Les constructeurs taïwanais, qui se sont lancés dans la brèche créée par le PC 1512, proposent alors des machines plus performantes et moins chères. De plus, ces ordinateurs sont victimes de défauts de fabrication qui coûteront très cher à Amstrad : son image de marque en prend un coup, et les séries suivantes de compatibles IBM sont boudées par le milieu professionnel. En 1992, Amstrad joue alors le tout pour le tout : il demande à Intel de fabriquer ses nouveaux modèles professionnels. Les produits sont séduisants, mais il est difficile de s'imposer dans la guerre sans merci que se livrent les assembleurs et les grandes marques. Le marché professionnel reste désespérément fermé et, aujourd'hui, Amstrad jette l'éponge.

PC et console jouent à cache-cache

Toutes ces opérations ont coûté très cher à la firme britannique, tant en termes de notoriété que du point de vue financier : seules les ventes d'antennes paraboliques et de matériel hi-fi maintiennent encore le groupe hors de l'eau. Aujourd'hui, Amstrad tente de redresser la situation en renouant avec ses origines : l'ordinateur familial et ludique. Voici donc le Mega PC, une machine que son constructeur destine au jeu, d'une part, et à la découverte de l'informatique, d'autre part. Ou accessoirement.

De quoi s'agit-il ? D'un appareil comparable à un micro-ordina-teur de bureau, relié à un clavier de type PC-AT et à un écran VGA. Mais, sur la façade du petit boîtier crème, un cache de plastique coulisse pour masquer le lecteur de disquettes et dégager un emplacement destiné à recevoir des cartouches de jeu et des prises pour les manettes. C'est une console Sega Megadrive, réduite à sa plus simple expression, qui occupe toute la partie gauche du boîtier. Elle a été entièrement redessinée pour tenir sur une carte électronique qui occupe l'un des deux connecteurs d'extension de l'ordinateur.

Le cache coulissant joue à la fois un rôle de protection et de commutateur entre les deux systèmes : en le déplaçant vers la gauche, on recouvre les connecteurs de la console de jeu, en même temps qu'on actionne un interrupteur qui connecte l'écran au contrôleur vidéo du compatible IBM. Déplacé vers la droite, le cache interrompt l'affichage du PC pour activer celui de la Megadrive. On peut donc laisser l'ordinateur travailler pendant qu'on joue sur la console. Mais l'inverse est impossible : la cartouche et la manette de jeu dépassent de la carte Megadrive et empêchent de faire coulisser le cache.

Une électronique démodée

La carte Megadrive, qui possède sa propre électronique -processeurs 68000 et Z80, composants d'affichage, etc. - fonctionne de manière entièrement indépendante de l'ordinateur et monopolise l'affichage quand elle est en marche. N'espérez donc pas lancer Streetfighter II dans une fenêtre Windows, ni récupérer les décors de Sonic dans Deluxe Paint. Elle accepte sans broncher toutes les cartouches disponibles, qu'elles soient japonaises, américaines ou européennes (ces différents standards sont partiellement incompatibles). Une fois le cache de plastique dégagé, il suffit d'introduire une cartouche de jeu dans le lecteur pour que la console soit mise sous tension et prenne le contrôle de l'écran. A l'arrière, un potentiomètre assez fragile (il a rendu l'âme pendant les tests) permet de régler le volume sonore. Affichage de 320 x 224 points en 64 couleurs, son stéréo, deux entrées pour manettes de jeu : quel que soit le jeu, le résultat obtenu est exactement le même qu'avec la console Sega, au détail près que l'écran VGA de 14 pouces a les dimensions d'une petite télévision.

<< LA MÉMOIRE DE 1 MO EST, EN PRINCIPE, EXTENSIBLE À 16 MO... MAIS D'ACCÈS TRÈS DIFFICILE !

Et l'ordinateur dans tout ça ? Eh bien, il est plutôt décevant. Son processeur AMD 386 SX, cadencé à 25 MHz, est secondé par des éléments de qualité médiocre qui rendent très délicat un usage aussi bien ludique que bureautique. La mémoire, limitée à I Mo seulement en standard, est en théorie extensible à 16 Mo. Malheureusement, la carte Megadrive bloque l'accès à la carte mère, en particulier, au support pour le coprocesseur 80387, et... aux barrettes de mémoire ! Comme elle est maintenue par une quantité impressionnante de vis et de points de fixation, seul un expert du tournevis et de la pince-monseigneur pourra s'amuser à remplacer les quatre barrettes de 256 Ko, installées juste sous la carte Megadrive, par des barrettes de 1 ou 4 Mo. Pour agrémenter le tout, le disque dur de 40 Mo est extrêmement lent. Tout comme le composant vidéo intégré à la carte mère, un WD 90C11, en voie de disparition chez les constructeurs depuis plus d'un an ! Celui-ci est accompagné de 256 Ko de mémoire, extensible à 512 Ko, mais l'écran ne permet qu'un affichage de 640 x 480 points, scintillant et désagréable...

Seul aspect positif : des composants de synthèse sonore, compatibles avec le standard Ad Lib, sont intégrés à la carte mère, et deux petits haut-parleurs de qualité correcte sont placés de part et d'autre de l'écran. Un atout appréciable pour les amateurs de jeu, d'autant que le Mega PC est livré avec une manette analogique. Mais, même s'il est capable de vous faire profiter de certains classiques comme "Prince of Persia” ou "Lemmings”, il aura du mal à faire fonctionner les productions actuelles qui exigent de plus en plus de puissance. Les responsables : sa lenteur et ses limitations tant en mémoire vive qu'en espace disque. A titre d'exemple, les derniers épisodes d'"Ultima" nécessitent de 15 à 20 Mo sur le disque dur, de 2 à 4 Mo de mémoire vive et... au minimum un 486 SX 25.

DES ATOUTS POUR LE JEU : UNE MANETTE ET DES HAUT-PARLEURS, MAIS UN SÉRIEUX RETARD CÔTÉ PUISSANCE ET VITESSE. >>

Enfin, et c'est quand même l'inconvénient majeur de cet ordina-teur, le Mega PC souffre de graves problèmes de compatibilité. Le test du Standard européen de performances qui porte sur Windows a "planté” la machine à chaque tentative, et des blocages aléatoires se produisent lors de son utilisation. Est-ce la raison pour laquelle l'environnement graphique de Microsoft n'est pas fourni avec le Mega PC ? Ce qui est un comble pour un ordinateur prétendument destiné à l'initiation.

Déconnecté depuis le PC 1512, Amstrad semble avoir perdu le contact avec les exigences des utilisateurs. Mais aussi avec la réalité du marché : la console Megadrive est vendue dans le commerce aux alentours de 1 200 F TTC avec un jeu, et on peut trouver un 386 SX 25 de bonne qualité (avec 4 Mo de mémoire et un disque dur de 80 Mo) pour quelque 7 000 F TTC. A près de 8 000 F TTC, l'association d'une console Megadrive et d'un PC de mauvaise qualité présente finalement peu d'intérêt. Conscient de cet état de fait, Amstrad prévoit, dans un premier temps, une baisse substantielle du prix de son nouveau cheval de bataille. Faute avouée sera-t-elle à demi pardonnée ?

FRANCIS BÉGUEC, SVM

★ PUBLISHERS: Amstrad Consumer Electronics / SEGA
★ ANNÉE: 1993

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L'Amstrad CPC est une machine 8 bits à base d'un Z80 à 4MHz. Le premier de la gamme fut le CPC 464 en 1984, équipé d'un lecteur de cassettes intégré il se plaçait en concurrent  du Commodore C64 beaucoup plus compliqué à utiliser et plus cher. Ce fut un réel succès et sorti cette même années le CPC 664 équipé d'un lecteur de disquettes trois pouces intégré. Sa vie fut de courte durée puisqu'en 1985 il fut remplacé par le CPC 6128 qui était plus compact, plus soigné et surtout qui avait 128Ko de RAM au lieu de 64Ko.