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Interface - les Interfaces Jagot et LeonHardware Peripheriques - Interfaces

La caractéristique la plus connue des micro-ordinateurs est leur interactivité, c'est-à-dire leur capacité à établir un dialogue permanent entre l'ordinateur et l'utilisateur par l'intermédiaire de l'ensemble de communication écran-clavier. Mais, pour séduisante et conviviale qu'elle soit, cette caractéristique n'exploite qu'une faible partie des très grandes possibilités d'un micro-ordinateur. L'utilisateur pourra trouver un autre intérêt à sa machine si celle-ci ne se contente pas de lui répondre par l'affichage de messages, mais appréhende certains phénomènes physiques et réussit ensuite à commander des actions dépendant de ces phénomènes. Pouvoir faire « communiquer » un ordinateur avec le monde extérieur, en d'autres termes lui permettre de commander des réactions à certains phénomènes, nécessite de posséder des cartes lui autorisant l'appréhension d'événements extérieurs et de « prendre des décisions » liées à ces événements.

La société stéphanoise Jagot et Léon fabrique et commercialise une gamme complète de cartes destinées à permettre cette communication. Afin de réaliser les essais qui suivent, la société nous a prêté les cartes suivantes :

  • Carte E101 de conversion Analogique/Digitale 8 voies multiplexées.
  • Carte E102 Entrée/Sortie/Timer.
  • Carte E103 de conversion Digitale/Analogique 2 voies.
  • Carte E105 permettant quatre sorties logiques et quatre sorties 220 volts. En plus de ces cartes, nous avions le rack et la carte fond de panier destinés à permettre l'utilisation simultanée de plusieurs extensions.


Le Rack fond de panier

Le rack est constitué d'un boîtier en bois à l'intérieur duquel sont tracées des glissières destinées à maintenir les différentes interfaces. Il contient une carte fond de panier sur laquelle sont fixés les connecteurs dans lesquels seront enfichées les diverses interfaces. Vous ne pouvez toutefois utiliser que quatre interfaces avec le même fond de panier. L'ensemble sera connecté au CPC par l'intermédiaire d'un câble souple. Avouons-le, l'ensemble, même s'il est pratique pour qui possède plusieurs cartes, n'est pas du plus bel effet. Sur un plan esthétique d'abord. Le choix du bois comme constituant du rack fait vraiment « bricolo », et ce dernier semble   être  sorti   tout   droit   du   rayon découpe de bois d'un grand magasin. Un boîtier en matière plastique aurait sûrement eu une autre esthétique, mais ce choix a été fait pour des raisons de prix.

En ce qui concerne l'ensemble CPC-Rack, ce n'est guère mieux. J'espère qu'il existe des câbles de connexion plus longs que celui dont je disposais. Sinon, je reprendrai la même observation que j'avais faite pour la carte PHOENIX M64 de CORE, « bonjour la visibilité ». Voici comment se présente l'ensemble :
* votre CPC,
* branché à l'arrière du CPC, le câble de liaison entre le rack, l'unité centrale, et l'unité de disquettes,
* au milieu de ce câble, l'interface de l'unité de disquettes (et éventuellement d'autres interfaces),
* à l'extrémité du câble, le rack contenant les interfaces Jagot et Léon. Vous avez donc, entre votre unité centrale et l'écran de votre CPC, le rack et les diverses interfaces, ce qui vous cache la partie inférieure de l'écran. Il est vrai que vous pourrez voir cette partie en vous redressant sur votre siège ou en achetant des rallonges pour les câbles  qui  relient  l'unité centrale à l'écran. Mais il est aussi vrai que ce n'est pas toujours à l'acheteur de faire des efforts et que les concepteurs de matériel pourraient de temps en temps se J pencher sur l'aspect pratique de ce qu'ils I offrent, ce qui ne doit pas être bien compliqué.

Les cartes d'interface

Avant d'examiner chaque carte avec plus de détails, voici tout d'abord ce qui est commun à toutes ces interfaces.

Réalisation

La réalisation des cartes semble soignée, et le montage est fait sur support époxy, en circuit imprimé double-faces. Les composants utilisés sont connus pour leur fiabilité. Il faut toutefois noter que les contacts entre les interfaces et les connecteurs du fond de panier ou du câble de liaison ne sont pas de la meilleure qualité. Par là, je veux dire que l'usure de ces contacts est très rapide. Je n'en veux pour preuve que les traces d'usure importante, visibles sur les cartes que j'avais en ma possession, cartes qui, dans la mesure où elles venaient directement de chez le constructeur, n'avaient probablement pas fait l'objet d'une utilisation intensive. En ce qui concerne les cartes comportant des borniers, il vous sera nécessaire de faire les branchements désirés sur ces borniers avant de monter l'interface dans le rack. Ceci est somme toute plutôt logique mais, compte tenu de ce que j'ai écrit plus haut concernant la qualité des contacts, ne faites pas trop d'expériences avant le montage définitif.

Le décodage des adresses est situé sur chaque carte, ce qui vous permet aisément de le modifier lorsque vous utilisez deux interfaces de même nature. Si toutefois vous désirez employer plus de deux cartes identiques, il vous faudra demander la modification à Jagot et Léon.

La documentation

La documentation fournie avec chaque carte est insuffisante et mal conçue, même s'il est logique de supposer que celui qui se porte acquéreur de telles interfaces a un minimum de connaissances en ce qui concerne l'utilisation des ordres BASIC INP et OUT (ou IN et OUT pour celui qui travaille en assembleur Z80).

Si les exemples et explications fournis permettent de bien se familiariser avec l'utilisation des interfaces, ils pèchent quand même par un manque de précisions et de détails (voir par exemple la carte El05). Cette documentation a été faite par les concepteurs des cartes, c'est-à-dire par des gens qui possédaient à fond leur sujet. Hélas, ils ont quelque peu oublié que les utilisateurs de leurs cartes pouvaient avoir besoin de renseignements complémentaires. (Voir en particulier la carte E105). Je regrette en outre la qualité de la réalisation et du support de cette documentation. Elle fait vraiment trop « poly-cop de cours », c'est-à-dire très artisanale et vraiment peu soignée. Les schémas explicatifs sont vraiment très mal réalisés. Pour le prix auquel sont proposées ces interfaces, il aurait sûrement été possible de faire un effort de ce côté-là. Quand donc les concepteurs français de matériel se décideront-ils à prendre au sérieux leurs clients et à leur proposer des notices de la qualité de celles que l'on trouve sur les matériels anglais ? (Rares sont les constructeurs français qui proposent une documentation digne de ce nom qui ressemble à autre chose qu'un brouillon vite corrigé et photocopié).

L'utilisation des cartes

Dans tous les cas, elle se fait très simplement. Il suffit, pour pouvoir utiliser les cartes, d'envoyer ou de recevoir un octet (dont l'adresse vous est bien sûr fournie par la documentation) dans l'espace adresse du CPC. Cette simplicité d'utilisation vous permet, bien que l'assembleur soit préférable pour des raisons de performances, d'utiliser ces interfaces à l'aide de programmes Basic.

Les cartes E103 et E101

Pouvoir obtenir de l'ordinateur un traitement de phénomènes physiques qui lui sont extérieurs, nécessite de convertir en chiffres binaires compréhensibles par la machine les valeurs prises par les phénomènes traités (températures par exemple). La commande de réactions aux valeurs des événements traités demandera la conversion inverse. La carte E101, ou carte de conversion analogique-digitale permet de convertir des tensions comprises entre 0 et 5 volts en sorties digitales comprises entre 0 et 255 que vous pourrez donc traiter avec votre CPC. L'utilisation de cette carte ne pose aucun problème particulier et son fonctionnement Qe l'ai essayé en mesurant des tensions fournies par des piles électriques et un convertisseur de tension) m'a semblé correct. Encore une fois, je regrette que la documentation ne soit pas plus complète en ce qui concerne l'étalonnage de la carte. La carte E103 est une carte de conversion digitale-analogique. Elle vous permet de convertir un nombre compris entre 0 et 255 calculé par votre CPC en tension comprise entre 0 et 2,56 volts sur la carte. Avec cette carte, aucun problème. En mesurant avec un métrix les tensions obtenues en sortie en fonction de la valeur envoyée par le CPC, j'ai obtenu des résultats tout à fait conformes à ce qui est annoncé. Je vous précise en outre (mais cela, je ne l'ai pas essayé) qu'il est possible d'obtenir avec cette carte des tensions de sortie allant jusqu'à 10 volts.

La carte E105

Il s'agit d'une carte vous offrant :

  • quatre sorties logiques 0/5 volts,
  • quatre sorties 220 volts.
Les circuits alimentés sous 220 volts et les circuits basse tension de votre ordinateur sont isolés les uns des autres grâce à l'utilisation de coupleurs optiques permettant un isolement de l'ordre de 2 000 volts.

L'essai effectué sur cette .carte n'a posé, lui non plus, aucun problème particulier. Lechenillard monté conformément à la notice d'utilisation a fonctionné correctement, et les mesures de tension effectuées entre les sorties logiques et la masse ont bien donné les, valeurs annoncées.
L'utilisation de cette carte est très simple. Mais encore faudrait-il que la notice utilisateur donne tous les renseignements nécessaires. Ce n'est pas le cas. Aussi je vous précise que les bits de poids fort de l'octet envoyé à l'adresse &F9F0 commandent les sorties logiques, et les bits de poids faible les sorties 220 volts.

La carte E102

Il s'agit d'une carte entrée-sortie/timer. Elle permet de gérer vingt-quatre entrées/sorties programmables et trois compteurs de temps. Cette carte utilise les classiques 8255 et 8253 de chez INTEL. Avec la carte E105, ce devrait être une des plus utilisées du lot. Elle permet en effet de commander toutes sortes d'éléments extérieurs à l'ordinateur (Relais, etc.).

Conclusion

Pour tous ceux qui veulent essayer de faire plus avec leur AMSTRAD, et en particulier s'adonner à la robotique, Jagot et Léon présente, avec cet ensemble de cartes, un jeu complet d'interfaces ouvrant d'autres horizons aux CPC. Le soin apporté à leur réalisation, la fiabilité que laissent supposer les composants employés, ainsi que la possibilité de les utiliser aisément à partir du Basic permettent d'envisager sinon des applications purement professionnelles, du moins des applications personnelles de haut niveau (recherche d'émetteurs, régulation de chauffage, etc.) et autres que les sempiternelles gestions de compte ou de fichiers qui sont jusqu'à présent les seules applications personnelles (à l'exception des jeux et émulations de MINITEL) proposées aux utilisateurs de micro-ordinateurs.

R.P. Spiegel , Cahiers de l'Amstrad °3 , Avril/Mai 1986 - http://cpcrulez.fr

★ LICENCE: COMMERCIALE
★ ANNÉES: 1985 , 1986
★ ÉDITEUR/DEVELOPPEUR: JAGOT & LEON

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Lien(s):
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QUE DIT LA LOI FRANÇAISE:

L'alinéa 8 de l'article L122-5 du Code de la propriété intellectuelle explique que « Lorsque l'œuvre a été divulguée, l'auteur ne peut interdire la reproduction d'une œuvre et sa représentation effectuées à des fins de conservation ou destinées à préserver les conditions de sa consultation à des fins de recherche ou détudes privées par des particuliers, dans les locaux de l'établissement et sur des terminaux dédiés par des bibliothèques accessibles au public, par des musées ou par des services d'archives, sous réserve que ceux-ci ne recherchent aucun avantage économique ou commercial ». Pas de problème donc pour nous!

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L'Amstrad CPC est une machine 8 bits à base d'un Z80 à 4MHz. Le premier de la gamme fut le CPC 464 en 1984, équipé d'un lecteur de cassettes intégré il se plaçait en concurrent  du Commodore C64 beaucoup plus compliqué à utiliser et plus cher. Ce fut un réel succès et sorti cette même années le CPC 664 équipé d'un lecteur de disquettes trois pouces intégré. Sa vie fut de courte durée puisqu'en 1985 il fut remplacé par le CPC 6128 qui était plus compact, plus soigné et surtout qui avait 128Ko de RAM au lieu de 64Ko.