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Eloge du MonochromeHardware Divers

LA NÉCESSITÉ D'UN MONITEUR couleur est devenue un lieu commun pour la plupart des utilisateurs de micro-ordinateurs familiaux. C'est en effet le moyen d'exploiter les possibilités les plus spectaculaires de la machine. 

Cette idée va de pair avec les progrès constants des constructeurs quant à la haute résolution et au nombre de , couleurs disponibles. Il suffit de mesurer le chemin parcouru jusqu'à l'Amiga avec ses 4 096 nuances et sa définition de 640 x 400 pixels. Mais l'idée que l'écran couleur vaut mieux que l'écran monochrome est bien souvent une idée fausse : cela dépend de l'utilisation envisagée. Voyez, face à cette invasion de la couleur, le seul constructeur qui résiste encore (et ce n'est pas le moindre) : Apple, faisant fi des critiques, a conservé pour le Macintosh Plus l'affichage du Macintosh classique. Une très bonne résolution mais en noir et blanc. Un choix qui se justifie très aisément : bien que capable déjouer, le Mac est fondamentalement une machine de travail, dans le cadre de l'entreprise ou dans celui des applications personnelles. Et dans ce cas rien ne remplace le confort visuel d'un bon écran monochrome, à l'image stable et fine. Chiffres et caractères sont toujours moins lisibles sur un écran couleur que sur un écran monochrome (à l'exception de modèles spéciaux comme l'écran professionnel graphique d'IBM, très coûteux). Or, aujourd'hui, la frontière entre informatique familiale et informatique professionnelle tend â devenir très subtile. Traitements de texte, tableurs, gestionnaires de fichiers se font de plus en plus nombreux dans les foyers, et supplantent peu a peu le jeu comme première motivation d'achat. Pour cette raison, il est plus que jamais nécessaire de bien réfléchir au type d'écran que l'on offrira à son micro-ordinateur. Dans tous les cas, on constatera qu'un moniteur monochrome est une solution non seulement plus économique, mais également beaucoup plus adaptée à un long travail de saisie. Voici quatre exemples sur des machines récentes, qui aideront à fixer les idées.

Amstrad. Le CPC 6128 peut se targuer de la mention - semi-professionnel -, par son mode CP/M et par les logiciels professionnels dont il dispose : Multiplan, dBase II, etc. Dans ce genre d'applications, la couleur est tout â fait inutile, pour ne pas dire nuisible. La qualité moyenne des moniteurs couleur Amstrad supporte très mal l'affichage en 80 colonnes. Or, dans sa configuration couleur, le CPC 6128 coûte 5 990 F contre 4 490 F en monochrome. Si l'on tient absolument à la couleur, Amstrad commercialise une interface Féritel (490 F) qui donne une image tout à fait convenable, pour les jeux par exemple, sur un téléviseur courant. Economie réalisée avec un moniteur monochrome et une interface : 1010 F et une paire de lunettes ! Le même raisonnement peut être tenu avec le CPC 464.


Ecran monochrome pour CPC+ qui affiche 26 nuance de gris

Science & Vie Micro n°26 Mars 1986 & http://cpcrulez.fr

★ ANNÉE: ???
★ AUTEUR(S): ???

CPCrulez[Content Management System] v8.75-desktop/c
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L'Amstrad CPC est une machine 8 bits à base d'un Z80 à 4MHz. Le premier de la gamme fut le CPC 464 en 1984, équipé d'un lecteur de cassettes intégré il se plaçait en concurrent  du Commodore C64 beaucoup plus compliqué à utiliser et plus cher. Ce fut un réel succès et sorti cette même années le CPC 664 équipé d'un lecteur de disquettes trois pouces intégré. Sa vie fut de courte durée puisqu'en 1985 il fut remplacé par le CPC 6128 qui était plus compact, plus soigné et surtout qui avait 128Ko de RAM au lieu de 64Ko.