GAMESSALONS ★ AMSTRAD EXPO 1986 - LA VILLETTE : LA ROUTINE ★

Amstrad Expo 86 - la Villette|Hebdogiciel)Games Salons

Amstrad Expo, à la Villette, c'était ni bien ni mal. La routine, quoi. Pas de grande nouveauté, à part du côté des logiciels de jeu, beaucoup de monde, surtout des jeunes entre 12 et 18 ans, peu de hard, et tout ça dans un espace très réduit.

LA GRANDE HALLE, C'EST GRAND, NON ?

La grande Halle de la Villette. Je m'étais dit "la grande halle, c'est grand". Plutôt logique et profond, comme réflexion. D'ailleurs, lors d'Apple Expo, j'avais pu vérifier que la grande halle, c'est grand. Et effectivement, la grande halle, c'est grand. Mais Amstrad Expo se tenait sur à peine la moitié de la grande halle. Donc, Amstrad Expo, c'était à moitié grand.
J'me suis pointé à 14 heures. Quand j'ai vu la queue qu'il y avait, j'ai hurlé de désespoir. Elle s'étendait sur au moins deux cents mètres, au bas mot. Bon, j'me mêle à la foule. Y a presque que des jeunes. Le peu d'adultes qu'y peut y avoir, c'est les parents desdits jeunes. J'vous aurais bien pris la queue en photo, mais je me serais fait piquer ma place, et alors là, retourner derrière tout le monde, non merci. Donc, pas de photo de la queue. Enfin, je réussis à rentrer. 25 balles-l'entrée, d'accord, je paye. Derrière moi, un mec prend le tarif étudiant (15 balles), personne ne lui demande de prouver jqu'il est bien étudiant. Putain, si j'avais su, j'aurais économisé 10 balles, qui auraient pu me servir à boire un coup à la buvette. Ça y est, je suis entré, après être passé par la fouille obligatoire des sacs et cabas qu'il faut présenter ouverts aux agents de la sécurité, qu'on sait jamais, des fois qu'un môme se balade avec une bombe atomique dans son cartable. Devant moi, un château fort. Un vrai, bien comme il faut, mais plus petit. Et en carton. Sur l'étendard, un petit chat joue avec le point du "i" de Loriciels. C'était le seul stand un peu marrant du lot. Enfin, ça attire le regard, c'est le but de la manoeuvre, non ? Et puisqu'il faut bien commencer par quelque chose, je me dirige vers ledit stand. J'entre dans le château, c'est vide. Rien dedans. D'accord, Je ressors. Y a une table ronde, mais les chevaliers, c'est des fous qui massacrent les joysticks en essayant les derniers softs Loriciels.

MARRANT, LE SURNOM

J'suis content, j'ai eu ma part de ragots. Par exemple, j'ai appris quelque chose de marrant : le surnom de Marion Vannier à Amstrad France, c'est :"la panthère".

ZIZIQUE

Chez Jagot et Léon, c'était tout petit. J.C Jagot était là, en chair, en os et en moustache. Il présentait des synthétiseurs vocaux, avec des logiciels éducatifs, du genre "tape sur la lettre "A", ah ben non, t'as tout faux".


Le château de Loriciels

Déjà minuscule, son stand était partagé en trois : lui, TMPI (Techni-Musique et Parole Informatique) qui, eux aussi, présentaient des synthétiseurs vocaux, ainsi que Music Tutor, qui est un pack musical, comprenant un synthétiseur musical 12 voies polyphoniques et stéréo, un clavier de synthé, et des logiciels de cours de solfège et de composition musicale. La démo faisait de la jolie musique, genre "comment ça va ? comme-ci, comme-ci, comme-ci, comme-ça" ou encore le thème de la panthère rose. Bien joli, mais cher : 850 balles le synthétiseur musical et le cours de solfège, 1200 balles le clavier musical, 220 balles la paire d'enceintes/amplis stéréo. Au total, plus de 2000 balles pour un machin sans l'indispensable prise MIDI. J'en connais pas beaucoup parmi vous qui vont pouvoir se le payer pour Noël.

ZIMAGES

Troisième exposant sur le même stand, c'était un mec qui présentait un digitaliseur vidéo de son cru, l'Ara. Il permet de capter des images vidéos en provenance de la télé, d'une caméra, ou d'un magnétoscope, puis de les retravailler avec le logiciel de dessin fourni, ou avec n'importe quel autre soft de dessin. Je vous parle plus longuement de celui-ci (y en avait au moins deux autres) parce que c'est le premier français. Son prix devrait tourner autour de 900/1000 balles, et il sera
disponible incessamment sous peu.

LE RESTE

Le reste de l'expo, c'était les différents éditeurs de sotfs. Borland, qui distribuait des sacs plastiques à son effigie en pagaille, a des problèmes avec la fac de Nanterre, mais je vous en parlerai la semaine prochaine, quand j'aurai poussé mon enquête un peu plus loin. A vue de nez, le stand où il y avait le plus de monde, c'était celui d'Ubi Soft, qui présentait ses derniers softs : Fer et Flamme, un jeu de rôle, Manhattan 95, un jeu d'arcade, et Gaston, un jeu genre cluedo qui met en scène Gaston Lagaffe, le personnage de Franquin. Un stand dont la seule présence était étonnante : celui de Digital Research. On les croyait morts, ou pour le moins agonisants. Ben non, ils survivent. J'ai l'impression qu'ils vont un peu laisser tomber le marché américain, qui est déjà aux mains de Microsoft, pour se consacrer au marché européen. Le stand le plus drôle : celui de KBI, un des premiers dupliqueurs français, qui avait choisi comme hôtesses deux jumelles qui pourraient sans problème faire la double page centrale de Lui. Salopes.
Laurant Weill, de Loriciels, a avoué publiquement avoir le Sida. Pourtant, il n'est pas Haïtien. A propos de lui, j'ai une histoire. C'est Laurant Weill qui se promène avec un canard en laisse. Un type l'interpelle et lui dit : "Pourquoi tu te promènes avec un singe ?" Laurant répond : "Mais c'est pas un singe, c'est un canard !" Et le type réplique : "J'te cause, à toi ?"
Elle est très bonne.



L'ensemble de l'expo.

LES ABSENTS

Bizarrement, Ere Informatique n'était pas là. Ce qui a permis aux exposants présents de raconter qu'ils avaient été rachetés par Loriciels, par Infogrames, par Fil, par le pape, qu'ils avaient le Sida et qu'ils arrêtaient la micro. Ce ne sont que des bruits, hein ? Un autre absent : le public Sinclair. Parce qu'Amstrad avait fort inopportunément fait un stand consacré au Spectrum + 2, qui n'intéressait strictement personne, le public étant venu pour voir des Amstrad de chez Amstrad fabriqués et développés par Amstrad. Le stand Sinclair était un havre de paix et de tranquillité au milieu du déchaînement ambiant.

À LA FIN

Eh oui, on en avait vite fait le tour.

Ah zut, j'ai oublié de vous parler des bécanes. Chaque exposant disposait en grande majorité de CPC 6128, à part les pros, genre Borland, qui avaient réussi à dégoter quelques PC 1512. Un stand, dont à propos duquel je sais plus qui c'était, avait mis un compatible PC autre que le 1512, mais je sais pas pourquoi, y z'ont rien voulu me dire. Allez, j'vous rapporte un petit ragot supplémentaire, j'adore ça : les 1512 présents à Amstrad Expo seraient de vieux modèles reconditionnés, ceux déjà vus au PCW Show de Londres, y pas si longtemps.

ENFIN, LA CONCLUSION

Si j'ai bien réussi mes photos comme il faut, vous voyez qu'il y avait beaucoup de monde à Amstrad Expo. Ne vous y fiez pas trop, fallait voir la surface ridicule de l'exposition. Y avait du peuple, certes, mais pas autant qu'on pourrait croire. Enfin bon, c'était pas trop mal.
Y avait des Amstrad, quoi. C'est tout ce qu'on demandait.

Ah, mais pas du tout ! On a jamais dit que le PC 1512 n'était pas la machine la plus demandée, on a dit que c'était la moins livrée ! Nuance !

HEBDOGICIEL

★ AMSTRAD CPC ★ DOWNLOAD ★

Adverts/Publicités:
» Amstrad  Expo  1986-La  Villette    (21-24  Novembre  1986)DATE: 2015-01-08
DL: 202 fois
TYPE: image
SIZE: 98Ko

» Amstrad  Expo  1986-La  Villette    (21  au  24  Novembre  1986)DATE: 2015-07-29
DL: 65 fois
TYPE: image
SIZE: 163Ko
NOTE: w822*h1108

Je participe au site:
» Newfile(s) upload/Envoye de fichier(s)
★ AMSTRAD CPC ★ A voir aussi sur CPCrulez , les sujets suivants pourront vous intéresser...

Lien(s):
» Games » Amstrad Expo 86 (CPC Revue)
» Games » C.E.S 85 - Amstrad In Den Usa Vorgestellt (CPC Amstrad International)
» Games » Amstrad Expo 88
» Games » Amstrad - Sicob 86 (Science et Vie Micro)
» Games » Amstrad Computers Show 1985 (CPC Revue)
» Games » Amstrad Expo 90

QUE DIT LA LOI FRANÇAISE:

L'alinéa 8 de l'article L122-5 du Code de la propriété intellectuelle explique que « Lorsque l'œuvre a été divulguée, l'auteur ne peut interdire la reproduction d'une œuvre et sa représentation effectuées à des fins de conservation ou destinées à préserver les conditions de sa consultation à des fins de recherche ou détudes privées par des particuliers, dans les locaux de l'établissement et sur des terminaux dédiés par des bibliothèques accessibles au public, par des musées ou par des services d'archives, sous réserve que ceux-ci ne recherchent aucun avantage économique ou commercial ». Pas de problème donc pour nous!

CPCrulez[Content Management System] v8.75-desktop/c
Page créée en 059 millisecondes et consultée 986 fois

L'Amstrad CPC est une machine 8 bits à base d'un Z80 à 4MHz. Le premier de la gamme fut le CPC 464 en 1984, équipé d'un lecteur de cassettes intégré il se plaçait en concurrent  du Commodore C64 beaucoup plus compliqué à utiliser et plus cher. Ce fut un réel succès et sorti cette même années le CPC 664 équipé d'un lecteur de disquettes trois pouces intégré. Sa vie fut de courte durée puisqu'en 1985 il fut remplacé par le CPC 6128 qui était plus compact, plus soigné et surtout qui avait 128Ko de RAM au lieu de 64Ko.