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L'ordinateur de reconnaissance de voix le plus performant du monde

Une jeune Alsacienne de 25 ans, Martine Kempf, a bouleversé le monde des chercheurs japonais : sans connaissances particulières, sans environnement technologique, elle a réalisé un ordinateur de reconnaissance de voix qui renvoie ceux qu'ils mettent au point au chapitre des balbutiements dans ce domaine. Quand elle a présenté son ordinateur à Tokyo, Martine Kempf est devenue une vedette que l'on arrêtait dans la rue pour la féliciter. Pourtant, ce n'est pas l'informatique qui la passionne le plus. 

A 25 ans, ce petit bout de femme sort de l'ordinaire. Née en Alsace, c'est à Athènes qu'elle a passé son bac, ce qui explique qu'elle parle grec ; à Bonn puis Nice, elle découvre l'astronomie : ses dispositions sont telles qu'elle est aussitôt intégrée dans l'équipe de l'observatoire de cette ville et qu'elle participe à une expédition en Sibérie. Bien qu'elle soit devenue une spécialiste de l'ordinateur de reconnaissance de voix, elle n'oublie pas l'astronomie : elle a l'intention de retourner en Californie pour y passer un doctorat, ce qui lui permettrait d'entrer dans un laboratoire de la NASA pour y étudier « quelques idées bien à elle » sur le mouvement stellaire. C'est d'ailleurs en Californie qu'elle a obtenu son brevet de pilotage aux instruments sur bimoteur.

L'aventure de son ordinateur de reconnaissance de voix, appelé « Katalavox » (du grec Katala qui veut dire « comprendre ») a commencé voici quatre ans. Jean-Pierre Kempf, son père, fabricant de systèmes d'aménagement d'automobiles destinées aux handicapés, cherchait à améliorer les performances des systèmes qu'il mettait à la disposition des handicapés : la nouvelle cible visée, les personnes qui, à la suite d'un accident ou victimes de la thalidomi-de, sont privées de l'usage des bras ou sont nés sans bras. Pour eux, la seule solution consiste à commander les manœuvres à la voix, la direction, l'accélération et le freinage étant assurés au pied. La NASA s'était attaquée au problème de la commande à la voix : en effet, quand un astronaute appuie sur un bouton, l'effort qu'il fait, en raison de l'apesanteur, le renvoie à l'autre bout de sa cabine. Mais l'appareil, qui a également été adapté dans certains avions par la firme Lockheed, ne satisfait guère ses utilisateurs il est encombrant, lourd, vorace en énergie et relativement peu performant. Jean-Pierre Kempf et Siemens le rachètent pour 200 000 F. Les ingénieurs allemands se mettent au travail, et Martine Kempf aussi.

Martine Kempf, 25 ans, a réussi là où la NASA avait échoué.
Son ordinateur de reconnaissance vocale se loge dans une boîte à cigare,
pèse 1 000 fois moins et coûte'20 fois moins cher que le modèle américain
mis au point pour les astronautes. >>

Elle reprend le problème à zéro : l'ordinateur US était analogique, elle le convertit au digital. Il était encombrant : elle en réduit la taille pour, aujourd'hui, en arriver au volume d'une boîte à cigares. Résultat : il est 200 fois plus petit, 1 000 fois moins lourd et 20 fois moins cher.

En juin 81, la première version est opérationnelle : l'ordinateur, monté sur une R5 automatique, est présenté au salon de Dusseldorf. C'est la première voiture qui obéit à la voix. Depuis, le système a été perfectionné et, à Tokyo, Mercedes a pu présenter un modèle obéissant à 50 fonctions (voir encadré) dans le cadre d'une exposition sur la haute technologie allemande. C'est à cette occasion que les chercheurs japonais ont découvert l'ordinateur de Martine Kempf et qu'ils n'en sont pas encore revenus. Dans les laboratoires sophistiqués de l'université de Tokyo, la plus importante du pays, des équipes ont réalisé un ordinateur de reconnaissance de voix : mais entre le moment où un ordre est donné et celui où il est exécuté, il se passe une demi-seconde ; celui de Martine réagit en moins d'un dixième de seconde.

Martine épate les japonais

« Comment faites-vous ? », lui ont demandé les Japonais. « J'ai un truc », leur a-t-elle répondu en Japonais (car elle a appris cette langue aussi). La presse lui consacre des articles, la télévision des émissions. Des dizaines de milliers de Japonais sont venus voir Martine Kempf, passée au rang de vedette. Martine Kempf utilise des composants qui existent dans le commerce, notamment à mémoires fixes EETROM : elles sont effaçables et reprogrammables à l'aide de 5 volts (l'ordinateur fonctionne sur 5 volts) ce qui est beaucoup plus facile qu'avec d'autres mémoires fixes qui, pour être reprogrammées, doivent être sortie.

MICRO7 (Octobre 1984)

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L'Amstrad CPC est une machine 8 bits à base d'un Z80 à 4MHz. Le premier de la gamme fut le CPC 464 en 1984, équipé d'un lecteur de cassettes intégré il se plaçait en concurrent  du Commodore C64 beaucoup plus compliqué à utiliser et plus cher. Ce fut un réel succès et sorti cette même années le CPC 664 équipé d'un lecteur de disquettes trois pouces intégré. Sa vie fut de courte durée puisqu'en 1985 il fut remplacé par le CPC 6128 qui était plus compact, plus soigné et surtout qui avait 128Ko de RAM au lieu de 64Ko.