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ASTERIX CHEZ RAHAZADE

CHERS LECTEURS

52 ans avant Jésus-Christ, j'étais tranquille, j'étais peinard dans mon petit village Gaulois. Avec mon pote Obélix, on se la coulait douce. Un p'tit tour dans la forêt pour se farcir des sangliers, et une p'tite virée dans les camps romains du coin pour se défouler... Tous les ans environ, on s'offrait un voyage. On a commencé par le tour de la Gaule, la Corse, c'était un peu plus tard avec le très fier et très susceptible O'catarinabella Tchix-Tchix. et puis on a visité presque tous les pays d'Europe de Helvétie à l'Hispanie en passant par la Germanie. Nous sommes même allés voir le grand Jules (César) à Rome. Chez les Bretons, on a joué au rugby et bu du thé (une sorte de potion magique bien moins efficace que la nôtre). En Egypte, Cléopâtre est devenue une bonne copine, et si son nez avait été plus court la face du monde en aurait été changée, dixit notre druide Panoramix. On s'est aussi offert une grande traversée jusqu'à un pays peuplé d'indigènes emplumés. Bref, tout un tas d'autres petites aventures bien banales (N.D.R. Quelle modestie Astérix, quelle modestie !...) qui n'auraient jamais attiré l'attention sans ces deux grands nigauds bourrés de talent que sont Uderzo et Goscinny ; car imaginez-vous que 2011 ans (en 1959) après ma première aventure qui s'appelait ASTERIX LE GAULOIS, ces deux français inventifs ont décidé de retracer les différentes étapes de mon histoire. Remarquez bien que je ne leur en veux pas, d'abord parce que cela me donne l'honneur et l'avantage de vous écrire cette modeste bafouille (N.D.R Quelle gentillesse Astérix, quelle gen-til-lesse !...), ensuite parce que grâce à eux, plus de 150 millions de lecteurs ont appris à connaître mes amis et mon époque et cela leur a peut-être permis de mieux comprendre la leur, qui, étrange coïncidence, est aussi la vôtre (Quel pédagogue cet Astérix, quel pédagogue !...). Tout ceci pour vous dire que je suis ravi des dessins dTJderzo, son style nerveux et caricatural s'allie à merveille avec la vivacité de son trait teinté d'un réalisme puissant et expressif. Quant aux dialogues de Goscinny, il me faudrait, pour vous en parler, le lyrisme d'un Victor Hugo associé à la verve de San Antonio. En un mot comme en cent les dialogues de Goscinny sont DROLES, d'un humour percutant, sans violence ni amertume, bourrés de jeux de mots époustouflants (à la vanille). Un humour qui se fonde en général sur l'exploitation au second degré des vieux clichés de la culture populaire en faisant appel aux gags les plus simples comme aux références les plus recherchées, un modèle du genre, une réussite parfaite, un trait de génie, un éclair bleu dans le ciel rose d'une matinée printa-nière (N.D.R Quel lyrisme Astérix, quel lyrisme!...). Il n'est donc pas étonnant que mes aventures aient eu autant de succès, succès qui en 1986 a conduit la société Melbourne House a faire un jeu sur micro dont je suis le malheureux héros. De ce logiciel je n'en dirai rien sinon qu'il est nul, que dis-je nul, abominable, encore pire, si cela était possible, que le chant discordant de notre barde Assurancetourix. Par contre l'adaptation par Cok-tel Vision de ma dernière aventure : ASTERIX CHEZ REHAZADE est une réussite dont je suis fier. Mais je ne veux pas vous influencer, vous pourriez penser que je suis de parti-pris, aussi je vous conseille de lire la critique de ce jeu dans'l'encadré. Bon, c'est pas que je m'ennuie, mais*£ai un sanglier sur le feu comme dirait Bonnemine la femme de notre chef Abraracourcix, et puis Obélix m'attend pour préparer notre nouvelle avejtfwre. De toute façon, on se reverra dans les pages JEU, prochain album ou sur l'écran de votre CPC …

A bientôt, signé ASTERIX

RENE GOSCINNY (1926-1978)

VIE ET PRINCIPALES CREATIONS DE CE DESSINATEUR ET SCENARISTE.
UNE PETITE BIOGRAPHIE EN FORME D'HOMMAGE HUMBLE ET ADMINRATIF :

Né à Paris en 1926, René Goscinny suit ses parents en Argentine où il passe son enfance et son adolescence. De 1946 à 1948, il tente sans succès de s'imposer comme dessinateur en Argentine puis aux Etats-Unis, où il collabore avec l'équipe du célèbre magazine américain MAD. Durant les années 50, il abandonne peu à peu ses activités de dessinateur et se lance dans une carrière de scénariste en France et en Belgique. Pendant cette période, il collabore avec une dizaine de dessinateurs dont les plus célèbres sont Franquin, Sempé, Uderzo et Morris pour lequel il écrit à partir de 1955 les aventures de LUCKY LUKE. En 1959, il supervise la création de PILOTE, le premier magazine français de B.D qui ne s'adresse pas seulement aux enfants. C'est à l'occasion du numéro de Pilote qu'il crée avec René Uderzo le personnage d'ASTERIX. Le succès d'Astérix est tel qu'en 1967 il reçoit des mains d'André Malraux le titre de chevalier des Arts et des Lettres. Jusqu'en 1974, Goscinny va cumuler les activités de scénariste et celle de rédacteur en chef de Pilote, dont il va faire le creuset de la nouvelle bande dessinée d'expression française. Véritable découvreur de nouveaux talents, il va aider de nombreux jeunes auteurs à publier leurs premières planches (Gotlieb, Brétecher, Cabu et bien d'autres). En même temps, il écrit pour TABARY les histoires dTZNOGOUD. Goscinny est aussi à l'origine de plusieurs dessins animés (Astérix le gaulois, Astérix et Cléopâtre. les douze travaux d'Astérix, Lucky Luke). Il est également l'auteur d'un scénario de film (Le Viager), d'émissions de télé et de radio, ainsi que de nombreux textes humoristiques, articles, nouvelles etc.

A sa mort il laisse derrière lui une centaine d'albums dont 47 LUCKY LUKE, 24 ASTERIX et 14 IZNOGOUD !...

Dans un lointain pays d'Orient vivait un grand vizir, euh non c'est pas ça, un gourou dont l'idée fixe était de devenir calife, ah non je me trompe encore, c'est rajah qu'il voulait devenir le vizour, non le gourir, enfin le gourou. C'est en résumé le prétexte des nouvelles aventures d'ASTERIX, qui doit se rendre en Inde, accompagné d'Assurancetourix le barde, d'Obélix et d'Idéfix, le tout sur un tapis volant piloté par un fakir.

L'adaptation sur ordinateur de cette aventure d'ASTERIX reprend le principe désormais "classique" (depuis LES PASSAGERS DU VENT) du jeu d'aventure multi-fenêtres structuré sur le scénario de la BD. Sur un décor de fond viennent s'incruster des médaillons réprésentant les personnages que le joueur a décidé de faire intervenir, ou l'illustration des événements découlant des actions des personnages. La progression de l'action s'effectue chapitre par chapitre. Pour passer d'un chapitre au suivant, il faut surmonter les difficultés d'un petit jeu d'arcades (style Pac-Man).

La réalisation technique de ce logiciel est sans défaut, les graphismes, les couleurs et animations sonores forment un tout réellement attrayant. Le seul inconvénient (que l'on retrouve dans tous les logiciels du même type), est le peu de liberté laissée au joueur. Alors que l'informatique devrait lui permettre d'explorer une multitude d'aventures différentes (même si elles sont dirigées vers un but identique), les auteurs l'utilisent pour emprisonner le joueur dans l'unique suite d'actions qui lui permettra d'aboutir.

Dommage.

Joystix.

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TITLES    YEAR    
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Dossier Bd Acpc - P02 - Iznogoud
Dossier Bd Acpc - P08 - Captain America
Dossier Bd Acpc - P03 - Lucky Luke
Dossier Bd Acpc - P11 - Turlogh le Rodeur
Dossier Bd Acpc - P04 - Gaston
Dossier Bd (Amstrad Cent Pour Cent)
Dossier Bd Acpc - P06 - Blueberry
Dossier Bd Acpc - P05 - les Passagers du Vent
Dossier Bd Acpc - P09 - Redhawk - Dandare
Dossier Bd Acpc - P07 - la Marque Jaune

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L'Amstrad CPC est une machine 8 bits à base d'un Z80 à 4MHz. Le premier de la gamme fut le CPC 464 en 1984, équipé d'un lecteur de cassettes intégré il se plaçait en concurrent  du Commodore C64 beaucoup plus compliqué à utiliser et plus cher. Ce fut un réel succès et sorti cette même années le CPC 664 équipé d'un lecteur de disquettes trois pouces intégré. Sa vie fut de courte durée puisqu'en 1985 il fut remplacé par le CPC 6128 qui était plus compact, plus soigné et surtout qui avait 128Ko de RAM au lieu de 64Ko.